QUESTIONS PARLEMENTAIRES

 


 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission "AFFAIRES SOCIALES" – 25/4/2006

 

 

 

04 Question de Mme Nahima Lanjri au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "les services de garde des médecins généralistes dans les villes" (n° 10901)

 

04.01         Nahima Lanjri (CD&V) : Le ministre veut subventionner deux services de garde de médecins généralistes dans chacune des villes du pays comptant plus de 150 000 habitants et il prévoit à cet effet un budget de 2 millions d’euros. Lorsque je lui ai posé une question à ce sujet l’an dernier, il m’a dit vouloir attendre l’évaluation de ce qui était alors en phase d’expérimentation.  Sur quelle base le ministre a-t-il fixé un seuil à 150 000 habitants ? Pourquoi les services de garde doivent-ils aussi fonctionner le soir entre 19 et 24 heures, ce qui risque de faire décrocher de nombreux médecins généralistes dont les consultations se poursuivent à leur cabinet à ce moment-là ?

Le service de garde de Deurne concerne 120 000 habitants. Qu’adviendra-t-il de ce service ? Le ministre a-t-il déjà conclu des accords concrets avec les personnes qui ont lancé et mis en œuvre les projets ? Tiendra-t-il compte de l’historique des différents services de garde et permettra-t-il le travail ‘sur mesure’ ?

Nous devons veiller à ce que ces services puissent continuer à réaliser leurs objectifs, à savoir notamment délester les services d’urgences des hôpitaux.

04.02         Rudy Demotte, ministre (en néerlandais) :

L'arrêté royal en question concerne le problème de l'aide médicale généraliste urgente dans les grandes villes. Le critère des 150 000 habitants sert uniquement à définir la notion de grande ville.  L'obligation d'organiser un poste de garde de médecins généralistes les jours ouvrables entre 19 et 24 heures se justifie par la nécessité de partager la charge de travail avec les services de garde classiques. L'initiative en question fait appel à un financement expérimental fondé sur l'arrêté royal du 16 janvier 2003. L'évaluation permettra de mettre au point des systèmes de financement tendant à réaliser les mêmes objectifs pour les régions situées en dehors des grandes villes. La condition des 150 000 habitants ne s'applique pas à ces initiatives.

04.03         Nahima Lanjri (CD&V) : Je ne cerne pas tout à fait le propos du ministre. Considère-t-il Deurne, une commune fusionnée d’Anvers, comme une initiative à réaliser dans le cadre de la deuxième phase ? Ou un deuxième poste de garde sera-t-il prévu à Anvers, parallèlement à l’initiative de Deurne ? Ce scénario ne tiendrait en fait pas la route car Deurne n’est pas une commune périphérique.

04.04         Rudy Demotte, ministre (en néerlandais) :

Je dispose de trop peu d’informations pour pouvoir vous répondre maintenant.

04.05         Nahima Lanjri (CD&V) : J’ai appris que le ministre a déjà été en contact avec un médecin de Deurne.

04.06         Rudy Demotte, ministre (en néerlandais) :

C’est inexact. Il se peut qu’un collaborateur de mon cabinet ait entre-temps été en contact avec un médecin de Deurne. Je ne puis toutefois vous répondre maintenant. Je fournirai à Mme Lanjri une réponse écrite plus détaillée.

L'incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission "SANTE PUBLIQUE" – 28/3/2006

 

 

06 Question de Mme Colette Burgeon au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "la reconnaissance des médecins généralistes" (n° 10849)

 

06.01         Colette Burgeon (PS) : Il semblerait que les critères que vous avez fixés pour qu'un médecin généraliste garde sa reconnaissance risquent de faire perdre leur reconnaissance à 3 119 médecins généralistes. Quels sont ces critères? Confirmezvous ces chiffres et pourquoi?

06.02         Rudy Demotte, ministre (en français) : Les critères relatifs au maintien de l'agrément sont : dispenser des soins de médecine générale scientifiquement étayés aussi bien au domicile du patient que dans son cabinet et prendre en charge les patients sans aucune discrimination ; communiquer l'adresse du ou des lieux où s'exerce sa pratique ; tenir à jour les dossiers médicaux de ses patients ; participer au service de garde ; assurer la continuité des soins des patients qu'il traite ; assurer la permanence des soins ; au minimum une fois sur une période de cinq années consécutives, totaliser individuellement au moins 500 contacts patients par an ; entretenir ses connaissances et sa compétence.  L'INAMI estime que 1 921 médecins généralistes agréés n'ont jamais, au cours des cinq dernières années, atteint le seuil des 500 contacts patients.  L'effet des autres critères n'a pas été étudié.  L'arrêté royal qui permettrait de fixer la date de la première occurrence de révision d'agréments n'est pas encore pris.

06.03 Colette Burgeon (PS) : Il s’agissait donc de 1 921 et non de 3 119 médecins.

 

L'incident est clos.

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Questions & Réponses écrites

Bulletin n° 113 du 20/3/2006

 

 

 

 

Question n° 597 de Mme Yolande Avontroodt du 28 novembre 2005 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Services de garde des médecins généralistes

 

Conformément à l’arrêté royal du 16 janvier 2003, le premier service de garde des médecins généralistes a été créé à Deurne-Borgerhout. Au sein de ce service, le personnel travaille avec un programme informatique qu’il a développé lui-même (le HDB Mailer) qui, sous une forme adaptée, est également mis à la disposition d’autres services de garde de médecins généralistes.  Récemment, le service de Deurne-Borgerhout a encore fait la une des journaux en raison de ses résultats en matière de prescriptions «bon marché».  Entre-temps, plusieurs services de ce type ont été créés en collaboration avec l’INAMI, leur création s’inscrivant dans le cadre de la mission définie dans l’arrêté royal précité du 16 janvier 2003. Cependant, des discussions sont également en cours avec le ministère de la Santé publique, une partie de l’accord conclu consistant à prévoir que l’autorité publique mette le logiciel concerné à la disposition des services de garde aux fins de l’enregistrement de données, le but étant que les données enregistrées soient directement réadressées à l’autorité publique. Des honoraires de disponibilité plus élevés seraient versés aux médecins généralistes exerçant au sein d’un service de garde.

1. Combien de services de garde de médecins généralistes sont actuellement opérationnels et avec quelles régions des discussions sont-elles actuellement en cours en vue de créer un tel service ou une permanence hebdomadaire conformément à l’arrêté royal du 16 janvier 2003 ?

2.

a) L’autorité publique met-elle ce logiciel à disposition dans un circuit parallèle ?

b) Dans l’affirmative, pourriez-vous nous en dire plus ?

c) Dans quel cadre légal s’inscrit cette mise à disposition ?

d) Les données enregistrées sont-elles transmises à l’autorité publique ?

e) Qu’en sera-t-il du respect de la vie privée ?

f) Une réglementation spécifique sera-t-elle prévue en ce qui concerne les honoraires de disponibilité ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 16 mars 2006 :

 

J’ai l’honneur de donner la réponse suivante à la question de l’honorable membre.

1. Actuellement, neuf conventions conclues entre le Comité de l’assurance instauré auprès du Service des soins de santé de l’INAMI et les expériences en matière de services de garde des médecins généralistes (Deurne-Borgerhout, Charleroi, Liège, Seraing, Bruxelles, Bruges, Namur, Verviers et Hasselt) sont en vigueur, en exécution de l’arrêté royal du 16 janvier 2003.   Le 24 octobre 2005, deux autres conventions ont été approuvées par le Comité de l’assurance en vue d’une entrée en vigueur le 1er octobre 2005 (Borsbeek-Wommelgem) et le 1er janvier 2006 (Herentals). Au cours de la même séance, le Comité a donné un accord de principe à un autre projet (Turnhout) : le contenu exact de la convention doit encore être élaboré et soumis pour approbation au Comité de l’assurance.

2. Outre les projets menés sous les auspices de l’INAMI, une étude stratégique est en cours au sein du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement. Il a été demandé à deux équipes scientifiques (UCL et KUL) d’élaborer un projet d’outil permettant d’évaluer les activités du service de garde des médecins généralistes. Comme vous le savez, depuis l’arrêté royal du 8 juillet 2002 fixant les missions des cercles de médecins généralistes, ces derniers sont responsables de l’organisation des services de garde en médecine générale. L’article 7 de ce même arrêté prévoit un enregistrement. Le projet en question s’inscrit dans ce cadre. Les équipes scientifiques sont garantes du fondement scientifique d’un éventuel système d’enregistrement. De plus, pour élaborer leur proposition, ils collaborent étroitement avec les personnes sur le terrain, à savoir les associations scientifiques des médecins généralistes, les cercles de médecins généralistes et les services de garde. Vos questions témoignent d’une préoccupation légitime portant sur le risque de surcharge des services de garde, le danger de voir apparaýˆtre des circuits parallèles en matière de données et donc inefficaces, l’éventuelle nécessité d’un financement complémentaire pour la collecte de données par les médecins, et enfin la vie privée des patients. Répondre à ces questions serait toutefois aujourd’hui prématuré. En effet, il s’agit ici d’un projet au contenu scientifique, et non pas informatique. L’étude est axée sur le contenu de l’enregistrement, comme prévu à l’article 7 de l’arrêté royal du 8 juillet 2002. L’« outil » cité plus haut vise uniquement à définir ce qui est important dans le cadre de ce type d’enregistrement pour le suivi et l’évaluation des services de garde, et ne cherche pas à savoir comment cet enregistrement doit s’effectuer, et encore moins de quelle façon le système doit être mis à disposition des autorités. Nous partageons aussi votre inquiétude concernant le respect de la vie privée du patient. C’est pourquoi l’article 7 de l’arrêté royal en question stipule que «cela sera mentionné dans le rapport annuel ». Il s’agit en outre d’une étude scientifique qui est toujours en cours. Du point de vue politique, rien n’a encore été décidé, et certainement pas la question de savoir quels outils informatiques seront mis à disposition.

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Questions & Réponses écrites

Bulletin n° 112 du 13/3/2006

 

 

 
Question n° 572 de Mme Yolande Avontroodt du 3 novembre 2005 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Médecine générale — Etude menée aux Etats-Unis

 

Une étude menée par le professeur Barbara Starfield (Etats-Unis) concernant l’incidence de la médecine de première ligne sur la qualité et sur le coût de la santé publique a eu un grand retentissement cette année.  D’après le professeur Starfield, les pays dont le système de soins de santé met l’accent sur une médecine de première ligne très développée, réalisent de meilleurs résultats en matière de coûts et de qualité des soins.  Elle classe la Belgique parmi les pays ou` la médecine de première ligne est peu développée et affirme que ceux-ci réalisent de mauvais résultats, entre autres, en matière d’espérance de vie et, en ce qui concerne les enfants, sur le plan du poids à la naissance ainsi que de la mortalité néo- et postnatale et infantile. Elle préconise que le médecin généraliste joue un rôle de coordinateur des soins au patient et recommande l’inscription auprès d’un généraliste attitré.

Dans un rapport récemment publié, l’OCDE évoque aussi le rôle du médecin généraliste comme l’une des pistes pour maîtriser les dépenses de soins de santé.

Ainsi, l’Organisation propose de développer un système d’incitants pour promouvoir le rôle du médecin généraliste en tant que premier interlocuteur, par exemple en modulant le ticket modérateur en fonction du fait que le patient est ou non renvoyé par un généraliste.

1. Disposez-vous de données relatives aux indicateurs mentionnés ci-dessus et au rôle de la médecine générale ?

2. Quelle est votre position à propos de l’étude du professeur Starfield ?

 
Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 7 mars 2006 :
 
J’ai l’honneur de donner la réponse suivante à la question de l’honorable membre.

La relation entre les efforts déployés par une nation, ses citoyens, ses prestataires de soins et ses dirigeants en matière de santé publique et les résultats atteints dans le domaine de la santé, c’est-à-dire les «indicateurs de santé », représente un domaine d’étude extrêmement vaste et intéressant, ainsi qu’un domaine politique digne d’intérêt. Ce domaine intéresse tout un chacun, les personnes bien portantes comme les malades, et des moyens humains et budgétaires importants y sont investis. Dans de nombreux cas, il s’agit d’une question de vie ou de mort et, encore plus souvent, de la qualité de cette vie. Résumer tous ces éléments en quelques chiffres est un exercice très périlleux. Vous faites allusion à des tentatives, certes tout à fait louables, mais elles n’en demeurent pas moins des tentatives, qui visent à appréhender et à comprendre cette réalité complexe. Ces tentatives, les chercheurs en son également conscients, ont recours à ce que l’on appelle des indicateurs. Comme le terme l’indique, les indicateurs ont une fonction représentative : ils donnent des indications sur ce qui concerne, en l’occurrence, la santé publique en Belgique.

Il existe un grand nombre d’indicateurs. Pour répondre à votre première question, il est vrai que nous disposons des chiffres correspondant à ces indicateurs.  Mais le temps nous manquerait pour en faire état in extenso, d’autant qu’ils sont disponibles au niveau international, entre autres, sur les sites web de l’OMS, de l’OCDE et d’autres organisations internationales.  Si l’on considère concrètement les indicateurs auxquels vous faites allusion, on s’aperçoit que les chiffres internationaux montrent qu’abstraction faite du phénomène bien connu de la prématurité et du poids de naissance relativement faible qui y est associé, la Belgique ne s’en tire pas trop mal sur le plan des indicateurs de santé :

·        En ce qui concerne l’espérance de vie, la Belgique se situe, en 1999, dans la moyenne européenne avec 78,1 années.

·        En ce qui concerne le faible poids de naissance, il est vrai que le chiffre observé en Belgique (6,90% inférieur à 2 500 gr en 1999) est largement inférieur à la moyenne européenne.

·        En ce qui concerne la mortalité infantile, la Belgique (4,17 décès par 1000 enfants nés vivants) se situe, en 1999, également dans la moyenne européenne avec 4,89 pour mille.

 

En réponse à votre deuxième question, il faut savoir que l’étude du professeur Starfield et de son équipe apporte des éléments assez récents et plutôt intéressants au débat, que ce soit sur le plan scientifique ou du point de vue de la politique à mener. Elle tente de faire ressortir le lien entre, d’une part, les caractéristiques de l’organisation des soins de santé dans un pays donné et, d’autre part, les résultats du pays en question dans le domaine de la santé. Si l’on se fonde sur sa méthodologie de recherche, on peut classer cette étude dans la catégorie des études d’observation. Il ne s’agit donc pas d’une étude expérimentale. Autrement dit, elle décrit une situation sans chercher à établir de lien de cause à effet. C’est ce que les chercheurs indiquent d’ailleurs explicitement dans leurs conclusions.

Ils précisent eux-mêmes à propos des limites de l’étude (Macinko, Starfield et Shi, 2003) que celle-ci « does not provide specific policy advice », qu’elle ne traite pas davantage de la qualité des soins, ni de l’équité, pas plus que d’un modèle dynamique et qu’elle n’envisage pas tous les facteurs possibles.

Si l’on se penche d’un peu plus près sur l’étude, on constate qu’elle réduit les résultats de santé à la seule mortalité, et passe sous silence la flexibilité et les listes d’attente, la satisfaction du patient, etc. Du reste, il ne s’agit pas non plus d’une étude sur le rapport qualité-prix.

Si l’on considère par ailleurs le mode d’évaluation des soins de santé de première ligne d’un pays, on s’aperçoit qu’il vise principalement des éléments de la législation d’un pays donné. Les soins de première ligne d’un pays sont évalués à partir d’une liste de 10 questions. Il me paraît excessif de qualifier les soins de santé de première ligne de « faiblement développés» sur une telle base. Il me semblerait plus correct de parler de soins de santé « qui ne font pas l’objet d’une réglementation stricte », compte tenu de la portée de certaines questions, telles que : La répartition (géographique) des soins de santé de première ligne est-elle réglementée? Quel est le mode de financement des soins de santé de première ligne (le financement par les recettes fiscales étant considérées comme meilleur que celui par la sécurité sociale)? Exige-t-on que les dossiers des patients soient organisés par famille (l’affirmative étant mieux notée que la négative)? On s’aperçoit que pour certaines questions (en l’occurrence 3 sur 10), il est pour le moins discutable qu’il s’agisse de soins de santé de première ligne «de meilleure qualité ». En revanche, d’autres questions constituent de véritables indicateurs d’une qualité supérieure des soins de santé de première ligne. A` titre d’exemple, on citera: Quel intervenant de première ligne est prépondérant (sachant que les médecins généralistes sont mieux notés que les spécialistes) ? Quelle est la contribution personnelle du patient ? Existe-t-il des exigences de suivi continu des patients? Le médecin généraliste fait-il office de « filtre»? Le transfert de données entre les différents échelons est-il encadré par certaines directives ? C’est dès lors sur ces questions que ma politique se concentre, c’est-à-dire en termes généraux: un système davantage axé sur la patientèle grâce à la création de zones de soins, le renforcement de l’interdisciplinarité, l’amélioration du transfert de données entre médecins généralistes et en direction des deuxième et troisième échelons, le renforcement de la continuité des soins, l’amélioration de la structuration et l’accroissement des moyens, qui ne sont pas liés aux prestations à l’égard des patients individuels et sont rattachés aux services fournis à des groupes, par exemple par le financement des gardes (honoraires de disponibilité), l’organisation de la garde par l’intermédiaire des cercles de médecins généralistes, la collaboration avec d’autres intervenants du premier échelon tels que le personnel infirmier ou les kinésithérapeutes.

