Le 22.09.2011 

 

 

Cher Président et membres du Conseil médical,

 

 

Concerne : Etude du KCE concernant le calcul du « coût » du médecin spécialiste.

 

Dans notre lettre du 6 juillet 2011, nous avions attiré votre attention sur le fait que les données financières remises à Deloitte Consulting, dans le cadre de l’étude reprise en rubrique concernant le « coût » des médecins hospitaliers, pourraient se heurter à bon nombre d’obstacles d’ordre déontologique et juridique.

 

Nous avons transmis ces objections au KCE et à Deloitte Consulting. Dans cet échange de courrier, le KCE nous a formellement certifié, par écrit, que les données, transmises par Deloitte Consulting au KCE, resteront absolument anonymes et que l’information mise à la disposition du KCE, ne permettra en aucun cas d’identifier un médecin ou un hôpital individuel. Entretemps, le KCE est convaincu que la loi sur la vie privée est bien respectée. Cette étude n’a pas été présentée pour avis à la Commission de la vie privée, étant donné que la direction du KCE estime que l’étude n’utilise aucune donnée personnelle.

 

Si votre Conseil médical prend part à l’étude susmentionnée, l’ABSyM vous conseille de répondre de manière positive sous les  conditions suivantes:

 

1)     Etant donné que la liste de questions n’a pas encore été envoyée, l’ABSyM conseille de ne remettre un avis positif de participation, qu’à condition que le Conseil médical soit également consulté lors de la réception effective du questionnaire. Seulement à ce moment, le Conseil médical pourra donner son aval en toute connaissance de cause pour diffuser par le biais de l’Administration de l’hôpital certaines données chiffrées.

 

2)                                                  Dans son avis à l’Administration de l’hôpital, le Conseil médical devrait mettre l’accent sur le fait qu’on ne peut donner un accord à la diffusion des informations demandées qu’à  condition que l’Administration ait reçu la garantie explicite et écrite  de la part de KCE / Deloite Consulting, que ces derniers n’ont en aucun cas entravé les règles de la loi sur la protection de la vie privée. Si la réponse reçue de la part du KCE s’avère efficace, le Conseil médical se couvre juridiquement du fait qu’il n’a pas entravé la vie privée de ses médecins hospitaliers en donnant un avis positif.  

 

Confraternellement,

 

Dr Marc MOENS

            Président.