Responsabilisation individuelle

 

 

 

 

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

 

Questions & Réponses écrites

 

Bulletin n° 121 du 15/5/2006

 

 

Question n° 314 de M. Jo Vandeurzen du 10 mai 2005 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Loi sur la responsabilisation des médecins — Inspections de l’INAMI

 

Il y a quelque temps, des dispositions légales visant à la responsabilisation des médecins ont été adoptées.  L’inspection de l’INAMI a un rôle important à jouer dans ce contexte.

1. Combien de dossiers relatifs à l’application de cette nouvelle législation ont-ils déjà été soumis ?

2. Comment les objectifs de la loi ont-ils réalisés dans la pratique, notamment en ce qui concerne l’application correcte de la nomenclature par les médecins ?

3. Il y a quelque temps, l’Agence Intermutualiste a publié une étude dont il ressort clairement que, dans certains hôpitaux, le nombre d’examens prescrits pour certaines interventions est nettement plus élevé qu’ailleurs. Pouvez-vous indiquer concrètement à quelles enquêtes cette étude a donné lieu et quels en sont les résultats ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 10 mai 2006 :

 

Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 24 décembre 2002, le Comité a eu les activités suivantes.

1. Depuis le 15 février 2003, date d’entrée en vigueur de la loi du 24 décembre 2002, les mesures d’interdiction de remboursement des prestations ou l’interdiction de pratiquer le tiers-payant sont supprimées et remplacées par des amendes administratives infligées avec ou sans sursis par le Comité.

Les dispensateurs condamnés doivent également rembourser la valeur des prestations indues sauf pour ce qui concerne les infractions administratives. La réparation du préjudice subi par l’assurance par la faute du dispensateur qui porte en compte des prestations superflues ou inutilement onéreuses doit être réclamée devant les tribunaux de l’ordre judiciaire.  La procédure de sanction par le Comité se déroule en deux phases. Dans un premier temps, le dispensateur poursuivi par le Service est invité à fournir des justifications écrites à l’usage du Comité. Si ces justifications ne convainquent pas le Comité, celui-ci désigne en son sein deux auditeurs chargés d’entendre le dispensateur, s’il le souhaite.

Ensuite, lors de la seconde phase, les auditeurs font rapport au Comité du contenu de l’audition. Le Comité décide alors soit de classer l’affaire, soit de considérer que les griefs formulés à charge du dispensateur sont établis. Dans ce cas, le dispensateur est tenu d’en rembourser la valeur. Le Comité peut en outre prononcer une amende administrative déterminée en fonction de la nature et de la gravité des faits.  Cette amende peut être assortie d’un sursis allant de 1 à 3 ans.

Depuis le 29 août 2003, date à partir de laquelle la procédure susvisée a pu fonctionner en pratique et jusqu’au 27 mai 2005, le Comité a examiné en première phase 248 dossiers et 202 auditions ont été réalisées.

2. En seconde phase, 191 dispensateurs ont fait l’objet des mesures suivantes :

 

Médecins: 47 décisions — montants des amendes 53 319,56 euros — montants à rembourser : 5 635 414,87 euros;

 

Pharmaciens: 5 décisions — montants des amendes 202 231,23 euros — montants à rembourser: 53 068,13 euros;

 

Dentistes: 15 décisions — montants des amendes: 150 061,84 euros — montants à rembourser: 151 969,58 euros;

 

Kinésithérapeutes: 15 décisions — montants des amendes: 38 051,34 euros — montants à rembourser: 323 973,17 euros;

 

Logopèdes: 3 décisions — montants des amendes: 4 794,36 euros — montants à rembourser: 8 450,70 euros;

 

Infirmières: 101 décisions — montants des amendes: 529 220,00 euros — montants à rembourser: 1 080 374,40 euros;

 

Orthopédistes-bandagistes: 1 décision — montant des amendes: 123,19 euros — montant à rembourser: 615,97 euros;

 

Hôpitaux : 1 décision — montant à rembourser: 170 043,13 euros (maxi-forfaits);

 

Maisons de repos et de soins: 3 décisions — montants des amendes: 24 913,67 euros — montants à rembourser: 68 943,73 euros.

 

Il y a lieu de noter qu’un nombre important d’amendes sont prononcées avec sursis.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Questions & Réponses écrites

 

Bulletin n° 27 du 5/4/2004

 

 

 

Question n° 100 de Mme Maggie De Block du 13 janvier 2004 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Responsabilisation individuelle des prestataires de soins - Formulation de recommandations et mise au point d’indicateurs pour les outliers

 

En ce qui concerne la responsabilisation individuelle des prestataires de soins, il me revient qu’aucune recommandation n’a à ce jour été formulée en ce qui concerne les indicateurs pour les outliers. Le Conseil national de la promotion de la qualité semble préférer se consacrer dans un premier temps à ses missions d’éducation et de promotion de la qualité.