En conclusion, nous pouvons constater que la place attribuée à la Belgique dans le classement par Starfield et ses collègues est correcte par comparaison avec les autres pays, mais j’émets de fortes réserves en ce qui concerne le système de classification appliqué et, par conséquent, je m’interroge sur l’interprétation qu’il convient de faire de l’obtention de cette place. Cette dernière reflète davantage le degré de réglementation du premier échelon que le degré de développement des soins de première ligne. A cet égard, on se posera en effet davantage les questions suivantes : les médecins généralistes sont-ils suffisamment nombreux? Leur collaboration, entre confrères et avec les autres intervenants du premier échelon, est-elle de qualité ? peut-on aisément joindre les généralistes ? le délai d’attente de la visite d’un généraliste est-il long ? la situation est-elle plus ou moins identique dans tous les villages de Belgique ? les coûts de chaque visite sont-ils élevés pour le patient ? tous les patients ont-ils un médecin traitant, les patients sont-ils satisfaits de leur médecin traitant, etc. De telles questions recevront plus facilement une réponse positive en Belgique que dans d’autres pays européens. Si de tels indicateurs, auxquels la Belgique attache une grande importance, avaient été intégrés dans le questionnaire de Starfield, la Belgique occuperait une place plus élevée dans le classement.

 
Question n° 596 de Mme Hilde Dierickx du 28 novembre2005 (N.) au ministre des Affaires sociales etde la Santé publique :

Fonds d’impulsion pour l’établissement des médecins généralistes

 

Dans la déclaration gouvernementale, il est question de la création d’un fonds d’impulsion qui permettrait d’accorder des interventions aux jeunes généralistes qui s’installent ou à des associations de médecins qui se développent.

 

1.

a) Comment ce fonds d’impulsion sera-t-il financé ?

b) D’où proviendront les capitaux ?

2. La pénurie de généralistes devient graduellement réalité. Les causes en sont multiples. Pour des raisons financières et familiales, les médecins frais émoulus de la faculté ne sont plus disposés à créer un cabinet médical indépendant. Et les tracasseries administratives auxquelles est confronté un cabinet médical ne doivent pas non plus être sous-estimées. Quelles mesures concrètes envisagez-vous pour encourager les jeunes généralistes à fonder une association de médecins ?

3.      Les cabinets indépendants et les associations de médecins sont-ils financés différemment ?

4.

a) Quelle position adoptez-vous à l’égard de ces associations de médecins ?

b) S’agit-il l’associations indépendantes ou ces cabinets collectifs peuvent-ils être liés à un hôpital ou à une association ?

5. Comme chacun sait, un problème se pose aussi chez les dentistes. Le quorum, fixé par la Commission de planification, n’est pas atteint depuis des années. Donc, trop peu de dentistes sortent des universités belges et la moitié de nos diplômés partent à l’étranger. Ne serait-il, dès lors, pas logique de prendre des mesures favorisant aussi la création de cabinets dentaires ?

 
Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 9 mars 2006 :

 

J’ai l’honneur de donner la réponse suivante à la question de l’honorable membre.

Le plan 2006/2007 de développement pour la médecine générale en Belgique, contient une série de projets pour l’aide aux pratiques de médecine générale.

Un fonds d’impulsion est prévu qui prévoit :

1. Une aide à l’installation pour les jeunes médecins, de 5 000 euros/an pendant 3 ans pour une première installation, dans le cadre d’une pratique solo ou d’une pratique de groupe. Cette aide à l’installation tiendra compte des besoins locaux et sera favorisée dans les régions de moindre densité médicale ou de pénibilité de travail (zones isolées, quartiers défavorisés des grandes villes, etc.).

2. Une aide au travail en réseau ou au regroupement de généralistes, sous forme de remboursement de frais encourus pour la logistique nécessaire (intervention dans la mise en réseau des dossiers informatiques ou dans les frais de secrétariat inhérent à un tel type de structure). Un subside de 10 000 à

35 000 euros par an est prévu en fonction du type de collaboration, du nombre de médecins y participants et du nombre de DMG (dossiers médicaux globaux) géré par ces regroupements. Ces regroupements de médecins seront essentiellement basé sur les initiatives locales, chaque pratique répondant aux critères déterminés pouvant prétendre aux aides prévues. Une structure type, avec ou sans relation avec un hôpital, n’est pas imposée.

3. Dans ce même plan est prévu une revalorisation du DMG, une campagne pour sa promotion: une simplification administrative, une extension des honoraires de disponibilités pour les gardes, un encouragement à consulter en premier le MG pour des patients à pathologie complexe.

Toutes ces mesures devraient améliorer les conditions de travail des médecins généralistes, promouvoir de nouvelles formes de collaboration et rendre ainsi la profession plus attrayante pour les jeunes médecins.  Concernant votre demande d’où proviennent les fonds je puis vous dire que le financement du fonds d’impulsion est alimenté par le budget des honoraires médicaux à concurrence de 5 millions d’euros.

Concernant les dentistes, il n’est pas prévu, à l’heure actuelle, de mettre en place un système similaire.

 

Question n° 646 de M. Koen Bultinck du 19 janvier 2006 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

Création du Conseil fédéral des cercles de médecins généralistes

 

Le SPF Santé publique prépare en ce moment la création d’un Conseil fédéral des cercles de médecins généralistes. Un projet d’arrêté royal relatif à ce Conseil existe depuis quelque temps déjà.

En décembre 2005, une concertation a été menée avec plusieurs associations concernées.

1. Pourriez-vous nous informer des résultats de cette concertation ?

2. Une décision a-t-elle été prise à propos de la représentation des syndicats de médecins dans ce Conseil ?

3. Dans l’affirmative, leurs représentants seront-ils des membres à part entière ou assisteront-ils aux travaux du Conseil avec seulement voix consultative ?

4. Les compétences de ce Conseil ont-elles été précisées dans l’intervalle ?

5. Une concertation a-t-elle été menée avec les Communautés?

6. Le Conseil d’Etat a-t-il déjà rendu un avis sur le projet d’arrêté royal ?

7. Quel calendrier est prévu pour la publication de cet arrêté ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 7 mars 2006 :

 

J’ai l’honneur de donner la réponse suivante à la question de l’honorable membre.

La création d’un Conseil fédéral des cercles de médecins généralistes est en préparation depuis un certain temps et entre à présent dans sa phase finale.  En effet, un projet d’arrêté royal a été examiné avec un certain nombre de parties concernées dans le courant du mois de décembre. A l’issue de cette concertation, le projet d’arrêté royal relatif à la composition et aux missions du Conseil fédéral a été modifié sur quelques points. C’est ainsi que l’on propose de conférer la qualité de membre avec voix consultative aux syndicats de médecins, également représentés au sein de la commission médico-mutualiste. Les administrations concernées (INAMI et SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement) auraient elles aussi la qualité de membre avec voix consultative.  Afin de rencontrer les remarques formulées dans le cadre de la concertation qui a eu lieu en décembre, les missions dévolues au Conseil fédéral des médecins généralistes ont également été adaptées.

D’une manière générale, le conseil pourra donner des avis au ministre sur les missions des cercles, les modalités et les conditions de leur agrément, ainsi que les règles applicables à leur financement. Il pourra également émettre des avis sur la teneur de leurs rapports d’activités. Le conseil sera également habilité à déterminer les modalités selon lesquelles les cercles de médecins généralistes pourront apporter leur concours à l’actualisation des données, entre autres, de la banque fédérale des professions de la santé. Enfin, le conseil pourra également jouer un rôle sur le plan de la mise en œuvre et du suivi du projet de numéro d’appel unique des gardes en médecine générale.

S’agissant en l’occurrence de compétences qui ne font pas partie de la sphère de compétences des communautés, aucune concertation n’a dès lors eu lieu à ce sujet.

Dans son avis, le Conseil d’Etat ne formule pas davantage d’observations à ce propos.

L’avis du ministre du Budget a également été sollicité.  Dès qu’il aura été adapté à la lumière des avis obtenus, l’arrêté royal pourra donc être soumis à la signature.

 

 

 

SENAT


Séance plénière – 16/3/2006

 

 

Question orale de Mme Mia De Schamphelaere au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur «les postes de garde de médecine générale» (nº 3-1053)                                                

Question orale de M. Patrik Vankrunkelsven au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur «la subvention de postes de garde de médecine générale» (nº 3-1055)                   

 

 

M. le président. - Je vous propose de joindre ces questions orales. (Assentiment). M. Peter Vanvelthoven, ministre de l'Emploi, répondra.                            

 

Mme Mia De Schamphelaere (CD&V). - Je trouve l'absence du ministre des Affaires sociales fort regrettable. J'espère que ce n'est pas un précédent et que les ministres compétents viendront encore au Sénat pour répondre aux questions orales.
Dans quelques villes flamandes, un certain émoi a gagné les personnes concernées par les expériences, pourtant réussies, menées en matière de postes de garde de médecine générale. Cette méthode de travail présente de nombreux avantages. Elle est plus collégiale, implique une permanence de jour comme de nuit et constitue la première étape vers un soulagement des services d'urgence. Les services d'urgence ne doivent pas être surchargés d'interventions qui ne leur incombent pas.
Le récent arrêté royal relatif aux postes de garde de médecine générale introduit une nouvelle division en fonction des paramètres wallons et bruxellois. Ce n'est pas la première fois que pareille chose se produit avec le ministre Demotte : que ce soit dans le cas des centres de jour en soins palliatifs ou des expériences menées en Flandre en matière d'accueil des personnes internées, le ministre a tenté de mettre un terme au financement de ces expériences lorsqu'en Wallonie ou à Bruxelles, elles donnaient des résultats inférieurs aux espérances ou qu'elles échouaient.
La division fixée dans l'arrêté royal actuel est surtout centrée sur Bruxelles. Une subvention n'est octroyée pour les postes de garde que dans les villes comptant plus de 150.000 habitants, de sorte que les postes de garde de villes comme Bruges, Herentals et Turnhout sont menacés de disparition. Cet arrêté royal est une prolongation de la vision fédérale assez étroite du ministre Demotte.
Le ministre peut-il éclaircir la situation concernant les postes de garde de médecine générale existant en Flandre ?       

 

M. Patrik Vankrunkelsven (VLD). - Mme De Schamphelaere a fort bien exprimé mes préoccupations ; j'aimerais simplement ajouter quelques questions.
Le ministre a pris un arrêté royal pour subventionner les postes de garde de médecine générale. Il est étonnant qu'il oublie une série d'initiatives déjà prises par les généralistes flamands qui assurent un tour de garde ensemble. L'arrêté royal précise qu'un poste de garde doit bénéficier à au moins 150.000 habitants, ce qui concerne essentiellement les grandes villes comme Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège. Par ailleurs, seule une permanence du soir - de 19 à 24 heures - est obligatoire.
Cette proposition exclut les services de garde de moindre importance dont certains fonctionnent pourtant avec succès depuis pas mal de temps, par exemple à Deurne-Borgerhout et depuis peu à Bruges, Herentals et Turnhout. Le ministre prendra-t-il un nouvel arrêté pour soutenir ces initiatives ?
Le récent arrêté royal n'impose, outre la permanence du week-end, que la permanence du soir, de 19 à 24 heures. Le ministre veut-il ainsi signaler que les médecins généralistes ne doivent plus organiser un service de garde nocturne ? Ou les médecins de Bruxelles, Anvers, Liège et Charleroi doivent-ils continuer à le faire de leur propre initiative ? Ou les services de garde nocturne sont-ils trop peu sûrs et les gens doivent-ils, la nuit, s'adresser à un hôpital ? J'aimerais des précisions à cet égard.
L'arrêté royal est en fait un camouflet pour les initiatives bien organisées prises en Flandre. J'insiste donc pour que le ministre adapte l'arrêté royal.            

 

M. Peter Vanvelthoven, ministre de l'Emploi. - Je vous lis la réponse du ministre Demotte.
L'arrêté royal du 13 janvier 2006, publié au Moniteur belge du 21 février 2006, crée un cadre légal pour le financement des postes de garde de médecins généralistes dans les grandes villes. Il entend ainsi répondre aux besoins de l'aide médicale d'urgence dans les grandes villes de notre pays.
En vertu de l'arrêté royal du 16 janvier 2003, les initiatives à petite échelle en Flandre bénéficient actuellement d'un financement expérimental. Sur la base de son évaluation, nous élaborerons un système de financement pour des initiatives similaires en dehors des grandes villes.
Il n'entre nullement dans nos intentions de supprimer, dans les grandes villes, les soins de premier échelon entre 24 h à 8 h du matin. Les mêmes règles continuent à s'appliquer pour cette période et on peut faire appel à un médecin généraliste individuel ou à un groupe de médecins ayant conclu une convention mutuelle.
Les conditions de financement des postes de garde des cercles de médecins généralistes qui instaurent un numéro d'appel central figurent dans l'arrêté royal du 21 octobre 2005.
Je ne me suis pas laissé guider que par des expériences francophones. Le premier arrêté royal vise en effet les grandes villes mais je m'attelle actuellement à un deuxième arrêté ciblant les petites villes et les zones rurales.                                  

 

Mme Mia De Schamphelaere (CD&V). - Je jugerais cette réponse satisfaisante si je savais quand sera publié le deuxième arrêté royal portant sur les initiatives à petite échelle. Promettre est une chose, la réaliser en est une autre. Nous attendons donc la publication du nouvel arrêté.           

 

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Séance plénière – 16/3/2006

 

04 Questions jointes de

·        Mme Yolande Avontroodt au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "les services de garde des médecins généralistes" (n° P1285)

·        Mme Karin Jiroflée au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "les services de garde des médecins généralistes" (n° P1286)

 

04.01     Yolande Avontroodt (VLD) : Le ministre annonce une nouvelle réglementation pour les postes de garde des médecins généralistes. Il existe à Deurne-Borgerhout un poste de garde qui a déjà acquis beaucoup d’expérience. Le personnel de ce poste est à présent étonné, non seulement parce que les normes changent, mais également parce qu’il n’a pas été tenu compte du rapport d’évaluation final qu’il avait rédigé pour le département. Le ministre est-il au courant de ce rapport ? Sait-il que le nombre de consultations aux services d’urgence a baissé de 30 % et que les visites à domicile ont également diminué parce que les gens se rendent au poste de garde ?  Les postes de garde de médecins généralistes requièrent un haut coefficient de main-d’œuvre et sont onéreux. Je suis dès lors étonnée que le ministre veuille déjà faire débuter le service de garde à 19 heures.

Le poste de garde de Deurne sert 120 000 habitants. Le ministre veut à présent imposer qu’un poste de garde serve au moins 150 000 habitants, ce qui ne répond pas aux besoins. Ne serait-il pas préférable d’octroyer aux postes un subside par habitant au lieu d’un montant forfaitaire ?

04.02     Karin Jiroflée (sp.a-spirit) : Je me félicite de la volonté du ministre de subsidier davantage de services de garde. Ses propositions comportent plusieurs éléments positifs : la revalorisation des soins de première ligne, le renforcement de la sécurité du médecin et la réduction de la pression sur les services d’urgence.

Au rayon des points moins positif, on relèvera que chaque service devrait desservir un minimum de 150 000 habitants, ce qui n’est pas aisé dans toutes les régions. Louvain comptant deux grands hôpitaux, les Louvanistes se rendent volontiers aux urgences. Un service de garde n’y serait donc certainement pas inutile, mais on y atteindra difficilement 150 000 habitants.

Les petits services de garde qui sont déjà subventionnés feraient l’objet d’une évaluation en 2007. Qu’en adviendra-t-il ensuite ? Et qu’en sera-t-il des plus petites entités qui entendent lancer ce type d’initiative ?

