BELGISCHE VERENIGING VAN ARTSENSYNDICATEN

ASSOCIATION BELGE DES SYNDICATS MEDICAUX

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COMMUNIQUE de PRESSE

 

Les médecins ont accepté l’accord

 

            La Commission Médico-Mutuelliste s’est réunie ce lundi 2 mars.  Elle a, entre autres, pris connaissance du taux d’adhésion à l’accord signé en décembre.

 

            Environ 13 % des médecins généralistes et 20% des spécialistes ont refusé d’y adhérer ; ce qui veut dire que plus de 80% des médecins ont accepté de s’engager et l’accord sera donc d’application, ce qui garantit la sécurité tarifaire aux patients.

 

            Le chiffre de refus des médecins spécialistes est légèrement plus élevé que lors de l’accord précédent.  Ce sont les conséquences probables des restrictions qui ont été introduites sur l’engagement partiel qui reste cependant possible permettant aux médecins qui bénéficient de cette possibilité de se réserver des plages d’activité en dehors de l’engagement.

 

            Il est clair que le taux élevé d’adhésion témoigne du souci des médecins de garantir l’accessibilité aux soins des patients.

 

            Le système d’accord qui garantit cette accessibilité existe depuis 1964 et a permis, à la satisfaction de toutes les parties, la coexistence d’un financement social des soins de santé par les cotisations des travailleurs et des employeurs et d’un exercice libéral de la médecine.

 

            Cet exercice libéral garantit que les médecins sont avant tout au service du patient sans être prioritairement soumis aux intérêts de la société.

 

            Notre système permet le libre choix de son médecin par le patient, la possibilité pour celui-ci de demander un second avis ou de changer de médecin sans entrave s’il estime ne plus recevoir les soins de qualité qu’il est en droit d’attendre.

 

            Il est le meilleur garant de l’indépendance du médecin qui choisit, en principe, librement les moyens diagnostiques et thérapeutiques qu’il juge les plus appropriés.  Son indépendance permet au médecin de se faire dans toute circonstance l’avocat de son patient.  Enfin, il offre les meilleures garanties du respect de la confidentialité.

 

            A tout moment, ces principes qui ne sont pas des privilèges du médecin mais des droits des patients que les médecins s’engagent à défendre, sont remis en cause par tous ceux qui veulent gérer le système en limitant les dépenses au nom de l’intérêt général.

 

            Les accords médico-mutuellistes déterminent les tarifs de tous les actes médicaux ainsi que les budgets dans lesquels ils doivent s’inscrire.  Ces tarifs sont le plus souvent fixés non pas en fonction de la valeur des actes posés mais en fonction des moyens financiers que les responsables budgétaires mettent à leur disposition.  Les tarifs peuvent d’ailleurs être revus à la baisse si le volume des actes posés conduit à un dépassement de budget.

 

            Ils couvrent non seulement la rémunération du médecin mais aussi les moyens nécessaires à la réalisation des actes médicaux, si bien que les hôpitaux pour financer l’activité des médecins ponctionnent les honoraires d’un pourcentage moyen qui atteint 50% et qui ne cesse d’augmenter pour couvrir les déficits hospitaliers.

 

            Si les médecins, dans leur toute grosse majorité, acceptent de travailler sur base de ces honoraires sociaux pour toute leur activité ou pour une partie de celle-ci, c’est par souci de permettre à chacun d’accéder aux soins.  Ils veulent cependant conserver leur liberté d’évaluer leurs actes à leur réelle valeur dans les circonstances où les motivations sociales ne l’imposent pas.

 

            C’est notamment le cas lorsque les patients souhaitent bénéficier de conditions d’hospitalisation plus confortables ou choisissent un médecin en fonction de sa notoriété…

 

            Il faut souligner que les médecins sont ceux qui font les plus longues études.  Ils commencent une carrière le plus souvent vers 30 ans.  En tant qu’indépendants, ils bénéficient d’une pension d’indépendant déjà particulièrement maigre mais dont ils ne peuvent avoir que 35 à 40/45ème lorsqu’ils s’arrêtent de travailler à 65 ans (âge de retraite que peu de travailleurs atteignent encore).  Ils assument parmi les plus grosses responsabilités pour lesquelles ils doivent se couvrir par des assurances dont les primes atteignent des montants considérables.  Leur nombre d’heures de travail est énorme et on attend d’eux une disponibilité sans pareille.

 

            On peut comprendre que la santé est le bien le plus précieux et que les soins de santé constituent un droit. La culture de la gratuité (qui n’est offerte par aucun service public) dans le contexte où les soins sont exercés n’est certainement pas acceptable.

 

            Les accords médico-mutuellistes constituent un équilibre qui bénéficie aux patients, aux mutuelles et aux autorités, mais aussi aux médecins.  Le système doit être protégé et certainement pas remis en question.

 

           

 

 

 

Dr Roland LEMYE

Président        

04 mars 2009.

 

 

Pour info. : Tableau de l’évolution des déconventionnements en pourcentage par discipline depuis 1993.