1.  Quand le conseil s’attellera-t-il à ce travail de formulation de recommandations et de développement d’indicateurs pour les outliers ?

2.  Un échéancier a-t-il été établi dans ce cadre ?

3.  Des priorités ont-elles déjà été fixées ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 29 mars 2004, à la question n° 100 de Mme Maggie De Block du 13 janvier 2004 (N.) :

 

En réponse aux questions de l’honorable membre, je peux vous dire ce qui suit.

La loi-programme du 24 décembre 2002 prévoit un volet responsabilité individuelle des dispensateurs de soins.

Pour toutes les prestations, prescriptions et thérapies médicamenteuses, elle stipule que le Conseil national de la promotion de la qualité (CNPQ) formule des recommandations et définit des indicateurs qui permettent d’identifier et de suivre les outliers extrêmes.

Jusqu’à présent, le CNPQ a choisi de consacrer toute son énergie à sa mission d’éducation à la santé et de promotion de la qualité. Le CNPQ consacre son énergie prioritairement au volet information et promotion de la qualité au moyen de campagnes de feed-back vers les médecins généralistes et les médecins spécialistes à propos des antibiotiques en médecine ambulatoire, de l’usage des antihypertenseurs dans le cas d’hypertension essentielle non compliquée et des examens préopératoires. Pour ce faire, le conseil s’est basé sur les directives et les recommandations formulées par le Belgian Antibiotic Policy Committee (BAPCOC), sur les rapports du jury des conférences de consensus et sur les conclusions scientifiques des experts des diverses plate-formes de qualité du CNPQ, développées en collaboration avec et au sein du Centre fédéral d’expertise.

La mission relative au développement d’indicateurs pour les outliers importants sera entreprise dès que possible.

Par ailleurs, le Service de contrôle et d’évaluation médicale peut soumettre un dossier scientifique mentionnant les indicateurs de déviance manifeste au Conseil national de la promotion de la qualité et demander son avis.

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « SANTE PUBLIQUE » – 18/2/2004

 

 

12 Question de Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « l’accès à la bibliothèque virtuelle du CEBAM » (n° 1542)

 

12.01  Maggie De Block (VLD): Les médecins ont peu de temps pour chercher des informations sur Internet. A présent que la responsabilisation individuelle a été instaurée, les médecins doivent vérifier, pour chaque maladie, quels indicateurs doivent être utilisés. Actuellement, les médecins ne reçoivent plus de directives que pour deux indications.

Pour 100 euros, les médecins peuvent avoir accès à la bibliothèque virtuelle du CEBAM. Les informations qu’on y trouve sont basées sur des revues médicales. Le site est tenu à jour et continue à se développer. Le gouvernement pourrait-il offrir aux médecins un abonnement à cette bibliothèque virtuelle en guise d’incitant à un comportement prescripteur responsable ?

12.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

L’autorité fédérale collabore avec le CEBAM dans le cadre de projets de recherche. La recherche et le développement font l’objet d’un accord de collaboration visant à promouvoir l’evidence based medicine en Belgique. Il tend en outre à une validation externe, à un soutien méthodologique des directives cliniques nationales et à

l’expérimentation d’une small virtual medical library pour tous les prestataires de soins. Cet accord s’étend du 1er octobre 2003 au 30 septembre 2004 et représente une dépense de 196.000 euros pour les pouvoirs publics. L’INAMI et le CEBAM ont également conclu un accord pour la période 2002-2004 en ce qui concerne l’accès électronique à la database of systematic reviews and clinical evidence.

Certains prestataires de soins disposent déjà d’un accès gratuit à la bibliothèque virtuelle du CEBAM.  Ce privilège a été accordé à un premier groupe de 481 collaborateurs dans le cadre du contrat INAMI.  Les collaborateurs du CEBAM et les médecins qui ont suivi une formation au CEBAM disposent également d’un accès gratuit à la bibliothèque virtuelle. Le nombre total d’accès se chiffre à 1.183.  Environ 300 personnes ont acquitté elles-mêmes le prix d’accès de 100 euros. Le CEBAM parvient à maintenir ce prix démocratique grâce à la conclusion de licences « pays ».

12.03  Maggie De Block (VLD): Le prix de 50 euros ne me paraît pas excessif. Vous n’avez pas dit si les pouvoirs publics envisagent de permettre l’accès à la bibliothèque à tous les médecins. En 1969, il a été fait en sorte que les médecins soient aidés pour le remplacement de leurs logiciels. Cette bibliothèque renferme toutefois un trésor d’informations et mérite d’être connue des médecins.