04.03     Rudy Demotte, ministre (en néerlandais) : Parallèlement à l’arrêté royal relatif aux services de gardes dans les grandes villes dont la presse se fait l’écho aujourd’hui, je rédigerai un deuxième arrêté royal adapté au milieu rural et aux villes de plus petite taille. Il n’y aura donc pas de norme unique.  Le deuxième arrêté royal permettra de soutenir les initiatives plus limitées après l’évaluation de 2007.

04.04     Yolande Avontroodt (VLD) : L’exemple de

Deurne montre que la norme de 150 000 services de gardes n’est pas davantage applicable dans les grandes villes. La délimitation doit être fonction du nombre réel d’habitants.

04.05     Karin Jiroflée (sp.a-spirit) : Les petits projets doivent être évalués rapidement, de sorte que leurs chances de subventionnement futures soient préservées.

 

L'incident est clos.

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « SANTE PUBLIQUE »

 

18/10/2005

 

 

12 Questions jointes de

·        Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le retard dans le versement des subventions aux cercles de médecins généralistes » (n° 8116)

·        Mme Yolande Avontroodt au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « l’intervention financière en faveur des cercles de médecins généralistes » (n° 8141)

·        M. Luc Goutry au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le retard de paiement de l’intervention de l’INAMI pour les cercles de médecins généralistes » (n° 8284)

 

12.01         Maggie De Block (VLD): Le ministre a débloqué des moyens destinés au financement des services de garde de médecins généralistes dans certaines villes. Il semble hélas que ceci se fasse au détriment des moyens alloués aux services de garde ailleurs dans le pays. Les cercles de médecins généralistes qui organisent ces gardes n’ont toujours pas reçu de l’INAMI leur indemnité de 0,20 euros par habitant du territoire pour 2004.  Quelle est la raison de ce retard et quand les cercles de généralistes recevront-ils leur indemnité ?

12.02         Luc Goutry (CD&V): J’ai reçu ce matin l’arrêté royal en la matière et n’ai donc plus besoin de poser ma question.

12.03         Yolande Avontroodt (VLD): Juste une question : quand les cercles de généralistes recevront-ils leurs indemnités ?

12.04         Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): Aux termes de l’arrêté royal du 4 juin 2003, les cercles de généralistes se voient allouer chaque année un subside de 0,20 euro par habitant de la zone de médecins généralistes. Les subsides de 2004 seront payés sur la base des agréments provisoires.

Les cercles devaient demander leur agrément définitif avant le 1er janvier 2005. Si plusieurs cercles de généralistes sollicitent un agrément pour une seule zone de généralistes ou si pour certaines zones aucune demande n’a été introduite, les cercles doivent démontrer qu’il y a eu une concertation préalable et qu’il n’existe aucune autre solution.

Mon administration a répertorié les demandes d’agrément définitif. Il subsiste neuf zones non couvertes et trois où on constate un chevauchement. Un seul cercle ne satisfait pas à la condition suivant laquelle la zone doit constituer un seul ensemble géographique d’un seul tenant.  L’agrément définitif de l’ensemble des cercles agréés provisoirement n’est donc pas immédiatement à l’ordre du jour. Le problème devrait trouver une solution dans le cadre d’une concertation avec les organisations faîtières et les cercles concernés. Les cercles qui ont introduit leur demande avant le début de cette année sont agréés provisoirement et percevront donc rapidement leur subvention.

Une autre difficulté réside dans le fait que de nombreux cercles ne satisfont pas à l’obligation légale en matière de dépôt d’un rapport annuel et d’un compte de résultats. Leur financement en dépend pourtant.

Nous sommes conscients de l’importance de cette subvention pour les cercles de médecins et mettons tout en œuvre pour régler l’ensemble des formalités. Le financement des cercles qui satisfont à toutes les conditions devrait pouvoir être réalisé au cours des prochaines semaines.  Etant donné que les médecins généralistes et les cercles de généralistes sont importants, nous avons créé une plate-forme de concertation entre les pouvoirs publics et les cercles agréés. Au sein du SPF Santé publique a été institué un Conseil fédéral des cercles de généralistes. Ce conseil formulera des avis à l’attention du ministre sur tous les aspects liés aux cercles de généralistes et à l’organisation de la médecine générale dans son ensemble. Ce Conseil devra devenir un interlocuteur à part entière des pouvoirs publics. Il sera peut-être ainsi possible de verser les subventions pour l’exercice 2005 dès juin 2006.  L’arrêté relatif à la procédure que doivent suivre les cercles pour être agréés est prêt et a également déjà été soumis aux fédérations de cercles.  Lorsqu’une série d’imprécisions auront été levées, la liste sera publiée.

12.05         Maggie De Block (VLD): La situation évolue en tout cas, mais il reste à savoir quand les cercles verront la couleur de leur argent. Le fonctionnement de certains cercles est menacé parce qu’ils ne peuvent plus couvrir leurs frais de fonctionnement.  Peuvent-ils obtenir une avance ?

12.06         Yolande Avontroodt (VLD): Je ne comprends pas pourquoi, à Anvers, seuls cinq cercles ont obtenu un agrément provisoire. A l’époque, ils étaient les pionniers. Ils protesteront certainement. Le conseil fédéral dont il est question sera-t-il créé dans le giron de l’INAMI ou du SPF Santé publique ?

Quant au financement concret, il se fera encore attendre jusqu’en juin 2006. Ne trouvez-vous pas que le délai est très long ?

12.07 Luc Goutry (CD&V): Les cercles doivent toutefois attendre très longtemps avant de recevoir leur financement. Par ailleurs, certains cercles figurent deux fois sur la liste.

L’incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « AFFAIRES SOCIALES » – 27/4/2005

 

03 Question de Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le paiement de l’indemnité de garde pour les médecins généralistes » (n° 6379)

 

03.01         Maggie De Block (VLD): Le gouvernement entend réduire les abus en matière de recours aux services d’urgence en renforçant notamment les services de garde des médecins généralistes. Le ministre précédent a instauré une indemnité de garde pour les médecins généralistes. En raison de problèmes informatiques et d’une mauvaise introduction des données dans le système, l’indemnité pour le premier semestre de 2004 vient seulement d’être versée. Les médecins entendent réclamer des intérêts moratoires, notamment aussi parce que le nombre de prestations de médecins généralistes est en diminution.

D’autres motifs peuvent-ils expliquer les paiements tardifs? Pourquoi les problèmes ont-ils été réglés aussi tardivement? Pourra-t-on éviter de nouveaux retards à l’avenir?

03.02         Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

L’INAMI a mis en place au printemps 2004 un système d’information en ligne. Les responsables de garde peuvent ainsi transmettre des informations à l’INAMI par la voie électronique. Il a fallu démarrer le système alors que l’information et les instruments disponibles étaient encore très limités. Les fonctions back office n’ont pu être améliorées qu’après les premiers paiements. Le système a besoin d’instruments performants pour une gestion à long terme. Le délai dans lequel les responsables de garde transmettent les informations à l’INAMI varie fortement. Il convient d’en tenir compte dans la fonction back office, qui doit être optimisée. Une bonne collaboration entre toutes les parties concernées permettra d’éviter ces problèmes à l’avenir.

03.03         Maggie De Block (VLD): La confusion est née du fait qu’un premier paiement a été effectué assez rapidement et qu’il n’y a plus eu aucun paiement après. Je suis convaincue que les paiements s’effectueront régulièrement à plus long terme.

03.04         Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): Il s’agissait de problèmes de rodage.

L’incident est clos.

 

 

 

 

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Commission "SANTE PUBLIQUE" – 25/4/2005

 

 

12 Question de M. Daniel Bacquelaine au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « l’agrément des médecins généralistes » (n° 5682)

 

12.01  Daniel Bacquelaine (MR): Ma question porte sur le projet d’arrêté ministériel relatif à l’agrément des médecins généralistes dont le but est également de connaître le nombre de médecins généralistes pratiquant la médecine générale.  Bien que je soutienne l’initiative, j’attire votre attention sur la situation de certains médecins pratiquant des techniques diagnostiques et thérapeutiques particulières n’entrant toutefois pas dans le champ des médecines non conventionnelles.  A titre d’exemple, je citerai l’exemple des médecins exerçant la médecine manuelle. Ces derniers répondront difficilement aux critères d’obtention de l’agrément et s’interrogent dès lors sur la reconnaissance dont ils pourront bénéficier. Comment envisagez-vous de répondre à de telles situations et quel est l’état d’avancement du projet ?

12.02  Rudy Demotte, ministre (en français): Je vous remercie pour votre soutien au projet d’arrêté fixant les critères d’agrément des médecins généralistes, qui contribue effectivement à décrire la pratique de la médecine générale.  J’ai soumis au groupe de travail « Médecine générale » du Conseil supérieur un projet d’arrêté fixant les critères qui ciblent davantage la fonction actuelle de généraliste.

Les généralistes font face à des défis importants. Il faut reconnaître leur rôle dans notre système de soins et leur investissement personnel dans cette profession exigeante (gardes, formation continue, informatisation, accréditation, recommandations de bonne pratique, évaluation de la pratique). Voilà des critères lourds en termes d’organisation de vie et de parcours professionnel.

Voici le premier élément de définition de la médecine générale, donnée par la société européenne de médecine générale : La médecine générale est le premier contact avec le système de soins permettant un accès ouvert en tenant compte des problèmes de santé, indépendamment des caractéristiques de la personne concernée.  La médecine manuelle et d’autres formes de médecine (en institutions, dans les urgences, l’homéopathie, l’acupuncture) ne répondent pas à cette définition. Les généralistes se cherchent une identité et il me semble légitime d’y répondre. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas être attentif au statut des autres pratiques, qui doivent être réglées dans des arrêtés d’application de la loi relative aux pratiques non-conventionnelles.

La nomenclature permet à des médecins qui ne sont pas des généralistes agréés, de bénéficier du remboursement de certaines prestations. Les médecins inscrits entre le 1er janvier 1995 et le 31 décembre 2004, pourront porter en compte des consultations au code 101010. Une lettre individuelle leur sera envoyée pour leur attribuer un nouveau code qualification et leur numéro d’identification Inami se terminera par 009. Depuis début 2005, ces médecins reçoivent leurs carnets de prescription avec leur nouveau numéro et code-barre.  Pour les médecins inscrits avant le 1er janvier 1995, la modification de nomenclature ne modifie pas leur situation : Ils conservent leur numéro Inami (code qualification 001 ou 002) et leur accès à la nomenclature.

Si ces médecins commencent une formation pour être reconnus comme généralistes ou spécialistes, ils recevront un numéro Inami et l’accès à la nomenclature. Des solutions spécifiques seront envisagées si nécessaire.

Le projet d’arrêté ministériel relatif à la médecine générale sera soumis sous peu au Conseil des médecins spécialistes et des généralistes.

12.03 Daniel Bacquelaine (MR): Merci pour les réponses, mais j’insiste sur le fait qu’il y a une catégorie de médecins qui ne pratiquent plus vraiment la médecine générale mais ne se situent pas non plus dans les médecines non conventionnelles définies.

En Belgique, cela concerne une cinquantaine de praticiens.

Ces médecins manuels font faire beaucoup d’économies en matière de médicaments car ils prescrivent moins d’anti-inflammatoires. Quand il s’agit de gens sérieux avec une formation de qualité, c’est un apport réel en santé publique. C’est de la médecine écologique, qui a très peu d’effets secondaires.

Ces médecins s’interrogent sur leur statut. Ils souhaitent pouvoir continuer à pratiquer, à nomenclaturer des consultations. J’ajoute qu’ils remettent les gens rapidement au travail.  Il faudra peut-être prévoir des dérogations ou un régime particulier pour ce type de praticiens, qui se situent dans un no man’s land. Il serait dommage de se priver de leur compétence.

L’incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « SANTE PUBLIQUE » – 15/2/2005

 

 

 

02 Question de Mme Yolande Avontroodt au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « l’évaluation des gardes de généralistes » (n° 4997)

 

02.01  Yolande Avontroodt (VLD): L’arrêté royal du 8 juillet 2002 prévoit que chaque cercle de généralistes doit organiser un enregistrement des cas épidémiologiques, des problèmes de sécurité et des réclamations. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de généralistes ont mis au point, de leur propre initiative mais en collaboration avec le projet pilote Deurne-Borgerhout, un programme qu’ils mettent à la disposition des autres cercles. Or nous apprenons que le 1er décembre 2004, le ministre a octroyé un subside de 40.000 euros à un projet d’étude relatif à cet enregistrement qui est actuellement en cours de réalisation à la KUL et à l’UCL.

Quand le ministre devrait-il recevoir les résultats de cette étude ? Les médecins ayant déjà mis au point un programme seront-ils associés à cette étude ?  Le matériel déjà enregistré sera-t-il intégré dans cette étude ? Le ministre procédera-t-il en la matière à des concertations ? Subventionnera-t-il d’autres programmes qui fonctionnent déjà ? Est-il informé du planning des groupes de travail en médecine générale de la KUL et de l’UCL?  Est-il exact que la décision a déjà été prise de travailler avec une seule firme de logiciels ? Le ministre sait-il si le logiciel développé est compatible avec tous les dossiers médicaux électroniques présents sur le marché?

02.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

L’objectif du projet de recherche est l’élaboration de différents instruments permettant d’évaluer l’efficacité du service de garde des médecins généralistes. Les données récoltées sont donc utiles aussi bien pour les cercles de médecins généralistes que pour les pouvoirs publics.  Actuellement, seul un premier contrat de recherche de six mois visant à inventorier les indicateurs présentant un intérêt pour les évaluations internes et externes a été conclu. L’inventaire sera dressé sur la base d’une recherche documentaire et de propositions émanant de cinq cercles de médecins généralistes. Le comité d’accompagnement débutera ses activités dès que la notification du contrat aura été effectuée.

La deuxième phase du projet sera axée sur la mise à l’essai des indicateurs relatifs aux gardes, la collecte de données ainsi que l’analyse et la présentation des résultats.

Le rapport final concernant le premier volet du projet est attendu pour le 31 mai 2005, après quoi de nouveaux contrats seront établis.  L’inventaire des indicateurs relatifs aux gardes est dressé sur la base de la littérature spécialisée et d’informations fournies par les cercles de généralistes. Cinq groupes représentatifs seront créés, composés de médecins de chaque Région.  La sélection doit encore être effectuée.  Nous n’avons pas encore décidé quel logiciel sera utilisé pendant la deuxième phase du projet.

02.03  Yolande Avontroodt (VLD): Le ministre doit veiller à ce que les groupes représentatifs financés soumettent un rapport d’évaluation.  Quelle sera l’incidence sur les hospitalisations d’urgence? Y aura-t-il un changement sur le plan des soins ambulatoires ? Il faudrait également se pencher sur les hospitalisations d’urgence.

L’incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « SANTE PUBLIQUE » – 26/10/2004 – Après-midi

 

 

05 Question de Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le formulaire d’enregistrement des cercles de médecins généralistes » (n° 3748)

 

05.01  Maggie De Block (VLD): En application de l’arrêté royal du 8 juillet 2004, les généralistes sont tenus de compléter un nouveau et très long formulaire d’enregistrement pendant leurs services de garde. Mon expérience en la matière m’autorise à affirmer qu’il est impossible de satisfaire à cette obligation administrative. Notre objectif n’était-il pas de réduire la charge de travail administratif des généralistes pour leur permettre de consacrer plus de temps à leurs patients ? A-t-on prévu de rémunérer ce travail de secrétariat supplémentaire ? Les données récoltées seront-elles traitées ? A qui les résultats seront-ils communiqués ?

05.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): Je pense également que les obligations administratives des médecins généralistes devraient être allégées. Mais cela ne signifie pas pour autant que toutes les tâches administratives soient inutiles. Par ailleurs, l’arrêté royal du 8 juillet 2004 prévoit que chaque cercle de généralistes doit mettre en place un système d’enregistrement lié à l’organisation des services de garde et doit faire rapport à ce sujet aux autorités compétentes.  Les cercles sont libres d’organiser l’enregistrement comme ils l’entendent. Lorsque des médecins généralistes rencontrent des problèmes, ils peuvent toujours en faire part aux cercles. En ce sens, on planche déjà actuellement sur un formulaire d’enregistrement commun qui tiendrait compte d’un certain nombre de remarques. J’aimerais aussi insister sur le fait que l’Etat ne demande pas un nombre exagéré de données. Seule une indemnisation financière de 0,20 euro par habitant d’un cercle de médecins généralistes pour le fonctionnement desdits cercles est prévue.  Les données seront traitées et gérées par la direction des Soins de santé de base du SPF Santé publique.

