Première ligne, position commune des médecins généralistes francophones
au 23/9/2000
Au niveau actuel des discussions sur la structuration
de la première ligne, les médecins généralistes francophones, unanimes, veulent
continuer à travailler dans cette dynamique.
Le texte
élaboré par les médecins généralistes et la fédération Accoord en collaboration
avec le cabinet du ministre Detienne, est nous semble-t-il, une base de travail
valable et consensuelle.
Au niveau
pratique, une législation en
la matière pourrait s'inspirer de la loi sur les hôpitaux, et, entre
autres, reconnaître :
1. Un conseil médical, issu des associations (kringen) de généralistes,
élu démocratiquement et doté d'un pouvoir incontournable (avis conforme) sur un
certain nombre de domaines définis par la loi vis-à-vis
des autorités locales (commune, CPAS, MRPA, MRS .... ).
2. Les associations de généralistes qui remplissent un certain
nombre de missions et doivent disposer pour cela d'un budget.
3. Les missions et les budgets sont négociés par les organisations
professionnelles nationales (syndicats).
4. Les accords à ce sujet seraient soumis à l'approbation des
conseils médicaux.
5. Les budgets seraient gérés par des ASBL constituées des conseils
médicaux en parité avec les autres professionnels de la santé. Ces ASBL
seraient présidées par des médecins. Le président
aurait une voix prépondérante.
Notre accord de
principe sur les grandes lignes de cette structuration à trois niveaux est
conditionné par :
1. Un engagement ferme des pouvoirs publics à mettre
en place un processus visant à reconnaître officiellement les associations
locales de médecins généralistes.
2. Clairement affirmer que la poursuite de
l'élaboration de ce projet se fera avec les médecins généralistes et leurs
associations.
3. Mettre en place une dynamique de
communication sur les buts et les modalités des structures qui se
mettront en place, afin que tous les acteurs de la première ligne soient
informés et entendus. Un financement adéquat doit être dégagé.
4. Prévoir un financement pour la multidisciplinarité
de terrain (coordination au lit du malade).
5. Un financement des acteurs de terrain participant à
la coordination de deuxième niveau doit être prévu.
Nous pensons qu'il existe aujourd'hui une opportunité réelle de
renforcer la première ligne et, dans cette optique, voulons continuer à
collaborer.
Pour le GBO
Pour l'ABSYM Pour le FAG
Dr.B.Vercruysse.Président.