12.04  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): Il est important que les médecins disposent de réseaux virtuels et de données crédibles. Votre proposition a belle allure mais je dois en examiner les implications budgétaires.

L’incident est clos.

 

13 Question de Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « la responsabilisation » (n° 1543)

 

13.01  Maggie De Block (VLD): Le principal objectif de la responsabilisation était la lutte contre la surconsommation médicale et la prise de sanctions à l’égard du prestataire de soins individuel comme des prestataires de soins en milieu hospitalier lorsque le coût d’une intervention standard dépassait les limites. Le Conseil national de la promotion de la qualité devait définir les critères des sanctions. En réponse à une question écrite, le ministre a indiqué que ces critères n’ont pas encore été définis mais qu’ils le seront bientôt.  Le ministre a annoncé dans la presse qu’il allait réprimer les abus dans la sécurité sociale et qu’ils sera tout particulièrement attentif au recours approprié aux moyens. Dans le courant du mois, le ministre devrait soumettre à a Chambre un rapport sur les mesures de responsabilisation. Quand le fera-t-il ? Dans quels secteurs faut-il un mécanisme de sanctions ? Il semble que le budget dérape à nouveau et que des mesures drastiques soient nécessaires pour freiner les dépenses. Le Conseil national de la promotion de la qualité a-t-il entre temps déjà arrêté des indicateurs ?

13.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

Je déposerai encore le rapport avant la fin du trimestre. A ce moment-là, nous pourrons examiner les données. Le rapport traitera des mesures que prennent les autorités pour promouvoir la pratiques médicale sur la base d’une evidence based medecine.

La répression de la surconsommation en fait partie.  Je souhaiterais qu’un débat global soit organisé sur la base des documents que je prépare.

13.03  Maggie De Block (VLD): Je pense que la commission ou les commissions réunies devraient consacrer quelques heures de leurs travaux à ce débat. Je souhaiterais demander au ministre de nous fournir les documents afin que nous puissions en débattre la semaine prochaine. La Belgique est le seul pays où un patient à qui l’on signifie qu’il n’a pas besoin d’un examen précis peut aller consulter ailleurs pour obtenir que cet examen soit pratiqué. Il est vrai que je suis favorable au libre choix du patient mais celui-ci doit être conscient du coût pour la société.

13.04  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

Nous organiserons ce débat. Je ne suis pas partisan d’une responsabilisation générale des différents acteurs. Nous ne devons pas exagérer car les limites existent : la question est uniquement de savoir si les freins en matière de dépenses sont efficaces ou non. Les expériences accumulées à l’étranger pourraient peut-être nous servir. J’attends à présent les chiffres et les rapports qui nous aideront à obtenir une ébauche de la situation. Il nous faudra donc encore faire montre de patience.

L’incident est clos.

Chambre des Représentants

 

Bulletin n° 13 des Questions & Réponses écrites

 

22-12-2003

 

 

Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

 

 

 

Question n° 22 de Mme Maggie De Block du 30 septembre 2003 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Responsabilisation individuelle du dispensateur de Soins - Prestations de santé onéreuses – Recommandations de bonne pratique médicale

 

 

Un des chapitres de la loi-programme du 24 décembre 2002 prévoit la responsabilisation individuelle du dispensateur de soins. L’idée de base est de prévenir et le cas échéant de sanctionner la prescription ou l’exécution de prestations médicales superflues ou inutilement onéreuses. Le caractère inutilement onéreux ou superflu des prestations s’évalue sur la base d’un ou de plusieurs indicateurs de déviation manifeste par rapport à des recommandations de bonne pratique médicale. Ces recommandations de bonne pratique médicale ainsi que les indicateurs sont définis de sa propre initiative par le Conseil national de la promotion de la qualité. En ce qui concerne les médicaments, cette tâche incombe à la Commission de remboursement des médicaments.

 

1. Combien de recommandations de bonne pratique médicale le Conseil national de la promotion de la qualité et la Commission de remboursement des médicaments

ont-ils déjà formulées ?

2. Combien d’indicateurs les mêmes organes ont-ils déjà définis ?

3. Combien de temps faut-il aux commissions pour formuler des recommandations de bonne pratique médicale et pour déterminer des indicateurs ?

4.

a) Des dossiers concrets de prestations inutilement onéreuses ou superflues ont-ils déjà été introduits et/ou examinés?

b) Dans l’affirmative, combien ?

c) Dans la négative, quand pense-t-on être en mesure

de détecter et de sanctionner des infractions ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 19 décembre 2003, à la question n° 22 de Mme Maggie De Block du 30 septembre 2003 (N.) :

 

En réponse à la question posée par l’honorable membre, je crois devoir répondre ce qui suit.

