COMMUNIQUE DE PRESSE
Courcelles, le 16 février 2010
Ch(è)re journaliste,
Vous trouverez
en annexe un communiqué de presse concernant la 2e
édition de la « Journée
des Patients » qui s’est tenue le 5 février
dernier au Musée de
Lors de cette journée et pour la première fois !!! les patients ont pu assister à des réflexions, faire des présentations et débattre avec TOUS les interlocuteurs qui ont à cœur de se battre ensemble contre la maladie.
C’est ainsi que la « Journée des Patients » fut rythmée par les présentations d’un médecin généraliste, d’un cardiologue, d’un pharmacien, d’un représentant des mutualités libres, d’un représentant de pharma.be, d’une infirmière en unité d’algologie et active au sein d’une association de patients, d’un président d’association, d’un représentant de l’industrie pharmaceutique qui expliqua le cheminement suivi par un futur médicament avant sa mise sur le marché et également d’une députée-médecin pour l’aspect résolument politique…sans oublier le modérateur, le Dr Roland Lemye, président de l’Absym (Association belge des Syndicats Médicaux).
Vous
trouverez en annexe à titre informatif le programme complet de cette
« Journée des Patients ».
UNE PRESENCE MASSIVE
C’était vraiment
une occasion unique et quelque 22 associations de patients venus à 2 ou 3
(représentant quelque 36.500 patients !)
certains atteints de maladies rares (certains malades sont en fait les
fondateurs de leur propre association) avaient fait le déplacement pour faire
entendre leur voix et dénoncer la lenteur administrative, ministérielle à
laquelle ils sont confrontés mais également aux problèmes d’accessibilité des
soins et au peu d’écoute qu’on leur prête lors des prises de décision les
concernant. « Tout ceci doit changer !
UNE DOUBLE THEMATIQUE
Cette seconde édition de la « Journée des Patients » avait une double thématique : « la mauvaise observance médicamenteuse : le risque de mal utiliser le médicament adéquat » & « Politique des soins de santé : demander l’avis des patients. Avant la décision ». Si la deuxième partie de la thématique ne souffre aucun doute pour la plupart des lecteurs avertis, il n’en va certainement pas de même pour la première partie : « la mauvaise observance médicamenteuse ».
Brève explication : une récente étude
européenne dénombre quelque 200.000 décès par an en Europe des suites d’une
mauvaise observance médicamenteuse. Si l’on extrapole ces chiffres à
Nous restons bien entendu à votre entière disposition pour de plus amples renseignements par téléphone au 071/45.84.10 ou par e-mail : roland.lemye@skynet.be
Roland Lemye/ Guy Brun/ Maryline De Petter
En vous remerciant, ch(è)r( e) journaliste, pour l’attention que vous accorderez à ce press release sur un sujet de Santé Publique particulièrement inquiétant et percutant…qui peut toucher tout un chacun, nous vous prions de croire en l’expression de nos sentiments les meilleurs.
BELGISCHE VERENIGING VAN ARTSENSYNDICATEN
ASSOCIATION BELGE DES
SYNDICATS MEDICAUX
v.z.w. BVAS – ABSyM
a.s.b.l.
Med Medica asbl/vzw TVA/BTW:BE0469 840
284 I.N.G. 310-1068650-87 Siège Social :
126 Rue de Trazegnies B 6180
Courcelles Tél :071 .45.84.10 Fax :071.46.13.25 Service Comptable:Spaniënhof 9
1640 Rhode Saint Genèse Tél :02.381.36.02 Fax :02.380.29.41
Boondaalsesteenweg 6 bus 4
Chaussée de Boondael 6 bte 4
BRUXELLES 1050 BRUSSEL
Tel.: (32-2)
644.12.88
Fax: (32-2) 644.15.27
E-mail : absym.bvas@euronet.be
« La mauvaise observance : le risque de mal utiliser le médicament adéquat » & « Politique des soins de santé : demander l’avis des patients. Avant de décider ».
ABSYM & MED MEDICA/LE MAGAZINE
DES GLEMS :
2e JOURNEE DES
PATIENTS : un beau succès pour permettre aux patients de donner de la voix
!
22 associations belges présentes (soit 36.500
malades en association représentés) pour que le patient soit écouté et au cœur
des discussions multidisciplinaires qui le concernent !