Le traitement des données sera encore plus facile lorsque les cercles commenceront à utiliser le formulaire commun.

Il n’est pas prévu de divulguer les résultats de l’évaluation, mais je répondrai à toutes les questions concernant l’état d’avancement de cette étude.

05.03  Maggie De Block (VLD): Nous sommes partisans de l’agrément et du financement de cercles de médecins généralistes. Certaines tâches peuvent être mises en regard de cela. Toutefois, je suis très sceptique quant au formulaire utilisé dans mon cercle. Je me réjouis d’apprendre qu’on prépare un nouveau formulaire qui, espérons-le, sera plus simple.

 

L’incident est clos.

 

06 Question de Mme Maggy De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « les critères d’agrément relatifs aux pratiques de médecins généralistes » (n° 3935)

06.01  Maggie De Block (VLD): J’ai appris par la presse qu’il existerait un nouveau projet d’arrêté ministériel fixant les critères d’agrément applicables aux pratiques des médecins de famille. La discussion de ce projet d’arrêté était à l’ordre du jour du Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes, mais en a été rayée à la demande du cabinet du ministre.  Quand le cabinet présentera-t-il un nouveau projet d’arrêté ? Quelle réglementation le ministre va-t-il mettre au point pour la pratique individuelle ?

06.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): J’ai l’intention de déposer une proposition devant le prochain Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes qui se tiendra le 1er décembre 2004. A mes yeux, la pratique individuelle qui satisfait aux critères d’agrément ne doit en aucun cas être pénalisée.

06.03  Maggie De Block (VLD): Un médecin qui pratique seul est-il toutefois en mesure de respecter les conditions d’agrément ? Les droits de la pratique individuelle doivent être préservés. Des accords de collaboration ne peuvent être imposés par des instances supérieures parce que les critères d’agrément sont tels que les médecins qui pratiquent seuls ne peuvent y satisfaire.

06.04  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

Nous visons uniquement l’amélioration de la qualité, ce qui implique la mise en place de normes.

L’incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Questions & Réponses écrites

Bulletin n° 42 du 2/8/2004

 

 

 

Question n° 195 de Mme Trees Pieters du 25 mai 2004 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

 

Cercle de médecins de Meulebeke — Zones de service de garde

 

L’article 5, 4°, de l’arrêté royal du 8 juillet 2002 fixant les missions confiées aux cercles de médecins généralistes précise qu’un médecin au moins doit être disponible en permanence par tranche de 30 000 habitants.  Le cercle de médecins de Meulebeke compte quatre zones de service de garde pour un total de moins de 120 000 habitants. Ces zones de service de garde fonctionnent de manière autonome et sont chapeautées par le cercle de médecins généralistes. Une zone de service de garde compte 32 900 habitants.

 

1. Doit-il y avoir un seul ou deux médecins généralistes de garde dans ces zones de service de garde et, le cas échéant, une double indemnisation des services de garde est-elle alors exigible ?

2. L’information que les médecins généralistes ont reçue à ce sujet est très fluctuante et contradictoire (Ordre des médecins, commission médicale provinciale, syndicat des médecins généralistes SV, conférence «Mozaïek» avec l’UHAK et le Prof. Vansweevelt).  Il se pose manifestement aussi un problème d’interprétation de la traduction néerlandaise de l’article 5, 4°, de l’arrêté royal du 8 juillet 2002 susmentionné.  Compte tenu de l’importance que revêt la question pour le responsable du service de garde et la direction du cercle (notamment en matière d’assurabilité), pourriez-vous fournir une réponse convaincante sur le plan juridique ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 26 juillet 2004 :

 

Nous distinguons deux objets dans la présente question parlementaire, l’un relatif à l’article 5, 4°, de l’arrêté royal du 8 juillet 2002 fixant les missions confiées aux cercles de médecins généralistes, l’autre portant sur l’honoraire de disponibilité.  La commune de Meulebeke est comprise dans la zone de médecins généralistes (= territoire couvert par un cercle de médecins généralistes) du cercle «Huisartsen van ’t Oosten van West-Vlaanderen».  Outre Meulebeke, ladite zone comprend également les communes d’Oostrozebeke, Pittem, Ruiselede, Tielt, Wielsbeke, Wingene et Dentergem.

Une des missions du cercle de médecins généralistes est l’organisation du service de garde de médecins généralistes. Le cercle de médecins généralistes doit organiser un seul service de garde dans toute la zone de médecins généralistes. Ce service de garde de médecins généralistes peut se composer de plusieurs unités, mais celles-ci ne doivent former qu’un seul service de garde pour l’ensemble de la zone de médecins généralistes.  Cela revient à dire pour le cercle «Huisartsen van ’t Oosten van West-Vlaanderen» qu’un seul service de garde est organisé pour les communes de Meulebeke, Oostrozebeke, Pittem, Ruiselede, Tielt, Wielsbeke, Wingene et Dentergem.

Il ressort des données de l’Institut national de statistique que le nombre d’habitants de la zone couverte par le cercle de médecins généralistes «Huisartsen van ’t Oosten van West-Vlaanderen» était de 78 914 à la date du 1er janvier 2003.

L’arrêté royal du 8 juillet 2002 fixant les missions confiées aux cercles de médecins généralistes stipule à l’article 5, 4°, que «durant la période d’activité du service de garde de médecins généralistes, un médecin au moins doit être disponible en permanence et ce à raison de 1 médecin généraliste par tranche complète de 30 000 habitants ».

Le tableau ci-dessous indique le nombre minimum de médecins généralistes qui selon la réglementation doivent être disponibles durant la période d’activité du service de garde de médecins généralistes.

 

Nombre d’habitants

dans la zone

de médecins                                        Effectif minimal de

médecins généralistes

1 à 29 999 ..........................................……………….. 1

30 000 à 59 999 ..................................……………..... 2

60 000 à 89 999 .................................………………... 3

90 000 à 119 999 ................................……………….. 4

(...) ...............................................………………....... (...)

 

Partant de ces chiffres, nous pouvons dire qu’au moins trois médecins généralistes doivent être disponibles en permanence durant la période d’activité du service de garde du cercle « Huisartsen van ’t Oosten van West-Vlaanderen».

Les modalités afférentes au versement des honoraires de disponibilité sont définies dans deux documents consultables sur le site internet de l’INAMI :

 

·        - Honoraire de disponibilité

  Finalisation des paiements pour les gardes réalisées en 2002

  Ouverture de l’application pour l’encodage des gardes réalisées en 2003

·        http://www.inami.be/care/fr/doctors/ availability/2002to2003/

·         

·        - Décision de la Commission nationale médicomutualiste concernant

·          les honoraires de disponibilité :

·        http://www.inami.be/care/fr/doctors/availability/2002to2003/decision.htm

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

 

Commission « SANTE PUBLIQUE » – 8/6/2004

 

 

08 Question de Mme Dominique Tilmans au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « les gardes médicales » (n° 2722)

 

 

08.01  Dominique Tilmans (MR): Dans le domaine des gardes médicales, on constate qu’un un nombre croissant de jeunes médecins, spécialistes et généralistes, désertent les hôpitaux en vue de préserver leur vie familiale. On assiste dès lors à une recrudescence de la consultation et à la non-participation aux rôles de garde.

Cela pose d’énormes problèmes au sein des hôpitaux situés dans des régions rurales en raison d’une faible présence de médecins spécialistes.  Cette situation engendre un état de fatigue et un stress insupportable pour les médecins.

08.02  Rudy Demotte, ministre (en français): Le problème est complexe dans la mesure où il concerne, d’une part, les gardes hospitalières et, d’autre part, la médecine ambulante, ce qui requiert des réponses spécifiques et contradictoires.  Dans ce contexte, une question se pose régulièrement à savoir celle d’une structuration de l’offre médicale en vue de garantir les gardes au risque de menacer les pratiques isolées.  Selon moi, il existe un réel problème au niveau de la qualité de la vie et l’ensemble des médecins réclament une meilleure qualité de vie. Il nous faut donc prendre des mesures en vue de répondre à cette demande.

Le problème des gardes renvoie aux questions de coordination, d’organisation, du transfert des données relatives aux patients, de la définition correcte du nombre de médecins nécessaires pour une population donnée et de la rémunération des gardes.

Actuellement, différentes mesures sont examinées dans le cadre d’arrêtés en préparation, relatifs aux cercles de médecine générale, aux pratiques de médecine générale, aux pratiques infirmières. Il s’agit donc effectivement de l’ensemble de la chaîne des soins.

S’agissant de la situation des services d’urgence, un débat corollaire existe quant à la meilleure disponibilité des médecins généralistes puisque ces derniers pourraient contribuer à désengorger les services d’urgence.

En l’absence de médecin disponible, les patients se dirigent généralement vers les services d’urgence.  Il s’agit donc de problèmes liés l’un à l’autre.  La réforme de l’aide médicale urgente actuellement en cours tend à diversifier les intervenants de cette aide.

Il s’agit de matières extrêmement complexes et interpénétrées auxquelles je tente de répondre de manière appropriée.

08.03  Dominique Tilmans (MR): Il s’agit d’un problème urgent qui ne concerne pas uniquement l’aide médicale urgente et le transport ambulatoire dans la mesure où de nombreux médecins orientent leurs patients vers les hôpitaux lorsque ces derniers se présentent en dehors des heures de consultation.

 

L’incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

 

Commission « SANTE PUBLIQUE » - 27/4/2004

 

 

 

03 Question de M. Daniel Bacquelaine au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « les missions confiées aux cercles de médecins généralistes » (n° 2186)

 

03.01  Daniel Bacquelaine (MR): Une édition récente du Journal du Médecin liste les missions confiées aux cercles de médecins généralistes par l’arrêté royal du 8 juillet 2002. Certaines missions nouvelles, comme la récolte de données épidémiologiques ou l’évaluation de la qualité des soins, nécessitent un soutien logistique et administratif.

Cependant, le subside prévu à cette fin, soit 0,20 euro par habitant, est insuffisant. Qu’allez-vous initier pour permettre davantage d’adéquation entre les missions et leur exécution ?

 

03.02  Rudy Demotte, ministre (en français): Votre question visait-elle l’arrêté royal déjà publié ou celui qui va l’être?

 

L’arrêté du 8 juillet 2002 fixe les missions des cercles de médecins généralistes; il en énumère trois.

D’abord, le cercle représente la zone de médecins généralistes et est le point de contact pour eux et pour la politique locale en matière de santé publique.

Ce cercle organise aussi le service de garde des généralistes dans la zone.

Il enregistre aussi les données en matière d’épidémiologie, de problèmes de sécurité, de plaintes des patients, de plaintes à propos des services.

Le projet en cours de rédaction vise une extension des missions. Il n’a pas encore franchi les étapes imposées, ni n’a reçu mon accord définitif. Il fait partie d’une série de mesures visant à structurer la première ligne de soins et à améliorer la complémentarité avec le secteur hospitalier. La question de la coordination avec les missions extra-muros des institutions hospitalières se pose aussi.  Tout cela va entrer dans le champ du texte en discussion.

Le but final, c’est l’amélioration de l’organisation, pour pouvoir offrir aux patients à domicile des soins diversifiés. La simplification doit intervenir dans les points d’ancrage du patient.

Le guichet unique local est important. Je ne parle pas ici d’une structuration unique dans une logique collectiviste, mais d’une meilleure coordination des services, qui permettra un échange des informations avec le secteur hospitalier. Un consensus sur ce thème apportera davantage de bien-être pour le patient et pour les médecins eux-mêmes.  L’un des grands problèmes aujourd’hui, c’est la dispersion des lieux. Nous sommes dans une logique d’intégration, davantage d’efficacité pour éviter de retrouver des médecins dans 25 structures différentes !

 

03.03  Daniel Bacquelaine (MR): Je prends acte du fait qu’il n’y a pas eu de concertation sur cet avant-projet. Certaines missions sont nécessaires mais la majorité des médecins travaillent comme indépendants, dans le statut d’une profession libérale. On ne doit pas en faire des fonctionnaires « part time »!

Ce qui m’inquiète, c’est que si les cercles de médecine générale reçoivent de nouvelles missions, il faut mettre à leur disposition une administration, leur garantir une logistique. Vous n’avez pas répondu à cette préoccupation.

 

03.04  Rudy Demotte, ministre (en français): Ces projets ne sont pas encore finalisés et je ne peux apporter de réponse précises quant aux moyens.  Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause la médecine libérale. L’idée est d’avoir des lieux de coordination plus efficaces, dans le cas des gardes, par exemple.

Un autre problème est celui de la continuité des soins. Beaucoup de médecins regrettent que, quand quelqu’un quitte un hôpital ou une institution psychiatrique, ils n’en soient pas informés. Ils ne disposent d’aucun lieu d’échange de données; il faut avancer vers une meilleure structuration.  Le but que nous avons n’est pas d’imposer des pratiques de groupe généralisées, mais de permettre à chaque médecin de pouvoir s’intégrer dans des réseaux de prestations de soins.  Le débat sur les moyens aura lieu en son temps.

 

L’incident est clos.

 

 

19 Question de Mme Annelies Storms au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « l’agrément des pratiques de soins » (n° 2634)

 

19.01  Annelies Storms (sp.a-spirit): Le Conseil d’État a formulé des critiques fondamentales sur les projets d’arrêté royal fixant les critères d’agrément des pratiques obstétriques à domicile, des pratiques infirmières à domicile et des pratiques de médecine générale. Fin janvier, le ministre a annoncé qu’il présenterait un projet d’arrêté sur l’agrément des collaborations entre médecins généralistes. Je n’entends toutefois rien dire des pratiques obstétriques à domicile.  Où en est chacun des trois projets d’arrêté royal ?  Une concertation a-t-elle déjà été organisée avec les généralistes, les infirmiers et les accoucheuses ? Quelles modifications ont-elles été apportées après les critiques du Conseil d’État ?  Quel calendrier a-t-il été proposé ? Les trois projets seront-ils prêts au même moment ? En a-t-il déjà été tenu compte dans les budgets de 2004 et 2005 ?

 

19.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais): Après avoir reçu l’avis du Conseil d’État, j’ai chargé mon cabinet de préparer un projet sur les pratiques médicales et les infirmiers. Le projet relatif aux médecins généralistes est prêt et peut être soumis à une large concertation. La procédure normale pourra ensuite être suivie. En ce qui concerne les infirmiers et accoucheurs, nous avons entamé la rédaction d’un projet qui reposera sur les critiques du Conseil d’État et sur le modèle organisationnel issu de la concertation avec les médecins généralistes.

Aucun moyen n’a été prévu au budget.

 

L’incident est clos.

 

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « SANTE PUBLIQUE » – 20/4/2004

 

 

09 Question de Mme Yolande Avontroodt au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le financement des cercles de médecins » (n° 2422)

 

09.01  Yolande Avontroodt (VLD): Les cercles de médecins peuvent obtenir un financement supplémentaire lorsqu’ils utilisent un numéro d’appel centralisé pour le service de garde. Le ministre pourrait-il me fournir des précisions sur ce système ? A quelles conditions faut-il satisfaire ?  Combien de cercles de médecins entrent-ils en ligne de compte ?

09.02  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

Dans la dernière proposition de mon administration, il n’est plus question d’un numéro central mais d’une permanence téléphonique. L’objectif final est que le médecin généraliste reçoive un rapport électronique de tous les autres traitements dont son patient a fait l’objet. La liste définitive des conditions n’a pas encore été fixée. Le nombre de cercles de médecins entrant en ligne de compte n’est pas encore certain non plus mais, en tout état de cause, nous souhaitons associer au système le plus grand nombre de services de garde possible.

09.03 Yolande Avontroodt (VLD): L’idée de la permanence téléphonique est bonne et le rapport électronique à l’intention du médecin généraliste est intéressant et utile mais il y a un coût à payer.

L’incident est clos.

 

13 Questions jointes de

·        Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « les modalités d’agrément de la pratique des médecins généralistes » (n° 2012)

·        Mme Maggie De Block au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « les modalités d’agrément de la pratique des médecins généralistes » (n° 2014)

 

 

13.01  Maggie De Block (VLD): Le projet d’arrêté royal portant sur l’agrément des cabinets rend pratiquement impossible la constitution de pratiques individuelles. Le 19 février 2004, il a été demandé au Conseil supérieur des médecins spécialistes et généralistes de rendre un avis à propos de cet arrêté royal. Ce dernier n’aurait pas disposé des textes nécessaires de l’arrêté royal car « certains auraient pu s’en offusquer ». De nombreux médecins étaient pourtant en possession du texte.  Est-il exact qu’un point de la version la plus récente du projet est consacré à la pratique individuelle?  Dans la mesure où la nature des soins est la même, je préconise un agrément identique pour les pratiques individuelles et les cabinets groupés. Le ministre partage-t-il mon point de vue? J’aurais souhaité obtenir des éclaircissements en ce qui concerne les obligations qui seraient imposées aux cercles de médecins généralistes.

