(avril/mai 2000)
Texte de consensus approuvé
par la Commission nationale médico-mutualiste (CNMM)
en réponse à la note du 19/11/99
des ministres AELVOET et VANDENBROUCKE
En réponse à la lettre des Ministres
des Affaires Sociales et de la Santé Publique, le Groupe de Travail de la CNMM
« Accréditation et Evaluation de la qualité » propose :
1) De remercier les ministres de rechercher une solution concertée.
2) De souligner que la CNMM partage les mêmes objectifs de promotion de la qualité, de la rigueur
scientifique et de l'efficience.
3) De rappeler tous les points déjà acquis dans les
points soulevés par le Ministre, à
savoir :
a)
L'accord de la CNMM du
17.02.97 reste valable mais sera amendé en fonction des développements actuels.
b)
La CNMM a répondu
positivement à la demande du Ministre d'étendre le DMG (dossier médical
général) à la visite à domicile pour les patients de plus de 75 ans et les
patients chroniques.
c)
Le contenu minimal du DMG a
été défini.
d)
La transmission du nombre de
DMG par MG (médecin généraliste) au service de l'art de guérir du Ministère de
la Santé Publique, des Affaires Sociales et de l'Environnement ne pose pas de
problème pour autant que cette information soit anonyme tant en ce qui concerne
le médecin que le patient.
4)
D'insister sur le caractère
globalement positif de l'accréditation tout en reconnaissant que le système est perfectible et qu'il est
nécessaire de franchir l'étape suivante. Les points positifs de l'accréditation
qui paraissent acquis, sont les suivants :
a)
Forte adhésion au système
(23.000). Les réticences s'estompent.
b)
Suivi effectif d'une FMC
(formation médicale continue).
c)
Conscientisation au coût de la
prescription même si cela ne se traduit pas toujours dans les faits.
d)
Intérêt nouveau mais
incontestable des médecins pour l'éthique et l'économie de la santé ainsi que
pour la qualité des soins.
e)
Participation enthousiaste
aux GLEM (plus de 3.000 médecins y participent sans être accrédités).
f)
Souhait exprimé par les GLEM
de faire un travail plus productif en disposant d'un appui logistique.
Ces points positifs de l'accréditation sont attribués à la philosophie
du système basé sur :
a)
Le développement d'une
liberté responsable.
b)
L'adhésion volontaire.
c)
Une participation
librement organisée dans un cadre fixé avec la profession médicale.
5)
De
modifier la structure actuelle de
la façon suivante :
5.1. Le CNPQ
Le CNPR (Comité National de Peer
Review) devient le CNPQ (Conseil National de la Promotion de la Qualité). Il
reste compétent pour le Peer Review. Il acquiert les nouvelles compétences
suivantes :
a) Le développement continu de la qualité
Il détermine les sujets les plus importants à étudier,
il prend des initiatives en matière du développement continu de la
qualité. Cette activité respecte
l'esprit de liberté et d'adhésion volontaire de l'accréditation dans un cadre
fixé avec la profession médicale. Sa
mission s'exerce sur base d'informations, de propositions, de recommandations
non opposables et d'incitants.
b) La bonne utilisation du DMG
Ici aussi, le CNPQ agit sur base de recommandations en
évitant toute approche dirigiste afin que le DMG reste un outil au service du
patient et pas un instrument de contrôle.
c) La promotion du travail d'équipe
dans la recherche de la complémentarité et dans le respect de chacun.
N. B. : L'introduction de nouvelles obligations dans l'accréditation suppose que
celle-ci soit accessible à chacun sans restriction sur base volontaire et sans
que des critères qui ne soient pas maîtrisables par le médecin, ne soient
imposés.
5.2.
Introduction d'un banc gouvernemental au sein du CNPQ
Ce banc a les mêmes droits
que les autres bancs. Le fonctionnement
paritaire de ce comité fait qu'il faut une majorité sur chaque banc pour
emporter une décision. Le droit de veto
n'a donc pas de signification. Chaque
banc a le droit de faire des propositions.
Celles-ci ne peuvent être impératives de la part d'aucun banc. Il ne faut pas oublier que le Peer Review,
comme son nom l'indique, est une évaluation entre pairs. Toute coercition lui
ferait perdre sa signification. Le banc gouvernemental, dans la composition, ne
doit pas modifier l'équilibre des autres bancs.
5.3. Le CNPQ devient autonome
Cela signifie qu'il n'est
plus soumis à la CNMM ni au GDA (groupe de direction de l'accréditation). Il coordonne cependant ses travaux avec ces
deux organes soit à son initiative soit à l'initiative de ceux-ci. La CNMM conserve un groupe de travail
permanent du DMG et un groupe de travail permanent de l'accréditation. Ces deux
groupes de travail remplissent les missions qui leur sont confiées par la CNMM.
5.4.
Le CNPQ
a) Reste un
organe mixte mais sur base de parité MG/MSp (médecins spécialistes).
b) Il disposera
d'un groupe de travail de médecine générale où les MG pourraient se concerter à
propos de tout ce qui concerne la médecine générale.
c) Les réunions
sont organisées de telle sorte que l'ordre du jour concerne la MG une fois sur
deux.
d) Les CP
(comités paritaires) fonctionnent sous la supervision du CNPQ en ce qui
concerne le Peer Review et la promotion de la qualité. Ils jouissent d'une
large autonomie dans le cadre des missions qui leur sont confiées par le CNPQ.
6.
Le GDA
Conserve les mêmes missions
que précédemment définies dans le document GDA 97/10, § 2.1.
7.
Les CP
Dépendent du GDA pour la FMC
et du CNPQ pour tout ce qui concerne les missions de cet organe.
8. Le CTA (conseil
technique de l'accréditation)
Est l'organe technique du GDA
qui lui confie des missions.