1.      Introduction

La loi-programme du 24 décembre 2002 prévoit dans un volet la responsabilité individuelle des dispensateurs de soins.

 

En rapport avec toutes les prestations, prescriptions et thérapies médicamenteuses, ce document stipule que le Conseil national de promotion de la qualité (CNPQ) formule des recommandations et définit des indicateurs qui doivent rendre possible la désignation et l’accompagnement d’outliers extrêmes.

 

Les recommandations relatives aux pharmacothérapies réglementées au chapitre IV de l’arrêté royal du 21 décembre 2001 et qui font l’objet d’un contrôle a posteriori sont formulées par la Commission de remboursement des médicaments (CRM). Les indicateurs concernés sont déterminés par le Comité d’évaluation de la pratique médicale en matière de médicaments (CEM).

 

Aucune recommandation sur la détermination des indicateurs « outliers extrêmes » n’a jusqu’à présent été formulée par un de ces deux organes.

 

Conformément à l’article 73, § 3, de la loi SSI du 14 juillet 1994, le Roi détermine la manière dont les recommandations et les indicateurs éventuels sont publiés.

 

2. CRM-CEM en rapport avec les médicaments chapitre IV contrôle a posteriori

 

Deux fois par an, une conférence de consensus est organisée par l’INAMI, sous les auspices du CEM, au sujet d’une pharmacothérapie déterminée. Les conclusions

du rapport du jury qui comprend les réponses à certaines questions pertinentes formulées au préalable sont utilisées comme recommandations. Une version

courte de ce document est envoyée à chaque médecin et pharmacien. La version longue peut être consultée sur le site internet de l’INAMI. Le rapport du jury sur

l’usage d’hypocholestérolémiants a servi de base au CRM pour la révision du remboursement de la classe des statines. Le rapport du jury de la dernière conférence de consensus contient les recommandations concernant l’usage d’héparines de bas poids moléculaires dans la pratique ambulatoire.

 

Le CEM étudiait déjà une méthodologie rendant possible une analyse du comportement de prescription et la formulation à ce sujet d’indicateurs stables dans le temps. Des recommandations officielles devront être formulées par le CRM pour la poursuite des travaux.

 

3. CNPQ

Outre la responsabilisation individuelle qui comprend une phase d’accompagnement et, uniquement dans le cas d’acharnement, de sanction, il existe un volet information et promotion individuelle de la qualité au moyen de campagnes de feed-back sur

certains thèmes à l’attention des médecins généralistes et spécialistes. Le CNPQ a préféré dans un premier temps concentrer toute son énergie à cette tâche éducative

et promotrice de la qualité. La mission relative à la désignation officielle de recommandations et le développement d’indicateurs pour grands outliers n’a pas

encore été entreprise.

 

Sous ses auspices, tous les médecins généralistes ont reçu en mai 2003 un paquet concernant l’usage d’antibiotiques en ambulatoire. Ce paquet individuel établit un lien entre les communications scientifiques formulées par le Belgian Antibiotica Policy Committee (BAPCOC) et la situation des médecins généralistes individuels par rapport à tous les autres collègues en Belgique sur la base de données standardisées. Les GLEM (groupes locaux d’évaluation médicale) ont été invités à organiser une session peer review à ce sujet avec l’aide d’un formateur disposant d’une formation scientifique.

 

Un feed-back analogue sur les antibiotiques est en préparation et sera prochainement envoyé aux pneumologues, urologues, pédiatres et ORL.

 

Un feed-back concernant l’usage d’antihypertenseurs est déjà testé dans un certain nombre de GLEM de médecins généralistes. Le CNPQ souhaite toutefois envoyer pour commencer un paquet adapté à quelques groupes de spécialistes.

 

4. Service d’évaluation et de contrôle médicaux

Certaines dispositions de la coordonnée prévoient l’hypothèse où le Conseil national de la promotion de la qualité ne définit ni recommandations de bonne pratique médicale ni indicateurs de déviation manifeste.

 

L’article 73, § 3, alinéa 2, stipule en effet que le Service d’évaluation et de contrôle médicaux peut introduire auprès du Conseil national de la promotion de la qualité et du Comité d’évaluation des pratiques médicales en matière de médicaments un dossier scientifique dans lequel sont présentés des indicateurs de déviation manifeste.

 

Le conseil et le comité précités disposent de 6 mois pour se prononcer quant à la validité de ces indicateurs.

Passé ce délai, les indicateurs sont censés approuvés mais à l’expiration d’une période d’un an, le service doit les soumettre de nouveau à ces deux instances. Ils sont alors approuvés sauf s’ils sont rejetés par une majorité qualifiée de 3/4 des membres appartenant aux groupes représentant les universités, les associations scientifiques médicales, les médecins généralistes agréés et les médecins spécialistes.