13.02  Rudy Demotte , ministre (en néerlandais):

La lettre du Conseil supérieur a été rédigée par le président du Conseil, et non pas par mon cabinet.  Le projet de texte devait être soumis au Comité de concertation institué par l’arrêté royal n° 78, et non pas au Conseil supérieur. Il n’incombait certainement pas au président du Conseil des médecins de décider de présenter officiellement à ce conseil un texte qui devait être soumis à une autre instance.

Par contre, le projet a été diffusé à grande échelle parmi les médecins dans le cadre des dialogues de la santé. J’adapterai mon texte sur la base des remarques que m’adresseront le Comité de concertation, le Conseil des ministres et le Conseil d’Etat. Je ne vois pas d’inconvénient à débattre du projet au Parlement, aussitôt que j’aurai reçu suffisamment de critiques sur le texte.  Je focaliserai mon attention sur l’agrément de tous les cabinets de médecins généralistes, tant individuels que de groupe.

13.03 Maggie De Block (VLD): Que le ministre tienne compte des remarques des médecins est à saluer, car les observations du Parlement des médecins flamand apportent une valeur ajoutée. Je continue de me demander si un cabinet peut encore rester la propriété d’un seul médecin.

L’incident est clos.

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission de la Santé publique – 19/1/2004

 

 

 

07 Question de Mme Yolande Avontroodt au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « l’arrêté royal relatif aux associations de médecins généralistes » (n° 1101)

 

07.01  Yolande Avontroodt (VLD): Sous la précédente législature, une réglementation relative aux associations de médecins généralistes avait été préparée. Elle a toutefois fait l’objet d’un avis négatif du Conseil d’Etat. Le ministre a dès lors abandonné ce projet d’arrêté royal et il prépare une nouvelle initiative.

Peut-il déjà nous donner une idée de l’orientation qu’il compte donner au nouvel arrêté ?

07.02  Rudy Demotte, ministre (en français): La médecine hospitalière connaît depuis longtemps le travail en équipe, assurant ainsi une offre diversifiée et de qualité. Diverses structures composent aussi le paysage ambulatoire : maisons de repos, de soins, centres d’accueil pour toxicomanes, soins à domicile, soins palliatifs, etc.  A ce jour, ces structures ne sont pas coordonnées, car elles relèvent notamment d’autorités administratives différentes. Des centres de coordination sont donc nécessaires.  Dans l’intérêt du patient, il faut des équipes performantes, constituées dans une logique multiprofessionnelle.  Il faut créer des incitants pour les médecins et infirmiers à intégrer ces structures de coordination (CIST). Nous voulons également que ces structures puissent dialoguer avec les partenaires locaux et fédérer les équipes.  Pour les médecins généralistes, il y va de l’avenir de la profession. Il faut s’adapter au monde qui change.

La volonté de travailler en équipe fait son chemin.  Ce travail en commun peut améliorer la disponibilité, la continuité et les complémentarités.  Il permet une meilleure prise en charge des besoins, et améliore aussi la qualité de vie des professionnels (partage des données, possibilités d’avis complémentaires, facilités de remplacement).  Pour réussir, il importe que les incitants au travail en groupe soient forts. Des incitants financiers vont être proposés : financement des frais d’emprunts liés aux investissements consentis par les médecins désirant regrouper leurs activités ou travailler en réseau informatisé, et attribution d’une part préférentielle de forfait regroupé à planifier comme un incitant progressif (on vise ici par exemple l’honoraire forfaitaire pour le dossier médical global).

07.03 Yolande Avontroodt (VLD): Le ministre pourrait-il nous remettre le texte de sa réponse ?  En effet, la situation reste floue. Il veut refinancer les structures de coordination, accorder des prêts et financer des projets. Il a par ailleurs l’intention de financer globalement l’informatisation, la disponibilité et les forfaits. Je ne comprends pas très bien, dans ces conditions, comment une association – exception faite de l’aspect « projet » –pourra voir le jour.

L’incident est clos.

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

 Bulletin n° 13 des Questions & Réponses écrites du 22-12-2003

 

 

Question n° 35 de Mme Yolande Avontroodt du 1er octobre 2003 (N.) au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique :

 

Evaluation du service de garde de médecins généralistes.

 

L’arrêté royal du 16 janvier 2003 permet la réalisation de projets expérimentaux en rapport avec les services de garde de médecins généralistes. Conformément à cette réglementation, le premier poste de garde de médecins généralistes de Flandre a été créé à Deurne et a débuté ses activités le 27 juin 2003.

 

Selon le président du cercle concerné de médecins généralistes, les données provisoires disponibles indiquent que les patients font un recours croissant au poste de garde et n’ont jusqu’à présent été aiguillés vers les hôpitaux que dans une mesure limitée.

Ce projet expérimental s’étend sur une durée de trois ans et fera l’objet d’une évaluation en 2006. Celle-ci nécessite toutefois certaines données essentielles dont le poste de garde ne dispose pas.

 

Pour évaluer le poste de garde de médecins généralistes et plus particulièrement déterminer si ce système peut freiner le recours abusif aux services des urgences

des hôpitaux, l’on doit pouvoir disposer d’une vue d’ensemble sur les activités des services d’urgences. Les données anonymes relatives aux patients qui se présentent

aux urgences telles que le code postal de leur commune de résidence et les numéros de nomenclature utilisés peuvent à cet égard constituer des informations utiles.

 

Ces données peuvent-elles être communiquées, sous de strictes conditions, et uniquement aux fins de l’évaluation de projets déterminés ?

 

Réponse du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du 19 décembre 2003, à la question n° 35 de Mme Yolande Avontroodt du 1er octobre 2003 (N.) :

 

J’ai l’honneur de communiquer la réponse suivante à l’honorable membre :

 

— L’INAMI exerce le contrôle sur le projet concernant les services de gardes des médecins généralistes.

Lors de l’évaluation de ce projet expérimental à Deurne, on veillera à ce que le représentant de la SPF Santé Publique soit invité pour fournir à ce moment toute information (anonyme) utile, dérivée des données RCM, dans le respect de la loi sur

la protection de la vie privée.

— Tout contact avec le service des urgences est enregistré (en ambulatoire et hospitalisation) à l’aide e valeurs supplémentaires pour les champs existants

au sein de l’enregistrement RCM. Un séjour au service des urgences est enregistré séparément des urgences est enregistré séparément dans le RCM «séjour en spécialité ». De cette façon, nous disposons de données relatives au passage aux urgences. Ces données seront obtenues en mai/juin 2004 au plus tôt et devront encore être validées par la suite.

— Il est important de noter qu’aucune information n’a été demandée jusqu’à présent à propos d’interventions, de diagnostics et de prestations réalisés au service des urgences. Cela signifie que nous ne disposons pas de numéros de nomenclature

INAMI relatifs aux prestations dispensées au service des urgences ni de codes ICD-9-CM.

— Par contre, les données anonymes des patients ayant des contacts ambulatoires avec le service des urgences sont enregistrées. Nous disposons entre autres des données suivantes :

• année de naissance

• sexe • code postal

• code INS Belgique

• code du pays

• indicateur nationalité

• lieu d’admission

• année d’admission

• mois d’admission 

• jour de semaine de l’admission

• code réadmission 

• réadmission en nombre de jours depuis la sortie précédente

• mois de sortie

• jour de semaine de la sortie

• durée totale du séjour hospitalier en nombre de jours

• type d’admission entre autres :

— admission par le service des urgences sans implication du service 100 ou d’une ambulance;

— admission par le service des urgences sans implication du service 100 avec une ambulance, sans accompagnement d’un SMUR;

— admission par le service des urgences avec implication du service 100 avec une ambulance, sans accompagnement d’un SMUR;

— admission par le service des urgences avec une ambulance et l’accompagnement d’une fonction SMUR agréée (éventuellement association) du site hospitalier;

— admission par le service des urgences avec une ambulance et l’accompagnement d’une autre fonction SMUR (éventuellement association) que celle du site hospitalier

• adressé par entre autres:

— le propre médecin généraliste avec lettre d’adressage;

le propre médecin généraliste, après rendez-vous téléphonique ou oral;

— le médecin généraliste de garde avec lettre d’adressage; le médecin généraliste de

garde, après rendez-vous téléphonique ou oral

• destination

• type de sortie

• nombre total de journées d’hospitalisation à facturer pour le séjour hospitalier

• durée de séjour en spécialité «urgences»

• durée de séjour en index de lit en journées 

• durée de séjour en unité de soins en journées

• pour les urgences ambulatoires et les admissions par les urgences, sont indiquées la raison de l’admission (accident, maladie, tentative de suicide, contôle), l’heure de l’admission et l’heure de la sortie

• numéro d’identification de l’ambulance et du SMUR.

 

 

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE

COMMISSION DE LA SANTÉ PUBLIQUE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DU RENOUVEAU DE LA SOCIÉTÉ

Mardi 09-12-2003

 

 

 

04 Questions jointes de

·        ·        M. Jo Vandeurzen au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le projet d’arrêté royal concernant les liens de coopération » (n° 738)

·        ·        Mme Annelies Storms au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « les projets d’arrêté royal fixant les critères d’agrément des pratiques périnatales à domicile, des pratiques de soins infirmiers à domicile et des pratiques de médecins généralistes » (n° 787)

 

 

 

04.01  Jo Vandeurzen (CD&V): Au cours de la législature précédente, il a été abondamment question des arrêtés royaux relatifs aux associations de médecine générale. Où en est l’arrêté royal fixant les critères d’agrément des associations et des pratiques de groupe de médecine générale et des centres de santé de soins de première ligne ? Le Conseil d’Etat a-t-il rendu un avis ? Lequel ? Quelles mesures de soutien le ministre envisage-t-il de prendre en faveur de ces associations en attendant la publication de l’arrêté royal ?

04.02  Annelies Storms (sp.a-spirit): Le Conseil des ministres du 4 avril 2003 a approuvé les projets d’arrêtés royaux relatifs aux critères d’agrément des pratiques périnatales à domicile, des pratiques de soins infirmiers à domicile et des pratiques de médecins généralistes. Le Conseil d’Etat se serait montré très critique à propos du soutien administratif fédéral en faveur de ces pratiques parce que l’organisation des soins de santé ressortit à la compétence des Communautés.  Quel est l’état d’avancement du dossier? Les arrêtés royaux seront-ils adaptés? Est-il exact que l’arrêté royal relatif aux pratiques médicales est resté bloqué à la concertation médicomutualiste, ce qui empêcherait aussi de traiter les autres arrêtés royaux? Les trois arrêtés royaux peuvent-ils être dissociés? Le ministre maintiendra-t-il le soutien des associations de médecins?

04.03  Rudy Demotte , ministre (en néerlandais):

Le Conseil d’Etat a rendu un avis sur l’arrêté royal relatif aux associations et aux pratiques de groupe.  L’autorité fédérale ne peut s’immiscer dans la structure et l’organisation des pratiques des professions médicales que dans la mesure où il s’agit de soins dispensés individuellement par les praticiens. Cet avis exigerait par conséquent une adaptation fondamentale de l’arrêté royal. C’est pourquoi je prendrai personnellement une initiative dans le cadre du dialogue.

La concertation médico-mutualiste n’est compétente que pour les aspects financiers des pratiques médicales. Cet aspect dépend de l’existence d’un arrêté royal qui règle les normes et les modalités de l’agrément. Or, cet arrêté n’existe pas et il n’y a donc rien à bloquer. Il n’y a pas non plus de corrélation avec d’autres arrêtés royaux et il n’est pas question de bloquer ceux-ci.

04.04  Jo Vandeurzen (CD&V): Je m’étonne de votre réponse. Après toutes ces années de discussion au sujet des pratiques de groupe et de la revalorisation des soins de première ligne, le dossier est toujours au point mort. Les acteurs de terrain ont cependant nourri de grands espoirs.  Collaborer avec les Communautés constitue la seule solution pour progresser en la matière.  Toutefois, les médecins-généralistes ne salueront pas avec enthousiasme une telle initiative.

04.05  Annelies Storms (sp.a-spirit): Le secteur des soins de santé se distingue par sa complexité.  J’espère que le ministre mettra néanmoins tout en œuvre pour promouvoir la création de cabinets de groupe et pour en assurer le soutien administratif.

04.06  Rudy Demotte, ministre (en néerlandais):

Nous voulons tendre vers un renforcement de la cohérence dans le secteur. Soit nous évoluons vers des blocs de compétences cohérents, soit il faudra intensifier la concertation entre les deux niveaux.  Le bon fonctionnement du système est notre souci majeur. Je ne vous cacherai pas que je suis moi-même déçu de cette situation, mais il s’agit à présent de ne pas baisser les bras.

04.07  Jo Vandeurzen (CD&V): Le ministre ne nous suggère tout de même pas de modifier la répartition des compétences ! Celle-ci a été fixée par la Constitution. En outre, il est clair que les conceptions de la Flandre et la Wallonie en matière de soins de santé diffèrent totalement. C’est la raison pour laquelle le protocole des soins de santé mentale a récemment été rejeté. Que doit-il alors advenir du protocole relatif aux soins de première ligne ?

04.08  Rudy Demotte, ministre (en français): Il est important de coopérer avec les Communautés dans un souci de cohérence. Une approche différente n’est guère opportune.

Par ailleurs, iI existe également des différences importantes au sein d’une même Communauté. Il s’agit là d’un débat difficile.

L’incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission "Santé publique" - 1/10/2002

 

 

 

07 Question de M. Jef Valkeniers au ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l'Environnement sur

"les subventions allouées aux cercles de médecins généralistes" (n° 8539)

 

 

07.01  Jef Valkeniers (VLD): Les cercles de médecins généralistes attendent avec impatience les arrêtés d'exécution permettant de subventionner leurs activités. Quand ces arrêtés seront-ils publiés ?

 

07.02  Jef Tavernier, ministre (en néerlandais): L'arrêté royal contenant les normes d'agrément et l'arrêté ministériel contenant les conditions d'agrément seront publiés sous peu au Moniteur belge. Un arrêté ministériel relatif aux procédures sera ensuite publié et les subventions pourront être accordées. Dans une première phase, l'INAMI assurera seul le financement. C'est la raison pour laquelle l’avis de la commission médico-mutualiste a été recueilli. A partir de 2003, il devrait y avoir un système de financement distinct. Cette question sera abordée lors de l’examen du budget.

 

07.03  Jef Valkeniers (VLD): Un engagement est un engagement. J'espère que ce dossier ne va pas, une fois encore, être renvoyé aux calendes grecques.

 

07.04  Jef Tavernier, ministre (en néerlandais) : En ce qui me concerne, il n’en est pas question.

 

07.05  Jef Valkeniers (VLD): La publication des textes apaisera sans aucun doute les principales inquiétudes. Je suppose que le ministre mettra tout en œuvre pour réunir le budget nécessaire lors des discussions relatives au budget.

 

07.06  Jef Tavernier, ministre (en néerlandais) : Certainement. Cette semaine sera donc cruciale. Je vous fixe rendez-vous la semaine prochaine, pour la déclaration de gouvernement.

 

07.07  Jef Valkeniers (VLD) : L’octroi d’avances par l'INAMI fait-elle l'objet d'un consensus ?

 

07.08  Jef Tavernier , ministre (en néerlandais) : Je le répète, certaines questions devront être tranchées cette semaine.

 

L'incident est clos.

 

 

SENAT

Séance plénière – 18/4/2002

 

 

Question orale de Mme Mia De Schamphelaere à la ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l'Environnement et au ministre des Affaires sociales et des Pensions sur

«
la reconnaissance du cercle des médecins généralistes néerlandophones dans la région bruxelloise» (nº 2-953)

 

 

Mme Mia De Schamphelaere (CD&V). - Un projet d'arrêté royal relatif aux cercles de médecins définit comme suit une région de médecins généralistes : « Une zone géographiquement délimitée et d'un seul tenant composée d'une ou de plusieurs communes (districts), qui forme le territoire d'activité d'un seul cercle de médecins généralistes ». En principe, ces régions ne peuvent se chevaucher. Des exceptions sont toutefois possibles.
Le fichier des médecins généralistes de la région bruxelloise se compose de deux groupes : les francophones et les néerlandophones. Bien que ces derniers soient minoritaires, ils possèdent leur propre point de vue sur les soins de santé dispensés à Bruxelles et ils développent leurs propres méthodes.
En raison de fortes différentes culturelles et linguistiques avec le groupe francophone, les médecins néerlandophones souhaitent créer leur propre cercle et veulent qu'il soit reconnu. Les efforts qui ont été faits pour développer un minimum d'équipements de santé flamands, notamment dans le domaine des soins prodigués par les médecins généralistes, ne peuvent en effet être annihilés.
Le ministre connaît-il la situation des médecins néerlandophones dans la région bruxelloise ? Partage-t-il leur souci quant aux équipements de santé néerlandophones à Bruxelles ? Peut-il admettre la reconnaissance de deux cercles de médecins généralistes dans la région bruxelloise ? Si oui, reprendra-t-il celle-ci comme une exception dans l'arrêté royal en projet ?

