BELGISCHE VERENIGING
VAN ARTSENSYNDICATEN
ASSOCIATION BELGE DES SYNDICATS MEDICAUX
v.z.w. BVAS –
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de
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Mini-mémorandum ouvert en 10 points de l'ABSyM aux
partis politiques
11.06.2010
Mesdames et Messieurs les
présidents de parti,
Mesdames et Messieurs les
candidats à l'élection,
A l'avant-veille des élections fédérales, nous vous présentons, sous une
forme extrêmement concise, quelques-unes des idées centrales de l'ABSyM qui
seront transmises ultérieurement au futur formateur dans un mémorandum plus
détaillé.
1)
La norme de
croissance doit être maintenue à 4,5 %. Les soins aux patients ne représentent
pas que des dépenses. Ils sont aussi à la base d'une activité économique
importante, avec des répercussions sociales et fiscales positives.
2)
La liberté de
choix par le patient de son médecin et la liberté de choix par le médecin de
ses moyens diagnostiques et thérapeutiques restent les pierres angulaires de
notre système. Tous les partenaires doivent se rendre compte que les moyens
sont comptés et qu'il est possible de travailler plus efficacement par la
concertation et la collaboration. Les médecins prescrivent par exemple
davantage de médicaments bon marché et s'efforcent de collaborer pour une
utilisation adaptée et efficace d'une infrastructure coûteuse. Tous les
partenaires des soins de santé doivent être encouragés à rechercher une
utilisation plus sélective des moyens, y compris les hôpitaux. Les projets de
prestige ne débouchent pas automatiquement sur des soins de meilleure qualité.
3)
Oubliez les
normes génératrices de coûts et la règlementationite! L'informatisation
d'obligations administratives inutiles n'apporte aucun soulagement. Nous
demandons le développement d'une technologie de l'information raisonnée offrant
des garanties absolues en matière de protection de la vie privée (médicale).
4)
Les
communautés, les régions, les autorités fédérales et autres doivent arrêter de
requérir l'enregistrement de données semblables en double, triple voire plus
exemplaire à chaque fois sous une forme légèrement différente. Ceci vaut
naturellement et d'autant plus pour les applications IT dans le secteur
des soins médicaux.
5)
Des
prestations identiques doivent donner lieu à des honoraires identiques dans et
hors de l'hôpital, et certainement aussi les consultations. Dans le cadre des
budgets approuvés, les propositions approuvées en matière de renouveau des
soins doivent être mises en œuvre plus rapidement. Le report de la mise en
œuvre (des dizaines de millions d'euros rien que dans le secteur des honoraires
médicaux) pour des raisons politiques ou techniques quelles qu'elles soient,
n'est intéressant que pour les mutuelles. Elles ne doivent pas faire appel à
leur responsabilité financière.
6)
Le système
des montants de référence dans les hôpitaux doit être amélioré en urgence. A
l'heure actuelle, certains hôpitaux et leurs médecins travaillant correctement
sont frappés de lourdes sanctions tandis que d'autres y échappent par des
circonstances fortuites.
7)
La formation
des médecins spécialistes, y compris les médecins généralistes, est une
formation professionnelle et une matière fédérale. Après 7 ans d'études, les
universités confèrent injustement aux médecins diplômés à nouveau un statut de
"simple étudiant". La
formation de la spécialisation est une matière fédérale qui doit être gérée
paritairement par les représentants des unions professionnelles de médecins et
des universités. L'académisation imposée unilatéralement conduit à davantage de
dépenses pour moins de soins (cf. « productiegat in zorg, Nederlands-Vlaamse Accreditering Organisatie,
NVAO », septembre 2009) .
8)
L'information
financière doit être correctement interprétée. Si, au cours de ces dernières
années, les dépenses de l'INAMI pour les honoraires médicaux ont progressé
sensiblement plus rapidement que pour certains autres secteurs de soins (par
exemple les hôpitaux), c'est principalement dû à la diminution des tickets
modérateurs à payer par le patient (d'où un surplus de dépenses pour l'INAMI)
et à la suppression du régime des petits risques des indépendants.
L'augmentation réelle de la moyenne de tous les honoraires médicaux reste très
modeste.
9)
Pour trouver
des solutions aux problèmes des services de garde des médecins généralistes, il
est nécessaire de définir un cadre légal autorisant une mise en œuvre locale
flexible. Il convient de tenir compte des cercles de médecins généralistes
locaux et des éventuels hôpitaux locaux.
10)
La
concertation entre les médecins spécialistes et les médecins généralistes est
essentielle pour des soins aux patients corrects et ne peut être encouragée que
par des mesures positives. Bannissez à jamais de votre vocabulaire le terme
échelonnement. Seule une meilleure adéquation entre le nombre de médecins et
les besoins de soins dans les limites d'un numerus clausus raisonné permettra
de remédier à la concurrence inappropriée et non souhaitée entre les médecins
généralistes et certaines spécialités.
Dr Marc MOENS,
Président de
l'ABSyM