BELGISCHE VERENIGING VAN ARTSENSYNDICATEN

ASSOCIATION BELGE DES SYNDICATS MEDICAUX

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                                                                                                                                              Bruxelles, le 17 septembre 2002.

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Les économies imposées au secteur de la santé commencent littéralement à faire mal aux patients et rendent des soins corrects impossibles.  Le nouveau mode de financement des hôpitaux, en vigueur depuis le 01.07.2002, contient, entre autres, une liste de 213 interventions qui doivent obligatoirement se faire dans l'hôpital de jour.  Si le médecin estime que le patient devrait pour des raisons médicales quand même passer la nuit à l'hôpital, l'hôpital en subit de sévères sanctions financières.

 

A titre d'exemple: une personne âgée, diabétique vivant seule, qui doit être amputée d'un orteil.  Pour des raisons médicales et sociales, le chirurgien décide d'hospitaliser le patient durant 3 jours.  L'Arrêté Royal de Frank VANDENBROUCKE appelle cela "faux séjours classiques".  L'hôpital n'obtient qu'une fois la compensation attribuée à l'hôpital de jour.  Celle-ci est de l'ordre de 81% du remboursement d'un prix de journée classique.  Supposons que le prix de journée est 200 EUR, l'hôpital perdrait dans ce cas pour les trois jours de séjour nécessaires (3-0,81)x200 ou 438 EUR.

 

Certains hôpitaux menacent de récupérer une partie du manque de rentrées qui en résulte chez les médecins.  Précisons que le remboursement versé par l'INAMI aux médecins pour l'exemple cité est de 63,17 EURO.

 

Les hôpitaux dressent des listes de médecins qui dévient des listes, d'inspiration purement économique, du ministre VANDENBROUCKE afin de leur infliger des sanctions financières.  Ils fournissent pourtant de soins médicaux corrects.

 

Dans certains hôpitaux, les médecins sont menacés de devoir payer les factures des frais hospitaliers suite à l'admission d'urgence de personnes moins nanties ou connues par l'hôpital comme "mauvais payeurs".  Il s'agit ici de cas graves telles que l'infarctus, fracture avec déplacement visible de l'os.

 

Bref, la "responsabilisation" qui - sous pression du président du VLD Karel DE GUCHT -, est le mot d'ordre du ministre VANDENBROUCKE, nous place devant une médecine inhumaine.

 

Les médecins hospitaliers se révoltent avec les médecins généralistes contre le sous-financement des soins de santé.  Nous en avons assez d'être systématiquement désignés du doigt par les politiciens comme les initiateurs des dépenses exagérées.

 

Dans le secteur soins de santé, nul autre secteur n'a, depuis l'installation de la coalition arc-en-ciel, rétrocédé autant que celui des médecins: par rapport à l'an 2000, 143 millions EUR ont été prélevés en 2001, 300 millions EUR en 2002 et il y a déjà 250 millions EUR d'économies prévues pour 2003.

 

Aux négociations sur un éventuel accord 2003-2004, la revalorisation de l'acte intellectuel, sans dévaluer ou rendre impossibles les prestations techniques, est le point principal pour tous les médecins, c'est ce que l'ABSyM avait demandé en juin 2000.

 

Si les honoraires médicaux ne sont pas augmentés de façon substantielle, il ne vaut pas la peine d'entamer des négociations au sein de la Commission Nationale Médico-Mutualiste.

 

 

Dr M. MOENS,                                                                                                                                                                                                     Dr J. de TOEUF,

Vice-président.                                                                                                                                                                                                    Président.