 

M. Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires sociales et des Pensions.

 

Je connais suffisamment la question de l'organisation des soins de santé de première ligne et de la médecine généraliste à Bruxelles. Mon objectif est de trouver, pour l'ensemble du pays, une solution à la reconnaissance de la structure de première ligne, aux services intégrés de soins de santé à domicile et à la reconnaissance des cercles de médecins. Les arrêtés royaux relatifs à cette matière, qui sont en préparation et qui sont actuellement soumis au Conseil d'État, ont pour but de donner à la médecine généraliste et à l'ensemble des soins de santé de première ligne la place qui leur revient.
Dans ce but, la première ligne doit être structurée de manière telle qu'elle puisse être identifiée et utilisée, prendre ses responsabilités et recevoir les moyens nécessaires à l'accomplissement de ses tâches spécifiques dans le domaine des soins de santé. Cette structuration doit idéalement avoir lieu sur une base territoriale, dans une zone de soins déterminée. Les statistiques de la population, par âge et par sexe, sont disponibles à l'échelle communale. Par conséquent, il est préférable qu'une zone de soins se compose d'une ou de plusieurs communes. La délimitation d'une zone de soins est également importante pour pouvoir identifier les responsabilités.
Compte tenu de l'étendue des zones de soins, cette délimitation est peu plus compliquée dans les grandes agglomérations comme Gand, Anvers, Charleroi et Liège. C'est pourquoi nous veillons à ce que coexistent plusieurs zones de soins et, ou de médecins généralistes et à ce qu'elles ne se chevauchent pas. C'est encore beaucoup plus compliqué à Bruxelles à cause des questions linguistiques.
À Bruxelles, notre objectif est de mettre en place la construction suivante. Les médecins généralistes flamands peuvent organiser des cercles de médecins sur l'ensemble du territoire de la Région Bruxelles-Capitale, à condition que ces cercles couvrent ensemble l'intégralité du territoire de la Région mais sans se chevaucher. Les médecins francophone peuvent agir de la même manière. L'ensemble du territoire de la Région bruxelloise est donc couvert deux fois.
La Fédération des Associations de Médecins Généralistes de Bruxelles (FAMGB) a déjà laissé entendre qu'elle demanderait une reconnaissance en tant que cercle de médecins généralistes au niveau de la coupole. Cela signifierait qu'il y aurait déjà un cercle de médecins généralistes francophone à Bruxelles.
Dans cette logique, beaucoup souhaitent que, parallèlement, un cercle de médecins généralistes flamand soit créé pour l'ensemble de la Région de Bruxelles.
Il n'est cependant pas simple de formuler dans un arrêté royal une réglementation s'appliquant à l'ensemble du pays. C'est pourquoi une exception au principe de territorialité reste provisoirement possible dans la définition d'une zone de médecins généralistes. Le texte suivant a été ajouté à l'arrêté : « Les régions des médecins généralistes ne peuvent se chevaucher à moins que nous ne prescrivions des exceptions ». Celles-ci concernent Bruxelles.
Il a été demandé au Conseil d'État de proposer la bonne formulation juridique. Dès que cet avis sera connu, l'arrêté royal fixant les normes de reconnaissance des cercles de médecins généralistes sera rédigé dans sa version définitive et soumis à la signature royale.
Dans une lettre du 10 janvier 2002, les responsables de l'ASBL Brusselse Huisartsenkring ont en effet fait part de leur inquiétude. Ils considèrent que la formulation est imprécise ou ambiguë. Pour les médecins généralistes flamands de Bruxelles, la capitale doit compter deux régions de médecins généralistes, une pour chaque communauté linguistique. Ils souhaitent que cela soit clairement précisé dans le texte de l'arrêté royal.
J'ai donc effectivement l'intention de résoudre la situation à Bruxelles, comme l'ont proposé les médecins flamands bruxellois. Cette solution devrait également se situer dans le droit fil des proposition de coupole des cercles de médecins généralistes francophones.

M. Philippe Moureaux (PS). - C'est loufoque ! Comme si les médecins travaillaient séparément. À Bruxelles, les médecins généralistes ont une clientèle francophone et néerlandophone et ils ont la même association dans leur vie quotidienne. Revenez sur le terrain et voyez comment les choses fonctionnent.

M. Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires sociales et des Pensions. - Cette demande provient du terrain.

M. Philippe Moureaux (PS). - Ce n'est pas vrai. Cette demande émane de quelqu'un qui veut devenir président de quelque chose.

Mme Mia De Schamphelaere (CD&V). - Je remercie le ministre pour ses éclaircissements quant à son intention de reconnaître un cercle néerlandophone de médecins généralistes à Bruxelles. Cela doit bien entendu être juridiquement inattaquable.

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission « SANTE PUBLIQUE » – 16/4/2002

 

 

 

04 Questions jointes de

-         M. Koen Bultinck à la ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l’Environnement sur

« l’agrément des cercles de généralistes à Bruxelles » (n° 6882)

 

-         M. Ferdy Willems à la ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l’Environnement sur

« l’agrément de cercles de généralistes dans la région Bruxelloise » (n° 6885)

 

 

-         Mme Frieda Brepoels à la ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l’Environnement sur

« la lettre du Brusselse Huisartsenkring » (n° 6896)

 

- Mme Simonne Creyf à la ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l’Environnement sur

« les cercles de médecins généralistes dans la Région de Bruxelles-Capitale » (n° 6906)

 

04.01  Koen Bultinck (VLAAMS BLOK): Les généralistes flamands de la région bruxelloise craignent qu’un seul cercle de généralistes soit reconnu.

 

La ministre peut-elle lever l’inquiétude de ces médecins en confirmant qu’elle n’a pas opté pour une approche bicommunautaire ? A-t-elle déjà pris une décision définitive en ce qui concerne l’agrément des cercles de généralistes à Bruxelles ? Est-elle disposée à reconnaître, dans les textes réglant la procédure d’agrément, l’existence d’une région francophone et d’une région flamande pour les cercles de généralistes ?

 

04.02  Ferdy Willems (VU&ID) : Des réunions ont déjà été organisées au sujet de ce dossier. Il règne toutefois encore une grande incertitude parmi les intéressés qui se sont adressés, en désespoir de cause, aux députés. Ce n’est pas le fruit du hasard si, à présent, quatre groupes politiques questionnent la ministre sur ce dossier.

 

A Bruxelles, les systèmes bicommunautaires entraînent souvent une francisation de fait. Cela vaut particulièrement  pour le secteur médical. Les médecins savent donc parfaitement de quoi ils parlent et connaissent les dangers latents à la création éventuelle de cercles de généralistes bilingues.

 

Comment pourrait-on sortir ce dossier de l’impasse ?

 

Les projets de textes prévoient d’éventuelles exceptions. Il faut saisir cette occasion pour créer deux associations de médecins, comme le préconisent les médecins eux-mêmes. C’est la seule possibilité de garantir que chaque malade ou mourant pourra être traité dans sa langue maternelle.

 

04.03  Frieda Brepoels (VU&ID): Nous avons fait le tour du problème. Il convient à présent de clarifier la situation dans les meilleurs délais.

 

La ministre prendra-t-elle en considération les préoccupations légitimes du Brusselse Huisartsenkring lors de l’élaboration du texte définitif?

 

04.04  Simonne Creyf (CD&V): L’asbl Brusselse Huisartsenkring s’inquiète du risque de voir agréée une seule association de médecins pour la Région de Bruxelles-Capitale. La ministre n’a pas répondu à une lettre à ce sujet que lui avait adressée l’association le 10 janvier. Par le passé, le corps médical flamand a déjà pris une série d’initiatives utiles et constructives. Ces efforts ne peuvent rester vains. Agréer une seule structure bicommunautaire équivaudrait à réduire à néant toutes les tentatives de mise en place d’un corps médical flamand. La collaboration entre deux associations de médecins bruxelloises devrait être possible.

 

La ministre est-elle disposée à reconnaître deux associations de médecins pour la Région de Bruxelles-Capitale?

 

04.05  Magda Aelvoet , ministre (en néerlandais): Je suis au courant des préoccupations des médecins. Mon cabinet leur a déjà envoyé des informations à ce sujet. Les médecins-généralistes flamands proposent de créer un, voire plusieurs cercles de généralistes en Région bruxelloise. Chacun de ces cercles s’étendrait à l’ensemble de la Région mais sans doubles emplois. Une structure similaire serait mise en place du côté francophone. On aurait dès lors une double structure: tant du côté francophone que du côté flamand, un ou plusieurs cercles couvriraient le territoire de la Région. Les francophones souhaitent un agrément au niveau de l’organe faîtier. En parallèle, un organisme de coordination flamand pourrait également être instauré. Il est difficile de déterminer si se scénario pourrait s’appliquer à l’ensemble du pays. Lors du dépôt de nos projets d’arrêtés royaux, nous avons demandé l’avis du Conseil d’Etat sur ce point spécifique.

 

Pour Bruxelles, on cherche donc à faire une exception au principe de territorialité. Le Conseil d’Etat doit élaborer une réglementation sans failles sur le plan juridique pour rendre possible cette exception d’un point de vue légal.

 

Au début du mois de mars, l’on s’est déjà beaucoup concerté à ce sujet. Nous attendons l’avis du Conseil d’Etat. Il ne peut subsister aucun doute quant au fait que nous aspirons à la création de deux associations médicales à Bruxelles.

 

04.06  Koen Bultinck (VLAAMS BLOK) (en néerlandais): L’inquiétude des médecins généralistes flamands à Bruxelles était donc prématurée. C’est avec plaisir que je constate qu’il y aura bel et bien deux associations distinctes à Bruxelles.

 

04.07  Ferdy Willems (VU&ID) (en néerlandais): L’inquiétude était donc légitime, compte tenu de la situation dans ce pays.  Je me réjouis de savoir que les associations flamandes de médecins généralistes obtiennent satisfaction.

 

04.08  Frieda Brepoels (VU&ID)(en néerlandais): Je remercie la ministre pour sa réponse.

 

04.09  Simonne Creyf (CD&V):Je remercie la ministre pour sa réponse.

 

L’incident est clos.

 

 

 



CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission "Santé publique" – 18/12/2001

 

 

 

Question de M. José Vande Walle à la ministre de la Protection de la consommation, de la Santé publique et de l'Environnement sur

 

"la fermeture de cabinets de médecins généralistes"

(n° 5974)

 

 

José Vande Walle (CD&V): Au cours des derniers mois, les médecins généralistes ont été de plus en plus nombreux à fermer leur cabinet en Belgique pour rejoindre un cabinet de groupe aux Pays-Bas. Un médecin anversois justifie la décision qu'il a prise en invoquant les piètres conditions de travail. Il reproche aux autorités belges de ne pas être suffisamment sensibles aux conditions de travail pénibles et dangereuses. En dépit de l'attention toute particulière que la ministre accorde à la position centrale du médecin généraliste, nombre d'entre eux se sentent mésestimés.

 

Des mesures s'imposent par conséquent. Quelles initiatives ont été prises par le gouvernement afin de garantir la sécurité des médecins, particulièrement le soir et pendant les services de garde ? Comment le gouvernement compte-t-il réduire  les formalités  administratives et veiller à améliorer les conditions de travail ?

 

Magda Aelvoet, ministre (en néerlandais): Il n'est pas aisé de répondre en détail à une telle question dans le temps qui m'est imparti.

 

Le groupe des médecins généralistes n'a jamais été correctement représenté au sein des organisations de médecins qui sont principalement composées de spécialistes qui consacrent leur temps libre à des dossiers souvent techniques.

 

Cela vaut également pour l'organisation des soins de première ligne. Les obstacles ont été nombreux. L'arrêté royal réglant cette matière sera soumis au conseil des ministres vendredi prochain. Espérons donc qu'une solution soit proche.

 

C'est ainsi qu'une amélioration de la situation a été promise pour les services intégrés de soins à domicile, tout comme une réorganisation et un refinancement des services de garde. De nouveaux moyens financiers seront dégagés, y compris pour améliorer la sécurité.

 

Un numéro d’appel central devrait permettre de réduire les formalités administratives pour le médecin généraliste. Le cercle de médecins généralistes constitue, en outre, un point de contact pour la mise en oeuvre de la politique locale et il s'agit d'un endroit où les médecins peuvent mieux faire entendre leur voix à propos des négociations en cours. Il y a aussi le dossier médical global. Si un tel dossier est constitué et fait l’objet d’un suivi, une rémunération financière sera versée. Celle-ci doit constituer un signe de réévaluation des médecins généralistes.

 

La position des médecins généralistes sera encore renforcée par la mise en place de services intégrés de soins à domicile et par la concertation multidisciplinaire, qui sera facilitée et assortie d'une rémunération.

 

Voyez les questions des médecins quant à l’organisation de leur cabinet. Bon nombre d’entre eux disposant de leur propre cabinet perçoivent les cabinets de deux médecins ou de groupe comme une menace. Mais il est un fait que 40 pour cent des médecins généralistes souhaitent faire partie d'un cabinet de groupe, comme le médecin anversois que vous citez.

 

José Vande Walle (CD&V): La ministre et moi-même partageons donc les mêmes préoccupations. On n'insistera jamais assez sur l'importance des soins de première ligne.

 

L'incident est c

los.

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Questions & Réponses écrites - 23/10/2001 – Bulletin n° 96

Ministre de la Santé publique

 

Question n° 345 de M. Jo Vandeurzen du 18 septembre 2001 (N.) :

 

Soins de santé de première ligne — Coopération avec les communautés et les régions

 

 

Le 25 juin 2001, le gouvernement fédéral, les communautés et les régions ont signé un protocole relatif à l’organisation des soins de santé de première ligne.

Ce protocole prévoit notamment la délimitation de zones au sein desquelles tous les acteurs dans le domaine des soins de santé seront appelés à coopérer.

 

1.      Pouvez-vous fournir davantage d’explications à propos de cette initiative ?

 

2.

a) Quelle sera l’étendue de ces zones ?

b) De quelle manière seront-elles délimitées ?

c) Quelle procédure sera suivie en la matière ?

Réponse :

 

1.      L’accord de gouvernement fédéral du 7 juillet 1999, intitulé « La voie vers le XXe siècle », stipule ce qui suit : « Les soins de santé peuvent être améliorés par une prise en charge du patient au niveau le mieux adapté. Les soins de première ligne et la prévention doivent être stimulés; à cet égard, il faut initier l’échelonnement des soins de santé de manière à ce que le généraliste joue un rôle central dans le système. Le dossier médical doit donc être développé plus avant.»

 

Compte tenu de la répartition des compétences en ce qui concerne les soins de première ligne visés dans l’accord fédéral, le protocole cité par l’honorable membre a été conclu afin de stimuler la concrétisation de cet engagement pris dans le cadre de l’accord de gouvernement.

 

2.

a), b) et c) Au niveau fédéral, une programmation des services intégrés de soins à domicile est en voie d’élaboration, comme le prévoit le protocole.

 

Il appartient toutefois aux autorités dans ce cas-ci les communautés qui octroient lagrément de délimiter, sur la base des critères fixés au niveau fédéral, les zones et den déterminer la taille. Ces délimitations se feront en concertation avec le secteur.

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission "Santé publique" - 3/10/2001


Les soins de première ligne

 

Maggie De Block (VLD): Avant les vacances parlementaires, nous avons jeté les bases d'une politique des médicaments nouvelle formule, de l'agrément des cercles de généralistes et des services intégrés de soins à domicile. Il nous reste une série de choses à régler par arrêté royal. Il me revient qu'il existerait des projets d'arrêtés royaux traduisant l'intention du gouvernement d'abandonner le concept des régions de soins. Il semblerait qu'il serait aujourd'hui question de régions de généralistes.

