ACCORDS
MEDICO-MUTUALISTES
Non-respect
des tarifs
Ø
En cas de
dépassement des honoraires ou des indemnités de déplacement fixés par le
présent accord, le bénéficiaire peut réclamer au médecin une indemnité
forfaitaire s’élevant à trois fois le montant du dépassement, avec un minimum
de 500 frs.
Ø
D’autre part, en cas
de dépassement répété des tarifs, la Commission nationale médico-mutualiste
peut décider de retirer le bénéfice du statut social au médecin incriminé. Le
bénéfice du tiers-payant peut également lui être retiré.
Ø
Art. 168 de la loi
du 14/7/94 : […] La même amende administrative est infligée au dispensateur
de soins qui a adhéré à l'accord ou à la convention et qui ne respecte pas les
honoraires et prix qui y sont fixés. Le montant de l'amende administrative est
égal à trois fois le montant du dépassement, avec un minimum de 125 EUR.
Statut
social
Le "statut social" est défini
dans l'arrêté royal du 31 mars 83 instituant un régime d'avantages sociaux pour
certains médecins (M.B. 2 avril 83).
Les médecins ne peuvent bénéficier du statut
social que pour les années pendant lesquelles leur adhésion à l'accord
médico-mutualiste a porté sur l'année entière, sauf pour l'année au cours de
laquelle :
* le médecin décède
* débute une incapacité de travail de longue
durée
* est effectué le service militaire ou un
service assimilé
* est effectué à l'étranger un stage de
spécialisation pour autant que le service où le médecin effectue son stage
figure dans son programme de stage agréé.
Par contre ne sont pas considérés comme
répondant aux conditions d'octroi les médecins qui, dans le courant d'une
année, pour une période de plus de 15 jours civils :
* ont été suspendus par un Conseil
provincial ou par un Conseil d'appel de l'Ordre des médecins, du droit
d'exercer l'art de guérir ;
* ont fait l'objet d'une décision devenue
définitive (Chambre restreinte ou Commission d'appel) interdisant aux
organismes assureurs le remboursement des prestations qu'ils effectuent ;
*ont été condamnés par un juge à une
interdiction temporaire d'exercer l'art de guérir.
Procédure d'octroi
Les médecins répondant aux conditions
d'octroi doivent introduire une demande écrite auprès du service des soins de
santé de l'INAMI, selon le calendrier suivant :
a) Le Moniteur belge publie un A.R. fixant
le montant de la cotisation octroyée.
b) Dans les trois mois suivant la date de
publication de cet A.R., le médecin introduit sa demande, qui doit confirmer
son adhésion à l'accord, et repréciser les conditions de temps et de lieu en
cas d'engagement partiel (nous demander la lettre type si nécessaire). Attention
: toute demande ne comportant pas ces précisions est considérée comme nulle
et non avenue.
c) Dans les trois mois suivant la réception
de la demande, le service des soins de santé adresse au médecin qui remplit les
conditions un formulaire à compléter afin de faire connaître au Service
* s'il désire bénéficier de la cotisation ou
du "droit réservé" (cf infra)
* le cas échéant, la destination de la
cotisation (référence du contrat auquel elle est affectée)
d) Ce formulaire doit être renvoyé par le
médecin au Service des soins de santé de l'INAMI au plus tard un an après la
publication de l'A.R. fixant le montant de la cotisation (voir point a).
Droit réservé
Autre choix possible pour le médecin : le
droit réservé auprès du Service des soins de santé, fait bénéficier ce médecin
soit d'une pension en cas de retraite, soit une pension en cas de décès, soit
des deux. Le médecin qui se réserve un tel droit ne paie pas de cotisation
personnelle. Le montant de ces pensions sont fixés par l'A.R. fixant
également le montant de la cotisation octroyée (voir point a). Il est calculé
sur base d'une "carrière complète" comptant 30 ans d'adhésion à
l'accord, ou, si les 30 ans ne sont pas atteints, d'une part proportionnelle au
nombre d'années d'adhésion. Il faut cependant avoir adhéré aux accords pendant
minimum 10 ans pour avoir droit à cette pension.