L’Auditorium
du Musée de
A
L’ORDRE DU JOUR
Cette journée était résolument placée sous le signe de l’écoute, du rôle prépondérant du patient certes, victime de sa pathologie mais surtout acteur principal à tous les stades de sa maladie : du dépistage au diagnostic, du traitement à la survie au quotidien…trop souvent un véritable parcours du combattant ! La thématique de la journée relevait, quant à elle, d’un problème crucial : la mauvaise observance du traitement ou les abus de prises médicamenteuses, les erreurs de prescription ou de lecture de prescriptions, les erreurs de délivrance, les posologies effrayantes et donc parfois décourageantes, des problèmes inhérents à la galénique, la sécabilité des comprimés ou encore la substitution médicamenteuse en officine suite entre autres à l’arrivée des génériques mais aussi les soucis de non-disponibilité ou de « rupture de stock » de certains médicaments et enfin, trop souvent ignorée mais capitale comme l’a mainte fois relevé le Dr Lemye un problème de CONFUSION, des prises médicamenteuses, des emballages, des comprimés de même forme etc… Et ce, suite entre autres à l’émergence des génériques dont les packagings sont parfois fort semblables pour des molécules différentes et fort différents pour de mêmes molécules et où les noms des molécules sont souvent confondables ! (même pour les praticiens)… Tout ceci ne fait qu’accroître ce problème de mauvaise observance devenu essentiel vu le taux élevé de mortalité qu’il entraîne annuellement ! L’autre thématique du jour visait à donner la parole aux patients ! De les consulter dans les instances officielles , de les écouter avant de prendre des décisions les concernant. Après tout, le patient n’est-il pas celui qui se connaît le mieux ?Très souvent mieux que le médecin, le pharmacien…Après tout, c’est LUI qui souffre et qui doit gérer cette souffrance même si les prestataires de soins sont là pour l’aider au mieux.
UNE BELLE REUSSITE
Les organisateurs n’étaient pas peu fiers de compter un large panel d’orateurs qui représentaient les divers prestataires de soins : médecins généralistes, spécialistes, pharmaciens, infirmières, responsables de pharma.be, représentant des mutualités libres, représentants de l’industrie pharmaceutique, politicien…mais surtout de très nombreux patients qui avaient fait le déplacement pour l’occasion. En effet, 22 associations de patients des quatre coins du pays étaient présentes. Et leurs voix se sont bien faites entendre avec parfois des témoignages percutants dénonçant le trop peu de considération qui leur était accordée, la lenteur des rouages ministériels et administratifs, les problèmes d’accessibilité aux soins et au remboursement de certains traitements en Belgique alors que ces mêmes médicaments sont disponibles par exemple dans d’autres pays européens… 22 associations qui se sont fait entendre, soit plus de 36.500 patients représentés , tous membres d’associations ! Un très beau résultat et un nombre considérable de personnes mobilisées. Pour rappel, lors de la première édition de la « Journée des Patients » en novembre 2008, quelque 20.000 patients (en association) avaient été représentés. Pour cette cuvée 2010 et malgré une météo des plus hivernales, la mobilisation a donc été massive ! Un nombre important de personnes souffrant au quotidien dans leur corps, dans leur chair, dans leur tête mais aussi dans le cœur de citoyen-patient trop souvent incompris n’auraient pas manqué ce rendez-vous : l’occasion d’assister à LEUR journée en présence des représentants de tous ceux qui ont à cœur de les aider au mieux et de les prendre au sérieux. Et pour certains patients la tâche de par leur maladie invalidante n’était pas aisée : toute une journée de présence…mais leur courage force l’admiration.
LISTE DES ASSOCIATIONS
PRESENTES : Vlaams PatiëntenPlatform,
Vereniging voor Hepatitis C, Vaincre les maladies lysosomales, Stoma-Ilco
Bruxelles-Wallonie, Entraide Ménière, HAE Belgium, Prévention Allergies, Focus
Fibromyalgie, , Carrefour Hépatites Aide et Contact, Rare Disorders Belgium,
HTAP Belgique, Alzheimer Belgique, Lupus Erythémateux, Association Belge du
Diabète, ADIR, FABIR, Association Patients Sclérodermiques de Belgique, GIPSO,
Association Parkinson, Ligue belge de la sclérose en plaques, Association Polyarthrite
Le
Dr Lemye, le pharmacien Alain Chaspierre, le Dr Creplet (cardiologue) mais
aussi le Dr Martens (généraliste à Braine l’Alleud) et l’infirmière Nadine
Chard’Homme (administratrice de Focus Fibromyalgie) dénoncèrent tous la
mauvaise observance des médicaments et surtout le taux de mortalité élevé
qu’elle peut entraîner. Par mauvaise observance, on dépasse le stade de
non-compliance, il s’agit d’une utilisation incorrecte du médicament et ce,
suite à diverses causes.
Il
peut s’agir de patients effrayés par les effets indésirables mentionnés dans la
notice et qui de peur d’en souffrir préfèrent ne pas utiliser le traitement
prescrit ou alors adapter la posologie à leur guise afin par exemple de
ressentir moins d’effets secondaires.
Il
peut s’agir de patients âgés ou affectés de pathologies qui éprouvent des
difficultés au niveau de la sécabilité des comprimés.
Il
peut s’agir de confusion de la part des prestataires de soins : dans les
noms des médicaments, les packagings des génériques, les molécules etc. Il peut
s’agir de confusion de la part des patients qui confondent 2 comprimés de même
couleur, 2 packagings (c’est souvent le cas avec les génériques dont les boîtes
sont de même couleur), qui confondent les noms des médicaments ou prennent par
exemple le nom du laboratoire pour le nom du médicament etc…
Il
peut également s’agir d’une erreur de prescription du chef du praticien ou de
lecture de prescription en officine. Une erreur de délivrance. Egalement de
substitution. En effet, il peut arriver (surtout lorsqu’il s’agit d’un
médicament que le patient prend pour la première fois ou bien s’il envoie
quelqu’un chercher l’ordonnance à sa place) que le pharmacien délivre un
générique ou un autre médicament dit identique.