 

En outre, la loi a aussi prévu qu’en l’absence d’indicateurs de déviation manifeste, la mise en évidence de phénomènes de surconsommation ou de prescription abusive se fait par comparaison avec la pratique de dispensateurs normalement prudents et

diligents placés dans des circonstances similaires.

 

Sur ces bases, deux dossiers de prestations superflues ou inutilement onéreuses sont en chantier. Le premier concerne la résection prostatique transurétèrale.

Ce dossier fera, avant la fin de l’année, l’objet d’un rapport d’information au Comité du Service d’évaluation et de contrôle médicaux et au Comité de l’assurance du Service des soins de santé. Il sera également communiqué au Conseil national de promotion de la qualité et pourrait ainsi servir de document de travail pour l’élaboration par ce conseil de recommandations et d’indicateurs dans cette matière.

 

Mais l’action du service ne se limitera pas au dépôt de ce dossier. Les données collectées pour réaliser cette étude mettent en évidence des pratiques apparemment

discordantes.

 

 

Le service établira les constats nécessaires et poursuivra, s’il échet, les manquements, sur la base de l’article 73, § 4, c’est-à-dire sur la base du critère du bon père de famille.

 

Par ailleurs, avant 2004, avec le concours du Centre fédéral d’expertise, le Service d’évaluation et de contrôle médicaux développera un dossier pour le  Conseil national de la promotion de la qualité contenant des guidelines pour la bonne pratique médicale de prescription des hypolipémiants.

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Questions & Réponses écrites

Bulletin n° 4

 

10/10/2003

 

 

Question n° 10 de Mme Yolande Avontroodt du 24 juillet 2003 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Accessibilité des directives médicales – "Evidence based Medecine"

 

Au cours de la législature précédente, j’ai déposé une résolution visant à développer divers projets concernant les directives médicales. Bien que la résolution en question n’ait jamais été adoptée, tout le monde s’accorde à reconnaître qu’à l’avenir, les pratiques médicales devront de plus en plus s’inspirer de la «evidence based medecine». Dans notre pays, le Centre belge d’evidence-based medecine (CEBAM) s’efforce de rendre ces directives plus accessibles par le biais d’une bibliothèque médicale virtuelle qui doit permettre aux médecins d’aisément retrouver des informations d’ordre médical et paramédical.

1.  En quoi consiste la coopération entre les pouvoirs publics (INAMI-Santé publique) et le CEBAM?

2.  Cette coopération a-t-elle déjà produit des résultats ?

3.  De quelle façon envisagez-vous la poursuite de la coopération dans le cadre du centre de connaissance précité ?

 

Réponse du 3 octobre 2003 :

1.  La collaboration entre le pouvoir public et le CEBAM

Les pouvoirs publics, qui visent à promouvoir l’efficacité des soins de santé, essaient de faciliter l’accès aux sources d’informations qualitatives et objectives relatives à l’evidence based medecine (EBM) pour que les médecins et les autres professionnels de la santé les consultent de manière systématique et, le cas échéant, développent des directives pour la pratique clinique.

A fin de promouvoir l’EBM, le 24 octobre 2001, un contrat de collaboration relatif à la recherche et au développement a été signé par les ministres qui ont les Affaires sociales et la Santé publique dans leurs compétences d’une part, et d’autre part par les universités de Louvain, de Liège et de Gand, pour mettre en place un Centre belge d’evidence based medecine appelé CEBAM. Le montant annuel du contrat est environ de 200 000 euros.

Les objectifs spécifiques du CEBAM, sont les suivants :

·        ·             former les utilisateurs à la recherche d’information;

·        ·             réaliser des revues systématiques en matière d’EBM;

·        ·             valider les revues systématiques et les directives;

·        ·             la coordination des contacts belges avec la «Cochrane Collaboration»;

·        ·             le test et l’installation d’une virtual medical library.

Ce dernier objectif, auquel vous vous référez explicitement dans votre question, est réalisé avec le soutien de l’INAMI.

Pour la phase d’essai 2002-2003, l’INAMI a libéré un montant de 25 000 euros supplémentaires pour payer 1 000 licences pendant un an.  Un groupe de pilotage composé de fonctionnaires, de représentants des groupes professionnels et des institutions d’assurance et de scientifiques a été mis sur pied au sein de la commission de l’accréditation de l’INAMI pour superviser ce projet.

2.  Les résultats de la collaboration

Les médecins qui ont actuellement accès à cette bibliothèque ont été sélectionnés en fonction de leur intérêt pour l’EBM et de leur rôle dans notre système de soins de santé. Il s’agit en particulier de médecins formateurs dans les GLEMS ou des médecins membres des collèges de médecins.

