BELGISCHE VERENIGING VAN ARTSENSYNDICATEN
ASSOCIATION BELGE DES SYNDICATS MEDICAUX
BVAS - ABSyM
Boondaalsesteenweg
6 bus 4
Chaussée de Boondael 6 bte 4
BRUXELLES 1050 BRUSSEL
Tel. : +32 2 644 12 88
Fax. : +32 2 644 15 27
E-mail : absym.bvas@euronet.be
Faut-il ou ne faut-il pas limiter l’accès
aux études de médecine ?
Il faut rappeler que le
Numerus Clausus est une compétence fédérale.
Une commission de planification tente de projeter les besoins en
médecins dans l’avenir en étudiant tous les paramètres susceptibles de les
influencer : besoins médicaux, féminisation de la profession, temps de
travail, délégation des tâches vers d’autres professions, départ à la retraite,
pyramide des âges, taux d’activité, immigration et émigration, etc…
Supprimer le Numerus
Clausus reviendrait à se priver de ces outils de réflexion et de prévision –
gouverner, c’est prévoir.
Il faut rappeler aussi
que cette commission a accepté presque un doublement des quota de 700 à 1.230
par an.
Le Numerus Clausus porte sur l’accès à la formation spécialisée
ou en médecine générale et ces formations sont la seule voie qui permette
d’exercer la pratique médicale dans le cadre de la sécurité sociale. C’est pour éviter qu’un flot de diplômés se
voient refuser l’accès à cette pratique que les communautés ont pris des
mesures en amont.
On peut comprendre le
mécontentement profond des étudiants mis sous pression mais le but des
universités n’était-il pas justement celui-là pour les pousser dans la rue,
ameuter l’opinion contre le Numerus Clausus et faire sauter le verrou fédéral.
Toujours est-il que Mme
Dupuis, Ministre à l’époque de
Pourtant, aucune
profession ne donne une garantie d’accès.
Pourquoi en serait-il autrement en médecine alors que dans la pratique
médicale, tout est programmé : le nombre de lits hôpitaux, les équipements
lourds, les services de pointe, …
Alors, faut-il ou non une
sélection d’accès aux études de médecine pour s’adapter au Numerus
Clausus, d’accès à la profession qui intervient juste après le
diplôme ?
Les étudiants défendent
l’idée de la liberté d’entreprendre les études de leur choix même si ces études
ne leur garantissent pas d’exercer le métier qu’ils ont choisi. Mais, lorsqu’ils arrivent au bout ces études,
ils manifestent pour obtenir leur entrée dans la profession et on le leur
accorde parce qu’il est inacceptable de faire sept années d’études pour se voir
barrer la route par après.
Certaines voix s’élèvent
pour dire qu’il y a d’autres options que la pratique médicale. C’est vrai mais jusqu’à présent, elles
restent limitées même si elles vont en augmentant, elles ne dépassent pas 20%
des diplômés dont il est d’ailleurs tenu compte dans
L’émigration est bien sûr
une possibilité mais il faut savoir que déjà plusieurs milliers de médecins
formés en Belgique ont choisi l’émigration.
Rien qu’en France, il y en a près de 2.000 sans doute parce qu’ils ne
trouvaient pas de poste en Belgique ou parce que la profession dans notre pays
manque d’attractivité.
Lâcher les vannes n’est
donc pas une solution. On peut comprendre le désarroi des étudiants, leur
opposition à toute programmation mais c’est une option irréaliste et l’attitude
actuelle de
Dr Roland LEMYE
4 février 2010