Il
peut s’agir de problèmes de galénique également (allergie à des crèmes en pot
par exemple).
Le
mieux reste bien entendu l’informatisation du dossier médical global chez le
médecin généraliste ainsi que le dossier pharmaceutique en officine afin
d’éviter les interactions médicamenteuses et de « surveiller » le
comportement médicamenteux des patients afin d’éviter des consommations abusivement dangereuses tout en
préservant le respect de la vie privée et ce, dans l’intérêt du patient. Reste
bien entendu le cas du patient qui n’est pas toujours fidèle à une seule
officine ni à un généraliste mais des études ont démontré que le patient belge
semble fidèle à 80% à son généraliste et qu’en matière d’officine, le
pourcentage serait sensiblement le même. Il reste bien entendu toujours des
patients qui demandent des ordonnances séparées pour des médicaments plus
spécifiques comme les traitements contre les troubles érectiles ou encore les
amaigrissants.
Reste également au médecin traitant
lors des consultations de prendre le temps de bien noter sur un papier la
posologie pour chaque patient en espérant que la substitution en officine
n’aura pas lieu auquel cas le scénario
catastrophe pourrait se produire chez certains patients complètement perturbés
à la vue d’un médicament qui leur a été délivré mais dont ils ne retrouvent pas
le nom sur leur liste ! Il est également recommandé au médecin généraliste
lors de ses visites à domicile d’inspecter la pharmacie familiale :
celle-ci recèle invariablement des médicaments périmés et d’autres qui, s’ils
sont pris en automédication de concert pourraient représenter un cocktail
détonant. Il convient d’éduquer le patient et d’insister sur les dangers de
l’automédication. Enfin, reste la problématique de l’administration des
médicaments dans les maisons de repos avec le risque de confusion car bien
souvent le médecin n’a aucun contrôle et les traitements sont administrés par
du personnel sans aucune formation médicale. Méfiance également à l’égard du
marché sur internet et de la collecte d’informations. Il ne s’agit nullement
pour le patient de collecter des informations qui visent à mettre en doute le
diagnostic du médecin mais à étayer ses dires . Eviter le shopping médical ou
les listes de médicaments à la demande. Egalement les achats de médicaments sur
internet sous des conditionnements pour le moins dangereux.
A L’ECOUTE DU PATIENT
La médecine en
Belgique a évolué et nous sommes passés d’une médecine paternaliste vers une
médecine où le patient doit avoir le choix de son traitement parmi les
possibilités qui lui sont proposées même si le patient retiendra une option qui
n’est pas celle que le médecin aurait nécessairement prise. Le choix final
parmi les diverses options revient au patient. Après tout celui-ci a évolué. Il
est devenu plus attentif, davantage informé. Nous sommes dans la médecine du
dialogue. L’infirmière a aussi un rôle essentiel à jouer ainsi que le
pharmacien, homme de terrain.
Devant cette
médecine de dialogue, il faut, rappela le Baron Van der Straten Waillet,
Président de
LE MOT DE
En conclusion de cette « Journée des Patients », on retiendra qu’il y reste bien entendu beaucoup de pain sur la planche mais que tous les prestataires de soins doivent travailler en étroite synergie. Parmi eux et en tête de liste : les patients qu’il faut écouter et encadrer. Ne pas oublier les dérives et dangers de plus en plus importants dus à la mauvaise observance des médicaments mais surtout à un phénomène très fréquent mais trop souvent négligé: la confusion. N’oublions pas qu’une récente étude européenne dénombre quelque 200.000 décès par an en Europe des suites d’une mauvaise observance médicamenteuse. En Belgique, (en extrapolant ces chiffres puisqu’aucune étude n’a été réalisée pour notre royaume) quelque 5.000 patients y laissent la vie chaque année. Outre l’aspect médical mesuré en termes d’efficacité, n’oublions pas qu’une mauvaise observance médicamenteuse relève également d’un problème économique puisque ce sont quelque 2 à 3 milliards d’euros qui sont ainsi gaspillés. Outre les conséquences humaines, l’aspect financier est également non-négligeable : gaspillage, hospitalisation, absentéisme…
Enfin, une heureuse perspective: lors de la prochaine présidence belge à l’Europe, les Ministres ont décidé de mettre le dossier des maladies rares à l’agenda. .
L’écoute du patient dans un aspect
participatif est le mot d’ordre ainsi que l’éducation du citoyen (patient
potentiel) bien avant le dépistage et/ou le traitement d’une maladie !
Pour de plus amples
renseignements :
Med Medica
126, Rue de Trazegnies
6180 Courcelles
Tél. : 071/45.84.10
Fax : 071/46.13.25
Mail : roland.lemye@skynet.be