A la demande générale des premiers utilisateurs, les pouvoirs publics ont proposé de prolonger et d’élargir la convention avec l’INAMI et de passer à «la deuxième phase». Une note sera prochainement présentée au Comité de l’Assurance de l’INAMI en ce sens.

La deuxième phase du projet couvrirait six mois; le coût est de 125 000 euros. Le financement est inscrit dans le budget partiel de 2003 prévu pour le développement de campagnes de feed-back orientées vers les médecins et visant à améliorer la qualité.  Le groupe de pilotage souhaite prendre des mesures appropriées pour soutenir les médecins participants de manière plus active et pour promouvoir le projet EBM par tous les moyens possibles en vue d’une utilisation active maximale.

Outre les licences, l’argent sera utilisé pour :

·        augmenter la capacité de l’accès au serveur web (pour éviter de longues durées d’attente en cas d’utilisation croissante);

·        élaborer un service de qualité pour les utilisateurs certifiés et payants, y compris le traitement administratif rapide des enregistrements, le traitement de plaintes et le support en cas de problèmes concernant la connexion Internet et des questions de recherche (Help Desk);

·        élaborer un site portail convivial;

·        élargir l’offre de la bibliothèque vers les professions paramédicales;

·        élaborer des propositions de projet pour des programmes de recherche afin de développer un environnement convivial et multilingue pour la bibliothèque;

·        promouvoir l’utilisation de la Bibliothèque virtuelle des soins de santé.

Tout ceci nécessite d’élargir la plate-forme; des collaborations plus étroites avec les bibliothèques universitaires et les directions des hôpitaux sont en préparation.

La troisième phase débutera en 2004. A ce moment là on vérifiera si la demande est suffisante pour augmenter le nombre d’utilisateurs de la base et, si oui, on déterminera la contribution individuelle, le support via certaines institutions et le rôle du pouvoir public.  En ce qui concerne les activités plus spécifiques du CEBAM, des rapports annuels qui décrivent en détail les formations, les conférences, les activités dans le cadre de Cochrane, les publications et la validation des directives de pratique sont disponibles. Je chargerai mon administration de vous transmettre une copie de ces rapports.

3.  Collaboration avec le Centre d’expertise La mission du Centre d’expertise, selon la loi programme du 24 décembre 2002, n’est pas l’implémentation de l’EBM en soi. Ses tâches sont plus larges et axées sur le support décisionnel direct: analyses en matière d’économie de la santé, health technology assessment, nouveaux systèmes de financement, la promotion de l’accessibilité, l’évaluation des effets sociaux, etc. Sur le plan international, le Centre d’expertise sera incorporé dans des structures comme INAHTA et l’OMS etc.

Dans ce sens, les tâches du CEBAM et du Centre d’expertise sont complémentaires. Le Centre d’expertise n’organisera par exemple pas de formations (académiques) concernant des aptitudes evidence-based ou des reviews systématiques car c’est clairement une tâche du CEBAM et des universités dans le cadre de cycles comme la formation scientifique des médecins et de formations en evidence-based health care. On peut toutefois s’attendre à ce que des experts du Centre d’expertise soient ou seront formés dans des méthodologies Evidence-based et dans l’utilisation de la Bibliothèque Virtuelle, et qu’il y aura une collaboration entre le CEBAM et plusieurs organisations dans le cadre du réseau d’expertise pour input scientifique et pour validation externe. Dans cette optique, la Bibliothèque Virtuelle Médicale pourrait constituer un instrument utile pour toutes les personnes concernées.

Finalement, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le Conseil National pour la Promotion de la Qualité de l’INAMI et les collèges de médecins jouent un rôle important dans la détermination des exigences qualitatives ou quantitatives de la pratique médicale et dans la gestion du système d’évaluation des médecins et la prise d’initiatives pour le développement permanent de la qualités par la détermination des sujets et la proposition des recommandations.

 

 Chambre des représentants

 

Commission des Affaires sociales – 7/10/2003

 

 

02 Interpellations et question jointes de

M. Jo Vandeurzen au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur

 

"la responsabilisation individuelle des dispensateurs de soins et des hôpitaux" (n° 17)

 

M. Koen Bultinck au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur

 

"la responsabilisation des acteurs dans l'assurance-maladie" (n° 25)

 

Mme Yolande Avontroodt au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur

 

"les différences communautaires concernant les dépenses de soins de santé" (n° 115)

 

02.01  Koen Bultinck (VLAAMS BLOK): Les chiffres les plus récents de l’INAMI afférents aux dépenses en matière d’imagerie médicale datent de  2001 et traduisent toujours des différences importantes entre les Communautés. Le précédent ministre des Affaires sociales, Monsieur Vandenbroucke, avait pourtant annoncé une série de mesures concrètes, notamment dans le domaine de l’imagerie médicale. Ces mesures ont-elles déjà été mises en oeuvre ?