Quand le projet de loi relatif aux soins de première ligne sera-t-il prêt ? Comment définira-t-on la notion de cercle de généralistes ? De quels moyens financiers dispose-t-on pour organiser ces cercles ? Comment procédera-t-on à leur agrément ? Quelles prestations fournies par les services intégrés chargés des soins à domicile rémunérera-t-on ?

Magda Aelvoet , ministre (en néerlandais): Les arrêtés royaux relatifs à l'agrément des cercles de généralistes et aux relations entre cercles de généralistes et régions de généralistes sont presque prêts.

Il sera prévu un financement distinct pour le fonctionnement des cercles de généralistes, outre un financement forfaitaire pour les régions de généralistes. Tout cercle existant de généralistes pourra demander et obtenir un agrément à condition de répondre aux normes fixées en matière de représentation et d'organisation du service de garde.

Une fois que les services intégrés de soins à domicile auront été créés, les prestations bénéficieront d'un financement INAMI.

Maggie De Block (VLD) : Un cercle de médecins généralistes correspond-il à 100.000 personnes ?

Magda Aelvoet , ministre (en néerlandais) : L'idée qui consistait à rattacher 100.000 personnes à chaque cercle a été abandonnée. Néanmoins, un généraliste par 30.000 habitants devra être disponible en permanence.

L'incident est clos.

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Commission "Santé publique" - 12/6/2001

 


L'agrément des cercles de généralistes

 

 

 

02.01  Luc Goutry (CVP): L'agrément des cercles de généralistes serait en voie de concrétisation. Cet agrément sera conditionné par la mise en place d'un service de garde. Des mesures d'accompagnement adéquates sont-elles prévues ? Un tel service fait-il réellement l'objet d'une demande? Comment le distinguera-t-on de l'aide médicale urgente ?

 

Quelles autres missions incomberont-elles aux cercles de généralistes ?

 

Les normes d'agrément prennent-elles également en compte la définition du "cercle de généralistes" telle qu'appliquée par l'UHAK ? Combien de généralistes doivent y être affiliés pour qu'un cercle puisse être agréé ? Quelles normes la ministre imposera-t-elle ?

 

02.02  Magda Aelvoet , ministre (en néerlandais): L'agrément des cercles de généralistes et la rationalisation des soins de première ligne sont deux dossiers connexes.

 

Cet agrément est à mettre en corrélation avec le fait qu'il était souvent fait appel aux services d'urgence des hôpitaux pour résoudre des problèmes relevant davantage des soins de première ligne. Confronté à cette réalité, on a voulu créer une structure accordant une place plus importante aux soins de première ligne, afin que le patient s'y retrouve plus facilement. Ces cercles de généralistes répondent à l'objectif de créer un lieu de rencontre local pour l'ensemble des patients qui désireraient recourir aux soins de première ligne. Un autre objectif consiste à améliorer l'organisation du service de garde. Par ailleurs, il convient également de mieux définir les choses en matière de responsabilités. Des concertations avec les médecins généralistes et l'UHAK, la fédération flamande des cercles de médecine générale ont déjà eu lieu. Cependant, ils ne sont pas les seuls parties concernés et nous ne souhaitons exclure personne. Par ailleurs, nous aspirons, dans la mesure du possible, à l'unanimité. Chacun doit avoir la possibilité de prendre part aux initiatives en la matière. Si de nombreux accords ont déjà été signés en Flandre, il n'en va pas de même en Wallonie. Je dois évidemment tendre vers un accord fédéral.

 

02.03  Luc Goutry (CVP): La réponse est claire. Il est important qu'un information de qualité soit fournie au grand public. Le système des soins de première ligne fonctionnera comme celui des services d’urgence ? Les GLQ font-ils partie de cet ensemble ? Le projet d’arrêté royal ne mentionne rien au sujet des GQS.

 

02.04  Magda Aelvoet , ministre: La mission des GQS est à ce point spécifique qu’elle n’a pas été réglée dans l’arrêté royal. Parfois, les situations peuvent converger graduellement, mais le processus est lent et complexe et je ne veux en aucun cas rendre les choses encore plus difficiles.

 

L'incident est clos.

 

 


Les soins de santé de première ligne

 

 

05.01  Maggie De Block (VLD): Les communiqués concernant un protocole relatif aux soins de santé de première ligne entre le gouvernement fédéral et les Communautés ont provoqué un très grand émoi parmi les médecins. Aux termes de ce protocole, un troisième niveau serait organisé par région, de sorte qu'une nouvelle superstructure serait créée. Comment la ministre conçoit-elle le fonctionnement de cette nouvelle configuration ? Le libre choix du patient sera-t-il garanti ? Dans quelle mesure influencera-t-elle notamment l'indépendance des médecins ? La ministre est-elle toujours attachée aux structures de 100.000 habitants ou agréera-t-elle les cercles de généralistes existants ?

 

05.02  Luc Goutry (CVP): Je déplore que sur un sujet aussi important que les soins de santé de première ligne, nous soyons condamnés, pour obtenir des informations, à déposer des demandes de questions. Ne pourrions-nous débattre de ce thème sur la base de textes ? Le protocole concernant les soins de première ligne que vous deviez conclure le 30 mai dernier avec les ministres compétents des gouvernements régionaux a-t-il été signé entre-temps ? Ce protocole prévoit-il que des accords doivent être passés concernant tous les aspects des soins de santé de première ligne, tels que la répartition de compétences en matière de transport non urgent de malades ?

 

L'organisation des soins prévue répond-elle aux besoins des patients et est-elle en harmonie avec les formes existantes de coopération entre prestataires de soins ? Sur quoi vous basez-vous pour affirmer que les gens éprouvent encore trop d'inhibition lorsqu'ils doivent se rendre chez le généraliste ? Une structuration excessive des soins de santé de première ligne n'aboutira-t-elle pas à mettre en place des procédures rigides et à démotiver les prestataires de soins ? Comment ces soins seront-ils financés ?

 

05.03  Magda Aelvoet (en néerlandais), ministre: Des médecins généralistes étaient assis autour de la table, mais n’ont rien dit. Certains acteurs ne semblent pas soucieux de voir intervenir des solutions. Sur le terrain, on observe des cercles très différents. Je m’engage formellement à ce que ceux qui existent déjà et constituent une seule entité régionale, puissent conserver leur propre champ d'activité. Un point de rencontre commun sera toutefois nécessaire. Le but est de permettre, localement, une concertation multidisciplinaire concernant le patient à un second niveau, et de prévoir même un troisième niveau pour les questions subsidiaires pouvant servir de support aux deux niveaux précédents, telles que les mesures visant à améliorer la continuité des soins de santé.

 

Le libre choix du patient est pleinement respecté. Il s’agit dans mon esprit d’un droit fondamental. La structuration minimale ne mettra en aucun cas  en péril l’indépendance des médecins généralistes. La délimitation des régions ne se fera pas seulement en fonction de données chiffrées ; d’autres paramètres seront également pris en considération.

 

Le protocole n’a pas pu être signé le 30 mai. Les derniers détails seront réglés sous peu. Le protocole sera approuvé définitivement à la fin mars.

 

Les établissements de soins figurant dans le protocole répondent à des besoins déterminés.

 

 

Par comparaison avec les autres pays européens, le médecin généraliste belge est très accessible. Pourtant, que les gens s’adressent trop souvent encore aux services d’urgence. Il faut par conséquent encore améliorer  l’accès au médecin généraliste.Le protocole répond largement aux pratiques et aux structures de coopération existantes. Je déplore qu’une crainte, qui est liée à une série de projections bien plus qu'à la réalité sur le terrain, donne lieu à des commentaires qui ne sont pas fondés.

 

05.04  Maggie De Block (VLD): Je suis heureuse d'apprendre que les structures actuelles seront maintenues. Il est incontestable que les services de garde sont fréquemment consultés. A Bruxelles, les gens recourront  davantage aux services d'urgence.

 

Toute personne qui travaille dans le secteur des soins de santé est une personne fort engagée. L'indépendance avec laquelle on exerce le métier constitue bien évidemment un de ses attraits.

 

05.05  Luc Goutry (CVP): Je repose ma question pour pouvoir débattre sur la base des textes. Cela n'a aucun sens de devoir deviner en commission le contenu des textes de loi et du protocole.

 

Les associations de médecins généralistes sont peut-être devenues soupçonneuses à la suite de la brusque liaison de l'agrément des cercles de médecins généralistes à un autre dossier.

 

La ministre a parlé d'une "antenne minimale". Qu'entend-elle par là ?

 

05.06  Magda Aelvoet , ministre (en néerlandais) : Nous avons utilisé les termes "services intégrés pour les soins à domicile" car le Conseil d'Etat les a employés dans le cadre de la répartition des compétences. Mais il n'est absolument pas question de prestations à domicile. Je ne puis vous présenter en commission un protocole qui n'a pas encore été adopté par l'ensemble des parties intéressées. J'ai déjà indiqué que je vous le présenterai dès que j'aurai obtenu leur accord. A titre d'information je puis vous transmettre le discours que j'ai prononcé lors de la célébration des 20 ou 25 ans de l'UHAC et dans lequel j'ai expressément évoqué la question des cercles et de leur reconnaissance ainsi que de leur intégration, et non pas de leur suppression.

 

05.07  Luc Goutry (CVP): Quelle est le lien entre les soins à domicile intégrés et les "SIT" (initiatives de coopération en matière de soins à domicile) ?

 

05.08  Magda Aelvoet , ministre (en néerlandais) : Le protocole sera également signé par Mme Vogels.

 

Le président: La ministre présentera à la commission un protocole signé par l'ensemble des parties concernées. Ne pourrions-nous pas disposer plus rapidement de ce protocole ?

 

L'incident est clos.

 

 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Bulletin n° 62 des Questions et Réponses écrites
5/2/2001

 

 

Santé publique

 

Question n° 225 de M. Jef Valkeniers du 27 décembre 2000 (N.) :

Médecins généralistes travaillant en cabinet de groupe - aide financière

 

 

Quoique j’aie moi-même surtout travaillé en cabinet de groupe en tant que médecin généraliste et spécialiste, je me demande pourquoi les médecins généralistes nourrissant le projet de travailler en groupe doivent recevoir une aide financière.

 

Quelle est donc la justification de cette aide financière ?

 

Réponse : En médecine spécialisée, et notamment en milieu hospitalier, des sommes considérables sont consacrées au financement de services communs : personnel infirmier, secrétariat médical et administratif, informatique, comptabilité, auxiliaires paramédicaux, entretien du matériel médical, des dispositifs techniques, l’hygiène et entretien des locaux, stérilisation du matériel, etc. Ce sont ces services communs qui permettent au patient d’être traité de manière optimale et à l’hôpital de remplir correctement les tâches qui lui sont réglementairement imposées (données statistiques, résumé clinique, facturation, ...). Un établissement de soins ne pourrait assurer ni ses missions vis-à-vis du patient ni ses obligations réglementaires s’il ne disposait pas, en plus du prélèvement opéré sur les honoraires médicaux, de ces autres moyens financiers structurels.

 

La médecine générale doit également faire face à des missions croissantes en nombre et en volume et à des obligations réglementaires : la stérilité du matériel, l’hygiène et la propreté des locaux, l’accessibilité d’une permanence téléphonique, la tenue d’un dossier médical, la gestion des urgences, la tenue des données comptables, le courrier aux confrères, le classement des rapports, l’éducation sanitaire, l’information au patient, la prévention, la gestion des rappels de patients pour motif médical (vaccination, contrôle), l’organisation de soins multidisciplinaires, la formation continue, le peer review, etc.

 

Les exigences de la société ont considérablement augmenté vis-à-vis des services et ce phénomène ne touche d’ailleurs pas que le domaine de la santé. La société ne dispense plus ses services aujourd’hui comme elle le faisait hier.

 

Certains pays ont assuré à la médecine générale un soutien financier structurel qui permet à des groupes de médecins de disposer d’une aide médicale et administrative adéquate. Cette volonté n’est donc pas une exception ni une bizarrerie. Il n’est évidemment pas réaliste d’espérer offrir dans notre pays un soutien médico-administratif à chaque médecin et c’est la raison pour laquelle on préfère l’idée d’un soutien financier à une initiative rassemblant plusieurs médecins généralistes. Facilitant l’exercice de fonctions déjà remplies, ce soutien financier permettrait en outre aux médecins généralistes d’assurer des fonctions nouvelles comme la prise en charge multidisciplinaire au niveau des soins primaires, une politique de prévention et d’éducation sanitaire, l’enregistrement des données épidémiologiques ou d’indicateurs de qualité, etc.

 

Les structures locales de médecins généralistes remplissent également d’autres rôles : organisation des gardes, organisation de peer review (GLEM) et de formation continue, établissement de relation de collaboration avec les établissements hospitaliers et avec d’autres professions de la santé.

 

Pour toutes ces raisons, je pense qu’un financement de ces initiatives locales est indispensable si l’on veut à terme disposer d’une première ligne de soins efficace.

 

 


 

 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS - Commission "Santé publique" - 14/11/2000

 

 

Les soins de première ligne

 

 

Jo Vandeurzen (CVP) : Selon la cour d'arbitrage, la création de circuits de soins par la loi du 25 janvier 1999 ne relève pas de la compétence de l'autorité fédérale. Le gouvernement fédéral ne pourra désormais plus intervenir que par le biais de l'assurance soins de santé.

 

L'autorité fédérale est-elle toujours en mesure de mettre sur pied une politique de santé intégrée ?

 

Quelles seront les effets de cet arrêt sur les projets visant à offrir un cadre juridique aux soins de première ligne ? Comment progressera-t-on à présent dans la mise en œuvre du concept de première ligne ?

 

Magda Aelvoet, ministre : J'ai chargé les services juridiques de mon administration de l'analyse de cet arrêt important qui rend plus difficiles tant une politique de santé intégrée que les prestations de soins extra muros.

 

La cour d'arbitrage admet qu'en matière de politique de soins extra muros, l'Etat fédéral est compétent pour la législation de base. Elle admet aussi que la réglementation de base et le financement de l'encadrement à domicile ainsi que les structures de coopération relèvent de la compétence fédérale.

 

Le pouvoir exécutif peut étendre les dispositions de la loi sur les hôpitaux aux structures de coopération en matière de soins.

 

L'État fédéral n'est pas compétent pour arrêter unilatéralement une réglementation pour la totalité des prestations de soins en dehors des hôpitaux et il ne peut détenir de compétence organique ou normative à l'égard des services des communautés.

 

Cet arrêt ne simplifie pas la mise en œuvre d'une politique de santé intégrée. Sa motivation laisse cependant de la marge pour certains aspects des soins de première ligne et pour les structures de coopération.

 

Le pouvoir fédéral respectera l'arrêt de la cour d'arbitrage et consultera les Communautés pour conclure avec elles des accords de coopération. En ce qui concerne l'arrêt, les dispositions d'annulation seront insérées dans une nouvelle loi sur les hôpitaux, limitée à la compétence organique et normative du pouvoir fédéral.

 

Jo Vandeurzen (CVP) : Outre une conclusion politique, l'arrêt se prête également à une analyse technique. La mise sur pied de soins intégrés sera très difficile. La question de savoir si le fédéral est ou non compétent en la matière est sans cesse remise sur le tapis. Au niveau fédéral, la politique évoluera de plus en plus, par le biais de l'assurance, vers le domaine dont le ministre Vandenbroucke détiendra les commandes. Soit des accords de coopération verront le jour et le niveau fédéral pourra prendre le communautaire en otage ou inversement, soit on se rallie à un concept asymétrique.

 

Pour éviter les annulations, il faut, surtout depuis cet arrêt, veiller à octroyer des compétences homogènes aux Communautés.

 

Magda Aelvoet, ministre : Pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser que l'avis émane de l'administration, et non du cabinet.

 

Je n'ai cessé de répéter que toute solution efficace exige la conclusion d'un accord avec les Communautés. A ce niveau, il n'y a aucun changement. Les discussions sont en cours.

 

En ce qui concerne la réforme d'Etat, une liste impressionnante de mesures à prendre a déjà été. rédigée. Les soins de santé n'y figurent pas et il appartiendra donc au prochain gouvernement d'opérer les réformes.

 

Jo Vandeurzen (CVP) : Il est possible de conclure un accord politique avec les Régions, mais la définition de normes suppose aussi l'existence d'un cadre juridique.

 

Magda Aelvoet, ministre : Nous allons agir en respectant la marge de manœuvre autorisée par la Cour d'arbitrage.

 

L'incident est clos.


