BELGISCHE VERENIGING VAN ARTSENSYNDICATEN
ASSOCIATION BELGE DES
SYNDICATS MEDICAUX
BVAS - ABSyM
Boondaalsesteenweg
6 bus 4
Chaussée
de Boondael 6 bte 4
BRUXELLES
1050 BRUSSEL
Tel.: (32-2) 644.12.88
Fax:
(32-2) 644.15.27
E-mail : absym.bvas@euronet.be
Bruxelles, jeudi 10 janvier 2002
I.N.A.M.I.
Monsieur Perl
Président de la Commission Nationale Médico-Mutualiste
Avenue de Tervuren 211
1150 Bruxelles
n.ref:JdT/DK101/02
Monsieur le Président,
Par la présente, je vous
informe que l’ABSyM a décidé de dénoncer l’accord national médico-mutualiste à
la date du 31 décembre 2001.
Cette dénonciation est limitée aux prestations, dont vous trouverez les
numéros en annexe, de consultations et de visites à domicile tant pour les
médecins spécialistes que pour les médecins généralistes. Elles concernent également les prestations
de psychothérapie dont vous trouverez le détail en annexe.
Cette dénonciation est faite en invoquant le point I. I.1 de l’accord
médico-mutualiste conclu le 18 décembre 2000.
Conformément au texte de cet accord, la dénonciation produit ses effets
à la date d’entrée en vigueur des mesures de correction prises par le
gouvernement, c’est-à-dire, le 31 décembre 2001.
Nous vous présentons les motivations qui nous animent.
L’Arrêté Royal du 12 décembre 2001, publié au moniteur du 28 décembre et
portant effet au 31 décembre 2001, stipule que l’indexation des honoraires des
prestations concernées ne peut s’appliquer à partir du 1er janvier
2002 comme convenu, mais s’appliquera à partir du 1er juillet
2002. La motivation invoquée dans cet
arrêté royal est que l’objectif budgétaire global 2002 des honoraires médicaux
ne sera pas respecté sans mesure d’économie.
Cet arrêté à fait l’objet, comme prévu à l’article 207 bis de la loi
INAMI, du recueil de l’avis du Comité de l’Assurance et du Conseil Général.
Cependant et ainsi que le préambule de l’arrêté du 12 décembre 2001 le
précise, le report d’indexation constitue une mesure d’économie
anticipative. L’article 51 de la loi
INAMI définit les conditions dans lesquelles des mesures de corrections
budgétaires peuvent être mises en oeuvre.
Aucune de ces conditions n’est aujourd’hui rencontrée.
Par contre, l’article 50 paragraphe 8 de la loi INAMI prévoit
spécifiquement l’obligation de prévoir des dispositions concernant une
dénonciation générale ou limitée de l’accord médico-mutualiste lorsque des
mesures de correction non prévues dans les accords n’ont pas été approuvées par
les représentants du corps médical.
Nous nous trouvons dans cette situation.
En effet, la commission nationale médico-mutualiste n’a pas eu
l’occasion de donner son avis quant au contenu de cet arrêté.
Qui plus est, la commission nationale médico-mutualiste ne s’est pas
prononcée avant le 1er
décembre 2001 sur une affectation sélective de la masse
d’indexation. En conséquence,
l’indexation devrait être accordée automatiquement au 1er janvier
2002.
Considérant ce qui est exposé ci-dessus, la dénonciation eût pu être
générale, étendue à l’ensemble des prestations médicales. Dans un souci de modération, nous nous
contentons de dénoncer l’accord pour ce qui concerne les prestations de
consultations, visites et psychothérapie.
En conséquence, les médecins n’ayant pas notifié à l’assurance de soins
maladie-invalidité leur refus de souscrire à l’accord médico-mutualiste se
trouvent déliés de leur obligation de respect du tarif imposé par le ministre à
dater du 31 décembre 2001, sans pour cela devoir renoncer à l’entièreté de leur
adhésion à l’accord. En conséquence,
les médecins réputés avoir adhéré totalement ou partiellement aux conditions de
l’accord continuent à bénéficier du statut social.
Nous appellerons les médecins à appliquer à dater du 1er janvier
2002 les honoraires tels qui auraient été d’usage si l’indexation avait été
accordée à cette date.
Par ailleurs, nous informerons chaque médecin que conformément au point I
I.2d de l’accord médico-mutualiste, il lui est possible de dénoncer individuellement l’accord pour sa
totalité.
Conformément aux prescrits de l’accord médico-mutualiste, au point I.I.1, nous demandons une réunion d’urgence de la commission nationale médico-mutualiste pour que nous puissions y confirmer notre dénonciation.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments
distingués.
Docteur Jacques de Toeuf
Président
Annexe 1 : Consultations et visites accréditées et
non-accréditées pour tous les médecins et les codes psychothérapie.