 

Quel est l’avenir du groupe de travail Jadot ? Continuera-t-il à étudier l’application uniforme de l’assurance maladie dans l’ensemble du pays ou va-t-il être subrepticement supprimé ?

 

02.02  Yolande Avontroodt (VLD): Les chiffres récents de l’INAMI révèlent toujours de grandes disparités dans les coûts des soins de santé entre la partie néerlandophone et francophone du pays, principalement dans le domaine de la biologie clinique et de l’imagerie médicale.

 

Ces différences communautaires seront-elles analysées ? Le ministre Demotte prendra-t-il les mesures qui s’imposent pour supprimer ces distorsions ? Sera-t-il recouru au Centre d’expertise?

 

02.03  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): Les chiffres de l'INAMI auxquels vous faites allusion se rapportent exclusivement aux prestations de biologie clinique et d'imagerie médicale prescrites par des généralistes – et donc pas par des spécialistes – à des patients ambulatoires. Il ne s'agit dès lors pas de médecins travaillant en milieu hospitalier. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l’importance de la pratique médicale ni des caractéristiques socio-économiques du patient. Par ailleurs, les données sont enregistrées en fonction de l'adresse du médecin et non du domicile de l'ayant droit. Il est dès lors difficile d'en distiller des conclusions approfondies quant à des différences communautaires, fondées ou non.

 

 

Le groupe de travail Jadot, créé dans le giron de l'INAMI en vue d'étudier l'application uniforme de la législation dans toute la Belgique, a réalisé une analyse approfondie de données détaillées issues des organismes assureurs. Ces travaux ont été consignés dans quatre rapports qui furent présentés au Parlement. Il en ressort clairement que l'influence de divers facteurs de risque socio-sanitaires est réelle. Le groupe de travail a également constaté que certaines différences intrarégionales entre des arrondissements étaient plus prononcées que les différences interrégionales.

 

Le gouvernement précédent n'a nullement déplacé le débat vers la responsabilisation individuelle des prestataires de soins et des hôpitaux. Le ministre Vandenbroucke estimait lui aussi que la constatation de différences régionales n'a de sens que si l'on met en évidence les causes sous-jacentes, ce qui requiert des données fiables et complètes et une méthode d'analyse imparable.

 

Donc, notre premier devoir était de procéder à une exploitation adéquate et opérationnelle des résultats afin d’établir la nature des disparités, de les expliquer et de supprimer celles qui ne se justifiaient pas. C’est la raison pour laquelle les activités du groupe de travail Jadot ont été suspendues temporairement.

 

Le deuxième message majeur était la variabilité qui a été constatée. Si cette problématique est si complexe, c’est en raison de l’écart qui sépare l’évidence scientifique et la pratique quotidienne, écart que nous entendons réduire au maximum. Sous le gouvernement précédent avait été lancée en la matière une politique active que recouvrait la notion coupole de “responsabilisation des prestataires de soins”. Cette politique impliquait entre autres l’instauration de la responsabilisation individuelle des prestataires de soins.

 

Dans le même temps, le Conseil national pour la promotion de la qualité et la Commission de remboursement des médicaments ont rédigé des recommandations de bonne pratique médicale. En outre, la loi du 22 août 2002 a introduit des montants de référence pour les hospitalisations destinées à soigner des affections courantes. En cas de dépassement, l’hôpital concerné est tenu de rembourser. Parallèlement, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé a été créé et l’Agence intermutualiste a été sollicitée. En outre, des initiatives législatives ont été prises, telles que la redéfinition du rôle de la structure multipartite. Et l’INAMI a entrepris nombre d’actions parmi lesquelles l’accélération et l’exploitation de la banque de données, rendues anonymes, relative aux séjours hospitaliers. Tous ces efforts ont abouti à la création de la banque de données RCM-RFM qui est aujourd’hui pleinement opérationnelle.

 

Mon administration a procédé à une simulation sur la base des données RCM-RFM de 1997 et 2000. Le tableau qui en résulte indique des dépassements par rapport aux montants de référence dans les trois Régions. Par ailleurs, les différences entre les Régions s’amenuisent. Le Centre fédéral d’expertise est chargé de l’évaluation des montants de référence.