 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS - Commission "Santé publique" - 24/10/2000

 

 

 

L’organisation de la première ligne

 

 

 

Maggie De Block (VLD) La ministre projette une réorganisation de la « première ligne » passant par une subdivision en régions de soins. Cette question devrait faire l’objet d’une concertation au cours des mois de septembre et octobre. Qui a été convié à ces réunions de concertation ? N’est-il pas un peu tard pour les organiser s’il entre dans les intentions de la ministre de prendre une décision avant la fin du mois d’octobre ? S’agit-il de véritables réunions de consultation ou seulement de réunions d’information ? Comment ces régions de soins s’intégreront-elles dans les structures existantes ? Comment fera-t-on pour tenir compte des différences entre les structures des deux Communautés ? Ne serait-il pas préférable d’optimiser les structures existantes ? De quels moyens financiers dispose la ministre pour mener à bien cette réforme ? Quel profit le patient en tirera-t-il concrètement ?

 

Magda Aelvoet, ministre : Il avait effectivement été prévu qu’une concertation serait organisée avec les structures existantes sous la forme de réunions thématiques. En Flandre et en Wallonie, ces réunions ont bien eu lieu, même si elles se sont tenues avec un certain retard. Toutefois, elles n’ont pas encore été organisées à Bruxelles. Cela montre qu’il est souhaitable de procéder graduellement à partir des structures existantes. Toutefois, il n’est pas possible de déterminer un calendrier. En outre, il faut mettre en place divers niveaux : la première ligne, le niveau local et le niveau d’harmonisation. Des accords de coopération seront conclus à cette fin. Il est urgent d’agréer des cercles de généralistes. Nous prendrons rapidement une initiative à cet effet.

 

Maggie De Block (VLD : Il existe un consensus à propos des trois niveaux d’organisation.

 

Il est normal que toutes les prestations soient rémunérées. Je me réjouis de ce que ce problème soit près d’être réglé.

 

Quel budget global sera affecté à la réorganisation des soins de la « première ligne » ?

 

Magda Aelvoet, ministre : Il m’est impossible de vous donner des précisions à ce sujet pour l’instant.

 


 

PARLEMENT  WALLON - séance plénière du 7 juin 2000

 

 

 

Les circuits de soins en Wallonie

 

 

 

M. Guy Hollogne (PSC). – Il y a une quinzaine de jours, vous avez lancé un appel à des projets pour stimuler des actions coordonnées autour des soins et services de première ligne.

 

Votre but est de favoriser l’émergence de réseaux d’équipement de soins permettant une prise en charge pluridisciplinaire d’un groupe cible de patients et une continuité de soins.

 

En outre, les projets pilotes développeront le concept de circuits de soins en l’intégrant aux pratiques existantes.

 

Ainsi que vous l’avez rappelé, il ne s’agit pas, pour vous de créer de nouvelles structures, mais bien de les améliorer.

 

Le niveau local apparaît le plus adéquat pour cerner les besoins de la population et y répondre de façon appropriée.

 

D’après vous cela implique un dépassement des cloisonnements entre professionnels et services, au profit d’un partenariat étroit ; l’objectif étant de répondre aux besoins de la population.

 

Pour ce faire, vous avez prévu 20 millions au budget 2000.

 

Estimez-vous que ce budget sera suffisant pour couvrir l’ensemble du territoire wallon et avoir une proximité de terrain ? Enfin, peut-on connaître les critères qui vont prévaloir pour la sélection des projets et le délai de mise en oeuvre des actions qui seront retenues ?

 

M. Thierry Detienne, Ministre des Affaires sociales et de la Santé. – L’appel à projet était public. Il a été lancé à la mi-mai. Il a notamment été relayé par la presse.

 

Il concerne les soins et les services de première ligne. Il s’agit de coordonner les actions existantes et non de créer de nouvelles structures. Les projets retenus ne créeront pas la proximité. Elle existe déjà.

 

Le montant de 20 millions prévu vous paraît maigre, mais notre objectif est de lancer une dynamique. Nous souhaitons une forme de recensement. Il ne faut pas oublier non plus qu’il s’agit d’expériences pilotes.

 

L’effort budgétaire est fonction de l’objectif.

 

Il y aura, en effet, un choix à opérer vu le succès de l’opération.

En ce qui concerne les critères, les projets devront :

 

- partir des besoins d’une population déterminée et ce, dans une région donnée ;

- s’adresser à un public cible représentatif ;

- avoir un caractère original et novateur en s’appuyant sur des structures existantes ;

- optimaliser l’offre de soins existants dans le secteur visé ;

- améliorer la qualité des services offerts ;

- améliorer l’accessibilité des soins et leur continuité ;

- mettre en évidence les éventuels manques à combler par les autorités.

 

Il y a également des critères d’organisation. Chaque projet devra s’appuyer sur trois types de structures au moins et ce, dans un souci de pluralisme, viser des objectifs relativement précis et bien définis dans le cahier des charges, organiser le système mis en place afin que l’octroi d’aide supplémentaire soit perçu par l’utilisateur comme un ensemble cohérent.

 

Le calendrier est le suivant :

 

- réception des projets : jusqu’à fin juin 2000 ;

- choix des projets en juillet et août 2000 ;

- démarrage des projets et engagement éventuel de personnel en septembre 2000 ;

- vérification de la mise en route des projets en octobre 2000 ;

- première évaluation en décembre 2000 ;

- suivi des différents projets dans le courant de l’année 2001.

 

Un groupe de travail pour le choix des projets ainsi qu’un comité d’accompagnement seront constitués.

 

M. Guy Hollogne (PSC). – J’ai bien compris qu’il s’agissait d’un premier pas dans le cadre de projets pilotes. Il faudra revenir sur le sujet. J’attendrai le mois de septembre pour connaître l’orientation et les choix opérés.

 


PARLEMENT WALLON - séance plénière du 24/5/2000

 

La structuration des soins de première ligne : un état de la question

 

 

 

Mme Chantal Bertouille (PRL-FDF-MCC). – Les soins de première ligne et leur structuration font l’objet de notes politiques, de déclarations d’intention et de consultations tant au niveau fédéral qu’au niveau wallon.

Au niveau fédéral, Mme la Ministre Alvoet a élaboré des notes conceptuelles ayant pour objet, la structuration des soins de 1ère ligne. L’une d’elles analyse des conclusions du Rapport Peers sur les soins de santé en Belgique.

 

Ce rapport dresse un état des lieux des soins de santé dans notre pays, quant à leur accessibilité mais aussi aux différents intervenants.

 

Les notes conceptuelles de la ministre fédérale de la Santé devraient, après consultation, déboucher sur un Arrêté royal réorganisant les soins de 1 ère ligne.

 

Si la Ministre Aelvoet consulte les organisations médicales, je suppose qu’elle consulte également ses collègues des entités fédérées et donc le ministre wallon de la Santé. Je voudrais que vous nous informiez sur l’état de la concertation que vous avez en la matière avec votre Collègue fédérale.

 

L’arrêté en préparation au niveau fédéral aura des conséquences en Région wallonne. En effet, si la dispensation des soins médicaux et paramédicaux ainsi que leur financement est de compétence fédérale, d’autres matières abordées dans ses notes d’orientations par Mme Alvoet concernent des compétences exercées par les Communautés et Régions.

 

Parmi les compétences de santé, la Région wallonne exerce celles relatives à la santé mentale, à la coordination des soins et services à domicile, aux plannings familiaux, à la lutte contre la toxicomanie, à la politique des personnes handicapées, à la politique du 3ème âge et aux hôpitaux psychiatriques. Nous sommes également compétents pour l’agrément des infrastructures hospitalières, l’équipement en matériel médical lourd ainsi que les plates-formes de soins palliatifs.

 

Mon objectif, en vous posant cette question, est double : je souhaite amener au Parlement wallon le débat sur la structuration des soins de 1ère ligne, je veux aussi affirmer l’importance, pour ma formation politique, de la place que les professionnels indépendants du secteur médical doivent occuper dans une politique de santé.

 

La place centrale du médecin généraliste doit être renforcée dans les dispositifs de soins. Les associations de médecins généralistes que vous avez rencontrées paraissent assez confiantes sur ce plan.

 

Quant à une évolution nécessaire de la pratique médicale, d’une pratique individuelle vers une pratique de groupe ou pluridisciplinaire, je pense que les professionnels en sont aussi conscients et ce, depuis près de 20 ans. En effet, les premières initiatives de coordination de soins à domicile remontent à cette époque et sont nées de ce constat.

 

La fiche 84 du Contrat d’Avenir fait état de cet objectif. Pouvez-vous donner des précisions quant aux projets-pilotes pour lesquels vous annoncez 20 millions pour l’an 2000 ? Vous envisagez la reconnaissance de dix projets de développement de circuit de soins. Quels objectifs sont poursuivis? Quels sont les acteurs concernés?

 

S’agira-t-il de nouvelles structures ? Quel rôle accordez-vous aux coordinations de soins et de services à domicile? Vous êtes-vous basé sur les résultats de l’évaluation que la Commission ad hoc a dû rendre. Un moratoire avait été décidé pour 1998 et 1999. Il est à présent levé, mais je m’interroge sur à l’évolution de ces centres. Je suis convaincue que leur législation de base doit être revue et j’ai cosigné, à cet égard, deux propositions de décret.

 

L’arrêté royal que Mme le Ministre fédéral de la Santé prépare, prévoit la création de 85 régions de soins pour l’ensemble du pays. Ces régions auront des contours géographiques délimités par les régions et communautés, sur base de données transmises par le niveau fédéral.

 

Quel est l’état de la concertation ? Au niveau de la délimitation, le critère de densité de population sera-t-il retenu? Au contraire, le critère ne sera-t-il pas l’offre de soins existante ? Comment articuler les différents organismes agréés par la Région wallonne ?

 

M. Thierry Detienne, Ministre des Affaires sociales et de la Santé. – En l’état actuel des choses, je ne puis répondre à toutes vos questions eu égard aux travaux en cours. La Région wallonne est pleinement impliquée, dès que l’on parle de circuits de soins. La Région wallonne est un partenaire à part entière. Nous avons un rôle important à jouer en termes d’organisation des soins. Il existe une concertation permanente avec la Ministre Alvoet. Un accord de principe sur les grandes lignes est intervenu. Des réunions de concertation sont en cours en ce qui concerne l’arrêté royal. Un appel a été lancé la semaine dernière au niveau de projets-pilotes. Il est vrai que la demande est insuffisamment couverte malgré la qualité des nombreux soins déjà proposés. Le but est d’arriver à de nouvelles formules ou de révéler des formules existantes, mais méconnues. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles structures, mais de les améliorer. Les projets feront l’objet d’une évaluation intensive.

 

La concertation est, chez moi, un principe. Au niveau des centres de coordination, la réforme n’a pas pour objet la création de nouveaux centres. L’actuel décret devra être reconsidéré. D’ici quelque temps, je pourrai vous transmettre un état des lieux plus précis. Je vais vous transmettre une copie de l’appel lancé au niveau de projets-pilotes.

 

Mme Chantal Bertouille (PRL-FDF-MCC). – Le débat ne fait que commencer. Je suis heureuse de vous entendre dire que les centres de coordination méritent une adaptation de la législation existante. Merci de transmettre également une copie du rapport de la Commission d’évaluation.

 


CHAMBRE DES REPRESENTANTS - Commission "Santé publique" - 23/5/2000


Le cadastre des pratiques (de généralistes)

 

Mme Maggie De Block (VLD) : Dans sa note sur le rapport Peers, la ministre a souligné l'importance des soins de première ligne. À cet égard, l'instauration d'un cadastre des cabinets de généralistes est envisagée. Le Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes aurait été saisi d'un projet d'arrêté royal relatif à cette matière.

Quelle en est la teneur? Comment ce cadastre sera-t-il établi? Quel objectif la ministre poursuit-elle? Comment pense-t-elle pouvoir améliorer la structure des soins de première ligne? Quel usage sera fait des données collectées? Quel en sera l'impact sur la politique mise en oeuvre ?

Les médecins pourront-ils consulter ce cadastre? La ministre prévoit-elle des garanties quant à l'exactitude des données?

Mme Magda Aelvoet, ministre (en néerlandais) : Il existe bien un projet d'arrêté royal mais des avis doivent être rendus à son propos.

Cet arrêté royal doit nous permettre de disposer de données précises au sujet de la situation actuelle des cabinets de généralistes dans notre pays. Nous souhaitons dès lors collecter certaines données à caractère pratique qui seront analysées et enregistrées dans le cadastre.

Il règne au sujet de la répartition entre médecins agréés, non agréés, accrédités et spécialisés une certaine confusion que nous voulons voir levée.

Lorsque nous disposerons d'un tableau clair de la situation des médecins généralistes en Belgique, il pourra en être tenu compte pour la politique à mettre en oeuvre. L'incertitude qui prévaut actuellement rend en effet malaisée la mise en oeuvre d'une politique efficace dans le domaine de la médecine de première ligne.

L'objectif est de réunir des données de base précises permettant d'arrêter un meilleur planning et d'améliorer la communication. Pour l'heure, nous ne disposons pas encore de l'avis du conseil supérieur des spécialistes et des généralistes. Cependant, nous poursuivons nos travaux dans la sérénité.

Mme Maggie De Block (VLD) : Il s'agit donc d'un inventaire où figureront tous les généralistes. Actuellement, on n'enregistre guère de plaintes au sujet des soins de première ligne. Ma question m'a été inspirée par les craintes que je nourris à leur propos.


 

CHAMBRE DES REPRESENTANTS - Commission "Santé publique" - 2/5/2000

 

 

Les régions de soins

 

Mme Maggie De Block (VLD): Selon Le généraliste du 19 avril dernier, la ministre envisagerait de créer 85 régions de soins dont la gestion incomberait pour un tiers aux généralistes, pour un tiers à d'autres prestataires de soins et pour un tiers aux représentants des MRS et des CPAS. Ces régions de soins seraient chargées des contacts avec les spécialistes, de la normalisation et du "peer review".

Quels seront les rapports entre les régions de soins, les GLQ, les milieux médicaux et les initiatives de soins à domicile? La multiplication des structures sera-t-elle bénéfique à la qualité des soins? Qui sont les autres prestataires de soins? Pourquoi créer une nouvelle structure? Comment sera-t-elle financée? Le financement des GLQ qui sont prêts à fonctionner ne risque-t-il pas d'être mis en cause? Pourriez-vous définir les soins de première ligne? Où situez-vous exactement les spécialistes "extra muros" indépendants? Dans les nouvelles structures? Quelle place occuperont les généralistes qui exercent une médecine non conventionnelle?

Mme Magda Aelvoet, ministre (en néerlandais) : À l'heure actuelle, on s'emploie à recueillir des informations sur les soins de première ligne. Ces informations nous sont communiquées. L'administration et le cabinet examinent également le problème de la délimitation territoriale. Nous avons envisagé la création de 85 régions, qui seront évidemment un peu plus vastes que celles délimitées pour les soins à domicile. En outre, la délimitation tiendra également compte de la situation actuelle en ce qui concerne le renvoi vers les spécialistes.

La délimitation territoriale ressortit, en fait, aux Communautés, avec lesquelles des concertations sont organisées. D'autres concertations ont par ailleurs menées avec les Affaires sociales en vue d'assurer le financement nécessaire.

Le mot clé en cette matière est "intégration". Nous devons éviter les chevauchements entre les structures existantes, tels que le GLQ et les initiatives de soins à domicile. Il ne m'est malheureusement pas possible de vous fournir une réponse plus concrète pour l'instant.

L'organisation des services de garde et l'administration, ainsi que d'autres tâches qui ne sont pas directement liées aux patients, devraient venir en appui des prestations de soins. Il s'agit d'améliorer les soins, d'assurer une meilleure continuité des soins, de collecter des données sociales et géographiques, etc. La conférence de presse organisée par M. De Coster illustre, une fois de plus, le retard accumulé en matière de traitement informatique des données. Un pool informatique doit être mis sur pied d'urgence.

Il sera, évidemment, tenu compte des structures de coopération existantes. Il appartient au ministre des Affaires sociales de définir les contours du plan. Il serait prématuré d'apporter, dès à présent, des précisions sur le financement de l'opération. L'organisation d'une meilleure coopération entre les soins de première et de deuxième ligne constitue l'objectif à terme. Des moyens financiers seront dégagés en concertation avec le ministre Vandenbroucke. La Belgique est tenue de mettre en oeuvre les directives européennes.

Mme Maggie De Block (VLD) : J'ai souhaité relayer la préoccupation des médecins et leur crainte de voir mettre en place une nouvelle structure, en sus de celles qui existent déjà. La communication d'informations de la médecine de première ligne à la médecine de deuxième ligne s'organise actuellement sur une base volontaire. Il est temps de reconnaître à la médecine de première ligne une place à part entière.