 

Les mesures ont pour but de mettre fin à la variabilité inexplicable entre les pratiques individuelles, indépendamment de leur situation géographique. Etant donné qu'il s’agit d’un processus de longue durée, il est prématuré, à ce stade, de commander une nouvelle étude sur l’application uniforme de la loi. Le gouvernement entend maîtriser les dépenses. La suppression des disparités injustifiées et la lutte contre les abus constitue d’ailleurs l’une de mes dix priorités. Je poursuivrai invariablement la politique menée en matière de responsabilisation individuelle et je continuerai à veiller à ce que les abus manifestes soient sanctionnés, dans le respect de la liberté thérapeutique du médecin. Dans l’immédiat, je souhaite m’attacher à poursuivre l’opérationnalisation du Centre d’expertise. J’examinerai dans ce cadre le caractère prioritaire éventuel de la suggestion de Madame De Block relative à l’imagerie médicale. Font également partie de mes priorités la mise en œuvre opérationnelle de la structure multipartite de concertation et l’introduction de «Pharmanet-piste unique».

Cette base de données sera entièrement opérationnelle à partir du 1er janvier, une fois qu’auront été obtenus l’avis favorable de la commission de la Protection de la vie privée et l’avis du Conseil d’Etat. J’ai également pris un certain nombre d’initiatives concrètes pour permettre la mise à disposition de nouvelles informations. M. Jadot communiquera les derniers résultats de l’étude DULBEA-KUL relative à la responsabilité financière des organismes d’assurance, ventilés par région et confrontés au modèle explicatif. Mon administration fournira un relevé exhaustif de toutes les mesures prises depuis 2000 afin de répertorier, d’expliquer et de corriger les différences de pratique. J’ai également demandé dans quel délai les effets des mesures prises peuvent être évalués par région. Enfin, j’estime avoir pour mission fondamentale de lutter contre l’affectation injustifiée des deniers publics. J’entends faire preuve de fermeté en la matière, sans préjugés et en mettant toutes les parties prenantes sur un pied d’égalité.

 

02.04  Koen Bultinck (VLAAMS BLOK): La réponse du ministre est décevante. Dans le dossier de l'imagerie médicale, on a chaque fois recours à la technique du saucissonnage dans le but de brouiller l'image globale. Il est trop facile de vouloir expliquer l'ensemble des transferts par des facteurs socio-économiques. Il faudra attendre 2005 pour qu’un centre d'expertise puisse procéder à une première évaluation. Nous n'attendrons pas cette échéance pour poser des questions, le prédécesseur du ministre ayant pris des mesures.

 

 Il semble que le nouveau ministre doive maintenir le statu quo et éviter l’ouverture d’un débat sur la régionalisation de la sécurité sociale.

 

Nous veillerons à ce que la loi soit appliquée uniformément dans tout le pays.

 

02.05  Jo Vandeurzen (CD&V): Des instruments ont été créés pour responsabiliser les intéressés ; reste à savoir s'ils seront mis en œuvre et s'ils permettront de gommer les différences communautaires.

 

Le ministre ne peut se retrancher derrière les commissions.

 

02.06  Yolande Avontroodt (VLD): Une nouvelle mission a été confiée à M. Jadot. Les différences entre les provinces d'Anvers, du Hainaut et de Namur ne s'expliquent pas par des facteurs socio-économiques.

 

On constate certaines tendances qu'on ne peut expliquer par le profil des patients. Nous devons pouvoir disposer plus rapidement des données pour les années 2002 et 2003 pour vérifier si ces tendances se confirment.

 

Motions

 

En conclusion de cette discussion les motions suivantes ont été déposées.

 

Une première motion de recommandation a été déposée par MM. Koen Bultinck et Guy D’haeseleer et est libellée comme suit:

“La Chambre,

ayant entendu les interpellations de MM. Jo Vandeurzen et Koen Bultinck

et la réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique,

demande au gouvernement

- de mettre tout en œuvre pour garantir une application uniforme de la loi dans le cadre de l’assurance maladie;

- de préparer la régionalisation de la sécurité sociale.“

 

Une deuxième motion de recommandation a été déposée par M. Jo Vandeurzen et est libellée comme suit:

“La Chambre,

ayant entendu les interpellations de MM. Jo Vandeurzen et Koen Bultinck

et la réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique,

demande au gouvernement

- d’informer le parlement au sujet de la mise en œuvre des mesures tendant à responsabiliser les prestataires de soins et les hôpitaux;

- d’évaluer l’effet des mesures annoncées et de mettre cette évaluation à la disposition du parlement;

- de faire réaliser une étude au sujet de l’application uniforme de la législation (en matière d’assurance maladie) dans tout le pays et de vérifier si les efforts réalisés en termes de responsabilisation ont un effet sur ce plan.“

 

Une motion pure et simple a été déposée par Mmes Pierrette Cahay-André, Maggie De Block et Danielle Van Lombeek et MM. Eric Libert, Bruno Van Grootenbrulle et Jean-Jacques Viseur.

 

Le vote sur les motions aura lieu ultérieurement.

La discussion est close.